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L'ENDOMARCH DU 24 MARS 2018 : Plaidoyer collaboratif sur l'endométriose


Par | Le 20 Mars 2018 | Lu 2966 fois


CONCERNES, MADAME LE MINISTRE DES OUTRE-MER, NOS SENATEUR(E)S, NOS DEPUTE(E)S, NOS POLITIQUES, CEUX QUI PRENNENT DES DECISIONS… afin que des dispositions législatives dérogatoires soient envisagées, une sensibilisation d’office soit mise en place à plusieurs niveaux, pour plusieurs publics… ce n’est point que l’affaire de celles qui sont atteintes. Des obligations "totales" aux employeurs devraient être édictées (en espérant qu'elles soient plus efficaces que celles les pénalités en cas de non-emploi de personnes en situation de handicap). Qui sait le pourcentage de femmes qui en souffrent "en silence" dans une entreprise et qui se débattent toutes seules chaque mois en se dopant aux médicaments, en inventant des scénarios etc. ?… De plus, chaque endogirl devrait pouvoir consulter sur chacun des territoire d’outre-mer, des spécialistes référents sur l’endométriose et toutes les autres affections de l’appareil génital féminin Tout déplacement en Métropole devrait être pris en charge et facilité ne serait-ce qu’au niveau transport et hébergement etc. Ce dossier est aussi de première urgence (autant que celui de l'eau ou de la chlordécone… désolées !) : que de foyers et de couples en souffrance, que d’heures non travaillées, que de dynamiques contrariées… et bonjour la réputation de « pas sérieuses » de "personnes à santé fragile", de "petites natures", de "bi-polaires"…, que de rendez-vous ajournés plusieurs fois au point qu’ils soient carrément annulés par l’autre partie voire pas re-programmés… Non, non… que pouvez-vous faire pour nous, pour nous les femmes dans les couples, les mères de familles, les personnes en recherche d'emploi, les employées en pleine capacité de faire carrière, les candidates à des postes stratégiques, les sportives en vue au niveau du département ou aspirant au niveau international … Ces demoiselles et dames font tout de même bien partie des valeurs sûres de chez nous et contribuent chacune à leur façon au développement et à l'éclat de nos territoires - n'est-ce pas ? Au fait, pour que la parité soit réelle, il faut que nos chances à nous soient réelles… Et là, malgré la meilleure des volontés, nou pa adan ! Pépasité (et non vépasité) nous cloue sur place, voire nous fait faire si souvent machine arrière, renoncer à des performances, à des challenges, à des carrières, à une vie en couple… Résignées nous pouvons l'être dans la mesure du raisonnable, mais nous ne pouvons montrer plus de résilience à la souffrance injuste car pas relayée, pas prise en charge. Ne méritons-nous pas aussi de vivre notre vie de femmes normalement et décemment ? Etre des territoriales et de surcroît insulaires (voire doublement insulaires pour les endogirls des îles su Sud ou du Nord) ne devrait pas se rajouter défavorablement à notre infortune ! Contre alizés, fortes houles, tremblements de terres et ouragans dans nos existences, nous savons faire notre part via KARUKERA ENDOMETRIOSE pour continuer à assumer vaille que vaille chacun de nos rôles dans cette société de Guadeloupe : à votre tour, que nous proposez-vous ?
 



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