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Mon témoignage à propos de l’Endométriose


Par Cécile Belmont | Le 22 Novembre 2014 | Lu 3559 fois


La première fois que j’ai entendu parler de cette maladie appelée « endométriose », c’était il y a quelques années, en faisant la connaissance d’une jeune femme touchée par ce dysfonctionnement gynécologique chronique. En discutant avec elle, j’ai tout de suite été interpellée… Les symptômes décrits m’étaient si familiers que j’ai cherché à en savoir plus à ce sujet, en espérant comprendre enfin l’origine de ces « désagréments » revenant de façon cyclique dans ma vie.
 
Et j’ai donc enfin mis des mots sur mes maux : douleurs pelviennes, inflammation, cycles irréguliers et douloureux (euphémisme !), saignements surabondants, problèmes digestifs, infertilité
 
Je me suis alors posée toutes sortes de questions : à propos de cette maladie, de la façon de la diagnostiquer, de l’existence de traitements, de la possibilité d’une guérison ?
 
Et j’ai trouvé quelques réponses au gré de mes recherches, notamment en lisant une partie des (nombreuses) informations proposées sur le site : ENDOMETRIOSIS RESOLVED
© overcrew - Fotolia.com
© overcrew - Fotolia.com

Concernant les traitements proposés pour enrayer les symptômes de l’endométriose :
 
- les médicaments de traitement de la douleur : j’ai pris pendant plusieurs années des comprimés (d’Antadys, de Spasfon, de Nurofen Flash…) et puis, j’ai senti que ce n’était pas la solution idéale, j’ai donc décidé de m’en passer il y a maintenant environ 2 ans ; à présent c’est bouillote ! Rouge, en forme de cœur !! Avec automassage des points douloureux ;
la pilule contraceptive : parmi les quelques-unes qui m’ont été prescrites lorsque j’avais une vingtaine d’années, aucune ne m’a convenu, et même à vrai dire j’ai senti que mon corps les rejetait. Là encore, j’ai décidé très vite de faire sans ;
les médicaments hormonaux : il en a été question lors de ma dernière visite chez le gynécologue, lorsque j’ai parlé de mon souhait d’avoir un enfant, et des difficultés rencontrées… J’ai également écarté cette solution, préférant laisser faire la nature (en espérant toutefois qu’elle fasse un jour son œuvre...).
la chirurgie : pour retirer les éventuels kystes et adhérences. Ce type de traitement est habituellement réalisé avec une procédure appelée laparoscopie, qui est d’ailleurs, à ce que j’ai lu sur le site d’endo-resolved, le seul moyen fiable de confirmer la présence de la maladie… Craignant qu’une hystérectomie ne me soit « offerte » comme seul traitement de la maladie, j’ai là aussi tout rejeté, chirurgie comme laparoscopie.
 
En parallèle de ces recherches, j’ai fait le rapprochement entre certaines décisions que j’ai prises il y a plusieurs années (en matière d’alimentation, d’activité physique et d’hygiène de vie) et l’atténuation, voire la disparition de certains de mes symptômes.
 
Quels étaient ces symptômes ?
J'ai longtemps été sujette à des accès de fatigue qui surgissaient de façon inexpliquée. A côté de cela, il y avait les problèmes digestifs (vous avez dit syndrome du côlon irritable ?) et hormonaux (cycles irréguliers, très fortes douleurs menstruelles), qui étaient liés, j'en suis persuadée aujourd'hui, à des variations d'humeur pouvant me faire passer d'un état euphorique à une telle apathie que la seule chose qui me restait à faire dans ces moments-là c'était de me coucher et d'attendre que ça passe, et que le voile de brume qui pesait sur mon cerveau reparte à un moment ou à un autre.
 
Guidée par mon intuition, j'ai alors commencé il y a une dizaine d'années à réduire, jusqu'à supprimer complètement, du moins la plupart du temps !, les produits laitiers - ainsi que ceux contenant du gluten. Et j'ai cherché une façon de m'alimenter le plus sainement possible de manière à éloigner de moi ces symptômes avec lesquels je ne voulais plus faire avec ! Et aujourd'hui je vis de mieux en mieux sans eux !!

