Qui suis-je avec l’ennéagramme ?


Par La Rédaction | Le 14 Avril 2018 | 0 commentaire(s)


Quelle est ma motivation fondamentale ? Quelle peur est-ce que je cherche à éviter ? Oui, il y a moyen d’obtenir des réponses, de découvrir son caractère en profondeur, de clarifier ses relations avec autrui. Décodage et mode d’emploi (pour mieux se connaître).



© javiindy
© javiindy

KÉZAKO ?

Il s’agit d’un outil très ancien, simple, de développement personnel pour mieux comprendre sa personnalité et celle de son entourage, et ce, pour libérer son potentiel et révéler le meilleur de soi-même... Et des autres. En d’autres termes, l’ennéagramme est une méthode riche et pertinente de connaissance de soi et des autres. On distingue 9 types de personnalité de base qui cohabitent en chacun de nous : perfectionniste, altruiste, gagnant, original, expert, loyal, optimiste, commandant de bord et pacifiste, ces forces qui caractérisent l’être humain. Chaque type se caractérise par une orientation fondamentale positive, cependant, en réaction à une blessure originelle, on développe une peur fondamentale depuis l’enfance (rejet, abandon, oubli, crainte de ne pas y arriver…), qu’on cherche à éviter. Alors, on reproduit un mécanisme de défense, dans lequel l’ego s’enferme, et développe une passion dominante renouvelée inconsciemment et qui est différente selon chaque type. C’est quand on arrive à se libérer de ce piège de l’ego, principalement par la conscience qu’on en prend, que l’on peut enfin choisir de ne plus subir ses réflexes propres, de comprendre pourquoi on se retrouve toujours dans les mêmes impasses, par des comportements répétitifs... 

LES NEUF PROFILS DE BASE

L’ennéagramme est une forme géométrique composée de neuf points précis placés sur un cercle. Il représente les neuf configurations psychiques possibles et différentes de l’être humain, la gestation humaine (9 mois dans le ventre de la mère), il est l’aboutissement du développement spirituel humain. Type 1 : le perfectionniste. Il tend à croire qu’il n’y a qu’une bonne façon de faire les choses.
Type 2 : l’altruiste. À la recherche d’affection et d’approbation.
Type 3 : le battant. L’obligation de résultat.
Type 4 : le romantique. Créatif et sensible dans sa façon de travailler.
Type 5 : l’observateur. Concepteur et observateur, il s’efforce de garder une distance émotionnelle avec les autres.
Type 6 : le loyal. Antiautoritaire, il anticipe pour mieux prévenir le pire.
Type 7 : l’épicurien. Enjoué, il est connu pour sa bonne humeur, et ses difficultés à finir ce qu’il a commencé.
Type 8 : le chef. Puissant supporter, il aime la compétition.
Type 9 : le médiateur. Ambivalent, et consensuel, c’est un bon négociateur. Attention : on n’est pas un chiffre ni un profil stéréotypé.
Ces profils sont plutôt des tendances inconscientes, des réponses comportementales que l’ennéagramme va permettre de comprendre pour mieux se les approprier et les maîtriser.

LES CENTRES : INSTINCTIF, ÉMOTIF OU CÉRÉBRAL ?

En plus des profils, il faut prendre en compte les trois centres pour cerner rapidement une personnalité, et surtout son mécanisme d’action. Chaque personne a un centre privilégié, un autre qu’elle utilise de temps en temps, et un troisième qu’elle refoule.

À chaque centre, se rapportent 3 profils :
1/LE CENTRE INSTINCTIF qui souhaite contrôler et vise l’autoconservation. Il préserve notre survie physique et psychologique. Situé dans notre cerveau reptilien, c’est le centre de notre énergie vitale, de notre spontanéité dans l’action, et de notre créativité. Il cherche en priorité à préserver notre être, à garantir notre survie physique et psychique. Il s’exprime par une forte colère (type 8), se réprime (type 9) ou se refoule (type 1). Personne intuitive, aux réflexes rapides, décisions spontanées et peu réfléchies. Pour faire face, vous êtes amené à comparer le passé et le présent. Attaché à la survie, vous choisissez d’agir (8), de fuir (9), de vous immobiliser (1). Les réflexes sont sollicités, les conditionnements instantanés. Votre langage est riche de « on y va », « je sens bien que », « mon petit doigt me dit que », « j’ai du flair ». Vous considérez que les problèmes se situent à l’extérieur et que vous vous devez de préserver votre environnement. Vous êtes toujours prêt à réagir. 

2/LE CENTRE ÉMOTIF qui souffre d’absence d’identité et se concentre sur son rapport aux autres. Il s’attache à nos ressentis, à nos désirs, à nos besoins et à ceux des autres. Il est centré sur le lien à soi, aux autres. C’est le lieu de l’affect, des relations et du désir. L’émotion est une réponse intérieure à une relation avec l’extérieur. Elle est éphémère et d’intensité variable. Elle ne se vit que dans l’instant qui se présente (types 2, 3 et 4). Vous connaissez des problèmes d’identité, car celle-ci est déterminée par vos émotions fluctuantes. Vous vivez les choses dans l’instant présent. Personne de cœur, vous vous fiez à vos sentiments pour déterminer avec qui vous ferez affaire, avec qui vous entrerez en relation, et quelles seront vos réactions à une situation donnée. Vous déterminez l’importance des choses (projets, relations) en fonction des émotions vécues. L’image que vous projetez est vécue comme importante, car c’est elle qui détermine si vous êtes apprécié, aimé. Votre langage est ponctué de « j’aime », « je sens », « cela me fait plaisir ». Votre gestuelle est ample et tournée vers le cœur, vos paumes sont ouvertes. Votre démarche est pleine d’allant, la poitrine en avant.

3/LE CENTRE CÉRÉBRAL (mental) qui souffre d’anxiété et veut s’adapter à l’environnement.  C’est l’endroit du raisonnement, des choix, des décisions, de l’analyse et des projets. Vous planifiez et synthétisez à partir d’informations objectives. Vous êtes orienté vers le futur. Situé dans le néocortex, le centre mental recherche le flux d’informations, la rationalisation des événements de la vie pour donner du sens aux choses et trouver sa place dans le système (types 5, 6 et 7). Vous appréciez l’organisation et la planification, la richesse de l’information qui nourrit votre logique et votre prise de décision et qui vous amènera à vous adapter. Anxiété face à la subjectivité et à l’incompréhension des émotions qui peuvent vous envahir. Vous étudiez les situations, vous réfléchissez avant le passage à l’acte. Vous analysez les possibilités et les perspectives. Votre analyse installe une orientation vers le futur. Vous ponctuez vos phrases de « j’entends », « je comprends », « tu sais », « dis-tu ». Votre tête semble prendre les devants quand vous vous déplacez. Votre gestuelle est également située au niveau de votre cerveau (vous vous frottez le front, la tête, ou prenez appui sur votre menton).

Il est important de comprendre que la personnalité définie par l’ennéagramme n’est pas figée. Voilà comment cet outil aide à comprendre la complexité de ses motivations, ses contradictions, et offre l’opportunité d’une évolution personnelle : devenir soi-même, dépasser ses propres limites, progresser et améliorer l’estime de soi et les relations aux autres, mieux connaître ses talents... Nous ne sommes pas notre personnalité ; la personnalité et l’être sont deux choses distinctes.

Pour développer le sujet, nous vous conseillons : L’ennéagramme : 9 profils pour mieux se connaître de Valérie Fobe Coruzzi, Leduc.s Éditions




Développement personnel


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