Les méthodes naturelles, une alternative à la contraception chimique ?


Par La Rédaction | Le 23 Septembre 2017 | 0 commentaire(s)


Depuis la nuit des temps, les femmes ont recours aux méthodes naturelles, celles-ci visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là et/ou à faire attention lors de la pénétration pour ne pas risquer une grossesse. Enfin, c’est la promesse...



Les méthodes naturelles, une alternative à la contraception chimique ?
Les femmes sont de plus en plus nombreuses à ne plus souhaiter utiliser de contraception « chimique » et/ou « mécanique » telle que le préservatif. La plupart veulent (re)commencer à user de ces méthodes naturelles, qui nécessitent d’écouter et de connaître son corps (texture de la glaire cervicale, etc.), mais aussi d’avoir un partenaire qui se retire assez tôt. Certes, ces méthodes sont gratuites et biologiques, mais elles n’offrent pas 100 % de garanties de non-grossesse. Il faut savoir que 1 femme sur 4 (soit 25 % d’entre nous) qui utilise une méthode naturelle connaît une grossesse lors de la première année d’utilisation.

Le retrait
Méthode où l’homme se retire de la femme au moment d’éjaculer. Efficacité à 78 %. Risque : l’ovulation est imprévisible, même chez les femmes dont le cycle est régulier.

L’abstinence périodique (méthode Ogino)
Méthode pour identifier ses périodes d’ovulation et éviter tout rapport sexuel pendant les jours fertiles en s’appuyant sur son calendrier. Efficacité à 75 %. Risque : l’ovulation est imprévisible et peut changer en fonction d’éléments extérieurs (par exemple les émotions) même chez les femmes dont le cycle est régulier.

La méthode des températures
Elle consiste à repérer la période d’ovulation en fonction de la température du corps. Il faut savoir que la température habituelle de la femme s’élève légèrement (de 0,2 à 0,4 °C) au moment de l’ovulation, on passe par exemple de 36,7 à 37,1 °C. Comme l’ovocyte vit 24 heures, les rapports sexuels – non protégés – qui ont lieu plus de 3 jours après l’élévation de la température ne peuvent – normalement – pas entraîner de grossesse. Pour user de cette méthode, il faut déterminer la date de l’ovulation, prendre sa température tous les matins, au lit, avant de se lever et à la même heure. Attention : 1/l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. 2/les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu’à 5 jours dans l’appareil génital féminin : si l’on a eu un rapport sexuel durant les jours qui précèdent l’ovulation, ces spermatozoïdes peuvent féconder l’ovocyte. 3/un simple rhume peut faire monter la température.

L’observation de la glaire cervicale (méthode Billings)
Elle consiste à déterminer la période de l’ovulation en fonction de l’aspect de la glaire (sécrétions du col de l’utérus). Il ne faut pas être rebuté à la perspective de mettre les doigts pour l’examiner. À l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus, « glaire cervicale », se modifient en devenant plus abondantes, fluides et en provoquant un écoulement vaginal nommé aussi « pertes blanches ». Attention : 1/beaucoup de facteurs peuvent modifier la glaire et sa consistance (le désir sexuel, le sperme, les infections vaginales, etc.)

Le système avec appareillage
Cette méthode consiste à utiliser des appareils qui permettent de repérer la période d’ovulation. Il existe ainsi un mini-lecteur informatisé qui permet, en plongeant une bandelette dans les urines (du matin), de mesurer la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires. Le lecteur indique par une lumière verte si la journée est « sûre », et par une lumière rouge s’il s’agit d’une journée « à risque », c’est-à-dire proche d’une ovulation. Inconvénient : c’est coûteux ! On peut en faire l’acquisition en pharmacie, sur le site de certains fabricants ou en grande surface. Attention : cela ne convient pas pour la contraception des adolescentes. Le préservatif reste plus fiable et moins onéreux.

Bon à savoir – L’utilisation de ces méthodes est recommandée aux couples qui : 1/peuvent se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. 2/sont prêts à accepter une grossesse non désirée. 3/n’ont pas de partenaire(s) extérieur(s) pour éviter le risque de MST. Pour plus d’efficacité, il est souhaitable d’associer à une de ces méthodes à une autre méthode dites de « barrière » comme le préservatif masculin ou féminin, diaphragme, cape, spermicides. 

Plus d’infos sur : www.choisirsacontraception.fr, site créé par l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé).




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