En plus de l’alimentation - végétarienne, sans gluten ni lactose :

* je pratique le jeûne, régulièrement, plus particulièrement à l’approche des règles ;
* je pratique une activité physique 3 fois par semaine, dans la joie et la bonne humeur (avec la zumba, c’est tout à fait le cas !) ;
* j’utilise des produits cosmétiques naturels et j’ai décidé, après avoir fait un seul essai (peu concluant, et même carrément polluant pour mon organisme), de ne plus jamais me teindre les cheveux ;
* je prends depuis 3 mois des gouttes de bourgeons de framboisier, pour réguler mes taux d’hormone, parce que je suis de plus en plus convaincue que tout vient de là, des hormones ! Surtout lorsque je lis, toujours sur le site d’endo-resolved, que l’endométriose est liée à un excès d’hormones, les prostaglandines, qui seraient à l’origine de ces douleurs et de l’inflammation pelvienne ;
* je prends soin de mon cadre de vie (vive le Feng-Shui !), en cherchant à écarter toutes sources de pollution et de nuisance, pour privilégier, autant que possible !, les bonnes ondes ;
* je prends le temps de vivre, de regarder autour de moi et de créer… Je découpe et je colle des images, je réalise ensuite des montages-vidéos avec ces collages, j’écris des ptites histoires… Et je trouve un tel bonheur dans ces moments de (ré)création !
* et enfin, je souris à la vie et à tous ceux qui m’entourent, ma famille, mon amoureux (auquel je dirai OUI le 22 Novembre de cette année !), mes amis et puis à mon bb chat Lili, la ptite féeline que j’ai recueillie sous la pluie il y a une dizaine de jours et qui ronronne en ce moment sur moi, et j’adore ça, les ronrons de chat !!!
Tout cela tend à créer un équilibre que j’ai longtemps cherché, en ayant tant de mal à le trouver.
 
J’ai cherché, et après avoir beaucoup tâtonné dans le passé, j’ai envie à présent de faire part de ces réflexions qui ont guidé mes pas le long de ce chemin sur lequel je me sens enfin bien.
 
C'est la raison pour laquelle j'ai décidé il y a un an environ de créer un webzine, La Mira’Belle, me permettant de partager cette expérience à travers la rédaction d'articles dans les domaines du bien-être, de la beauté et de la créativité, parce que ces 3 domaines sont intimement liés à mon sens.
 
Alors, endométriose ou pas ? En tout cas, j’aimerai vous dire ceci : « Ose, ça oui ! »
Parce que oser faire sans - sans lactose, sans gluten… et sans toutes ces choses qui desservent notre équilibre (physique et psychique) - c'est peut-être aller vers une autre voie, vers un chemin permettant, petit à petit, de faire ami ami avec ces ptits (ou grands !) tracas qui un beau jour décident de nous laisser le corps, l'esprit et l'âme en paix...
 
Pour savoir, une seule méthode : essayer !
Pour ma part l'essai est concluant et je persiste,
Le peut-être est devenu une certitude !!!






1.Posté par Nawel le 02/05/2017 15:36 (depuis mobile)

Merci, très inspirant !

2.Posté par Nawelle le 20/09/2017 05:19 (depuis mobile)

Article très instructif, quelle est ta posologie en goutte de framboisier ( nb de goutte? Quand?tu en prends durant tout le cycle? Des pauses?)

3.Posté par Admin GIRLYKRÉYÒL le 20/09/2017 12:26

Réponse de Cécile : Par rapport à la gemmothérapie : j'ai donc pris des gouttes de framboisier (10 gouttes par jour) sur une période de 6 mois (c'est le minimum pour voir un résultat). Je prenais 10 gouttes par jour pendant 3 semaines avec un arrêt d'une semaine au moment des règles. J'avais fait un arrêt de 3 mois puis reprise pendant encore quelques mois. C'est vrai que ça améliorait certains symptômes et cela régulait mes cycles (qui ont toujours eu tendance à être irréguliers). Après cette période d'un an environ, je suis ensuite passée aux feuilles de framboisier que j'utilise pour faire des tisanes une semaine avant le début des règles + pendant les règles (conseillé pour les règles trop abondantes + douleurs abdominales).

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