Valérie Larifla nous parle de l’association 100 000 entrepreneurs


Par La Rédaction | Le 3 Mars 2018 | Lu 254 fois

Du 5 au 16 mars 2018 aura lieu la « Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin », l’occasion d’échanger avec la déléguée régionale outre-mer.


© Entreprendre en Lycée
© Entreprendre en Lycée

Girlykréyòl : Faites-nous le pitch de la mission de 100 000 entrepreneurs.
Valérie Larifla :
Notre objectif est de sensibiliser les jeunes à entreprendre, nous travaillons avec des entrepreneurs volontaires qui vont témoigner devant des jeunes qui ont de 13 à 25 ans – à partir de la 4e jusqu’à l’enseignement supérieur – pour leur donner envie d’entreprendre dans leur vie ; pas uniquement de créer une entreprise, mais véritablement de porter leur projet.

Girlykréyòl : Pourquoi vouloir transmettre à ces jeunes la culture et l’envie d’entreprendre ?
Valérie Larifla :
Cette idée est venue au président de l’association, monsieur HAYAT, qui a fait l’essai et qui s’est rendu compte que même dans une école de commerce, les jeunes ne pensaient pas forcément à l’entrepreneuriat, mais plus au salariat. Il a donc commencé à rencontrer les jeunes de façon bénévole et il s’est rendu compte qu’il y avait vraiment une large place pour pouvoir sensibiliser les jeunes à porter leur projet. Depuis 2007, c’est de façon très professionnelle, que nous travaillons à faire tomber les barrières bloquant l’entrepreneuriat.

Girlykréyòl : Valérie Larifla, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager, de devenir déléguée régionale outre-mer ?
Valérie Larifla :
J’ai une formation d’ingénieur et j’ai beaucoup travaillé avec les entreprises comme consultante, mais mon dernier projet (sur ces 10 dernières années) m’a amenée à rencontrer des jeunes pour les sensibiliser aux économies d’énergie. Alors, il y a un an, quand la déléguée générale m’a proposé de développer l’action de 100 000 entrepreneurs aux Antilles, cela m’a paru une belle occasion à la fois de faire profiter l’association de mon réseau d’entrepreneurs et d’œuvrer pour la jeunesse en Guadeloupe et en Martinique. 

Girlykréyòl : Récemment, M. Jean-Marc Mormeck s’est engagé sur le terrain lors de la semaine de l’entrepreneuriat, quel en a été l’impact sur la jeunesse guadeloupéenne ? 
Valérie Larifla :
Monsieur Mormeck est parrain de notre opération « semaine de sensibilisation de l’entrepreneuriat dans les quartiers ». Il a donc rencontré les jeunes dans différents établissements (collèges et lycées) et a pu largement échanger avec eux. Sur la façon dont il a entrepris sa vie, a décidé et s’est fixé comme objectif de devenir champion du monde de boxe et comment ensuite, il a organisé des combats pour d’autres boxeurs... C’est vraiment notre objectif, faire savoir à tous les jeunes qu’ils ont des talents, du potentiel, et qu’il faut qu’ils suivent leur passion. Nous avons également un partenariat avec Entreprendre en lycée, dans ce cadre-là, Jean-Marc Mormeck a pu discuter avec des jeunes qui ont créé leur mini-entreprise dans les établissements scolaires.

Girlykréyòl : Quels sont les enjeux aujourd’hui pour l’entrepreneuriat et pour les femmes entrepreneures aux Antilles ?
Valérie Larifla :
Les enjeux sont énormes puisqu’en termes de création d’emplois et de système économique, nous ne pouvons attendre que la fonction publique recrute de façon importante comme elle l’a fait par le passé. Donc, c’est vraiment le privé qui va créer de l’emploi, et il est crucial d’encourager ceux qui se sentent une âme de chef d’entreprise, de leur dire qu’à partir de leurs idées, ils peuvent créer leur entreprise. Et ceux qui intégreront ces mêmes entreprises en tant que salariés auront déjà une bonne connaissance de la façon dont fonctionne une entreprise et ils pourront ainsi y trouver leur rôle de façon naturelle. En outre, en ce qui concerne l’entrepreneuriat féminin, le combat est également important puisque les femmes sont encore très peu représentées dans les postes à responsabilité au sein des entreprises ; il faut faire savoir aux femmes qu’elles peuvent entreprendre et aux jeunes filles qu’elles peuvent faire des choix non stéréotypés au moment de l’orientation, notamment en 3e et en terminale. Il faut qu’elles se sentent libres de faire les choix dont elles rêvent pour leur orientation professionnelle.

Girlykréyòl : Bientôt la semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin, quel sera le plan d’action ? 
Valérie Larifla :
Durant la semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin, nous permettons aux jeunes de rencontrer des modèles de femmes qui ont su prendre en main leur projet, elles vont échanger avec eux pour libérer les jeunes filles et faire tomber les barrières au niveau des jeunes hommes et jeunes filles.

Girlykréyòl : Comment s’associer à cette action, et devenir une de ces femmes entrepreneures qui interviendront lors de cette semaine ?
Valérie Larifla :
La semaine aura lieu du 5 au 16 mars 2018, nous accueillons toutes les femmes qui sont volontaires pour aller témoigner auprès des jeunes. Nous (100 000 entrepreneurs) accompagnons et formons toutes les personnes qui rejoignent notre réseau. Certaines femmes ont l’habitude d’échanger avec les jeunes et sont donc très à l’aise, celles qui le sont un peu moins peuvent être rassurées puisque nous avons un briefing d’une heure pour permettre de connaître le cadre de l’intervention. Alors, un appel à toutes les femmes entrepreneures de bonne volonté : celles qui veulent faire part de leur expérience sont les bienvenues. 

Girlykréyòl : Le dernier mot pour vous.
Valérie Larifla :
Notre action a lieu toute l’année, nous travaillons aussi bien avec les établissements scolaires qu’avec les missions locales ou l’école de la 2e chance... Donc, nous accueillons favorablement toutes les personnes qui souhaitent transmettre leur expérience, témoigner, les femmes comme les hommes. N’hésitez pas à nous contacter. 

www.100000entrepreneurs.com
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