Vivre bien le « carême »


Par La Rédaction | Le 17 Février 2018 | 0 commentaire(s)


Le temps où tout chrétien marquait le carême est révolu, un bref temps pour purifier son corps, son esprit, son âme jusqu’à Pâques. Voici une façon d’en profiter sans se sentir obligé, rien de radical, 40 jours de spiritualité avec ou sans religion.



© Wayhome Studio
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Dans ce monde hyperactif, qui va si vite, avec trop de choses à faire, empreint de crise financière, crise agricole (chlordécone)..., avec les nombreux maux de ce siècle : stress, burn-out..., avec la frustration de ne pas avoir la vie qu’on mérite (selon un sondage Ipsos, 1 Français sur 2 pense être passé à côté de sa vie), pourquoi ne pas profiter de cette parenthèse pour souffler ? Le carême fait référence aux jours de Jésus dans le désert entre tentation et jeûne... Ça tombe bien, loin des tentations matérielles, tentations en tout genre, on en profite également pour faire une retraite. Le carême, c’est le moment de faire un examen de conscience, prendre du recul, une manière de sortir de nos habitudes pour faire le point sur ce que l’on a et s’en réjouir. On fait le tri dans sa vie, on se ménage des temps de silence, tout éteindre pour se reconnecter avec son moi divin en faisant place à l’essentiel.

UN PEU D’HISTOIRE

Le carême signifie 40e, « quadragesima » en latin, il commence le mercredi des Cendres – un peu de cendres des rameaux brûlés est imposé sur le front pour rappeler à l’être humain la fragilité de la vie : « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière », Genèse 3, 19.  Mais pourquoi 40 jours ? Même si on ne lit pas la bible, on a eu l’occasion de voir de nombreux films sur cette valeur symbolique dans la religion catholique : 40 jours de Jésus dans le désert, 40 jours entre la résurrection et l’ascension de Jésus ; 40 jours de Moïse sur le mont Sinaï ; 40 jours de marche d’Élie dans le désert ; 40 jours de déluge pour Noé... Le jeûne de carême se fait deux jours le mercredi des Cendres et le Vendredi saint, avant 1949, cette obligation du jeûne était moins souple, pendant toute la période, on ne pouvait manger qu’un seul repas le soir sans viande, ni œuf, ni laitage, ni vin.

SE DÉSENCOMBRER, SE PRIVER (SANS SE PUNIR)...

Le jeûne, l’abstinence de viande sont aussi des moyens de pénitence. Une bonne utilisation du jeûne est bénéfique à la santé ainsi qu’à l’esprit, cliquez pour lire l’article « Le jeûne : nettoyage du corps et de l’esprit  ». Le carême, c’est aussi la privation de quelque chose qu’on aime, par exemple : fumer, boire de l’alcool, manger du chocolat, parler des heures au téléphone, regarder la télévision, rester une éternité sur internet... Le carême n’empêche pas de pratiquer l’amour en chambre, mais si c’est vital, ça peut être une occasion pour partager une autre forme de communion avec son partenaire, par exemple plus de communication, plus de sensualité... Le carême, c’est l’opportunité de consacrer un peu de temps à sa spiritualité, en méditant, en priant, mais nul besoin de se lancer dans des litanies.

Et si on essayait ? Chiche ?




Mieux-être


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