Girlykreyol - Webzine féminin des Antilles-Guyane

Je n'ai pas d'enfant(s)… et alors ?!?


Par | Le 16 Août 2014 | Lu 1262 fois


LE DÉBAT EST OUVERT : MON QUESTIONNEMENT à destination de ceux et celles qui ne "kiffent" pas trop celles qui ne veulent pas de "mômes". Pourtant, certaines ont témoigné pour GK et leurs raisons sont nombreuses et très diverses. Et vous quel est votre retour sur la question ?

En quoi passer par la grossesse est une condition sine qua non pour demeurer et devenir… une femme entière, dans toute sa splendeur : comblée, épanouie, "doubout" ?
 
Et pour aller plus loin - en quoi l'homme (le mâle) qui n'a jamais goûté à la paternité… échapperait à la sentence populaire et familiale ?!?
 
Pourquoi ce diktat, cette pression sur ces femmes souvent par d'autres femmes comme elles-mêmes (mamans, grandes soeurs, bonnes amies, grand-mères, parents se voyant vieillir…) qui sont les auteurs de ces intrusions intempestives. Quid l'émancipation de la femme ? Mais enfin : kô ayo sé tayo !
 
"Il faut de tout et de tous pour faire un monde !" : Chacun(e) de nous a sa place sur cette planète avec ce que le Bon Dieu a choisi de donner à chacun(e) - (c'est les humains qui pensent qui leur manquent des choses) !
 
"Avoir des enfants" n'est pas une obligation… et encore moins qu'une "affaire de femme" : à part le vouloir très fort et le pouvoir notamment, il faut être deux !
 
Il y aura toujours des personnes qui enfanteront : donc la race humaine n'est pas en danger d'extinction - et quand bien même ?!?
 
De nos jours, de plus en plus de métiers sont rendus difficiles (voire impossibles) si on est maman de jeunes enfants (et de surcroît  célibataire) : travail à l'international, profession avec astreinte horaire (obstétricien, pompier, urgentiste…), cadre militaire, les "gens de la nuit" (artiste,  chauffeur de taxi, spécialiste et technicien de l'évènementiel…), chef d'entreprise, sportive de très haut niveau… Certes, il y a toujours le recours au baby-sitting, à la gouvernante, à la grand-mère, au soutien scolaire à domicile… À voir !
 
Pour soi-même, pour la famille et pour la société, ne vaut-il pas mieux dans certains cas  : "zéro enfant" plutôt que d'avoir des enfants mal gérés qui deviennent les mal-compris, les délinquants ou les illettrés de demain ?!? Trop d'enfants sont mal traités, mal élevés, pas suivis, pas vraiment assumés, venus "par accident", conçus par procuration ou par simple convenance familiale et/ou spirituelle.
 
En péril le sacro-saint schéma familio-chrétien ? : à un certain âge, une jeune fille "fréquente", puis se marie, et bien sûr fonde une famille… Procréer reste un acte "technique" (ça fonctionne : je peux faire, je sais faire…) - avec tout le respect à devoir à la Création - mais qu'en est-il de l'intégrer dans tout un projet de vie, en prévoir à terme les suites à donner jusqu'au bout de sa mission de parent, faire des projections sur plusieurs années etc.
 
On devrait devenir parent par vocation, convaincu(e) d'une responsabilité et obligation de résultat vis-à-vis de la famille et de la société… un engagement donc immensément sérieux : certaines refusent à juste titre de considérer la CAF, les grands-parents, les institutions, la société, les enseignants, les autres… comme les parents de relais et… préfèrent se restreindre à une vie sans enfant ou en différer l'échéance !
 
À la retraite : ce n'est pas ceux qui ont eu des enfants qui seront nécessairement les mieux entourés - les enfants n'ont aucune obligation de devenir des parents-sitters. Et d'ailleurs, personne ne devrait faire des enfants pour "soi" !
 
Pas de progéniture : pas d'héritage filial à transmettre. Voilà une bonne occasion d'être plus égocentriques dans les investissements, les dépenses !
 
Le monde change : les lois au niveau du couple et de la famille (qui aurait dit un jour que deux personnes du même sexe pourraient être "parents" ?!?), la diversité des comportements, des tendances, des schémas de vie. Presque tout semble possible : pourquoi pas "la nouvelle famille" composée de 2 adultes et zéro enfant ?!?
 
Le devenir et le quotidien des familles d’aujourd’hui pourrait constituer un frein réel à vouloir donner la vie : de plus en plus de divorces, de familles recomposées…
 
Les contingences socio-économiques, la crise mondiale, la façon dont l'avenir peut être perçu ne sont-ils pas un autre frein à la conception d'une famille ? : les salaires étriqués pour certains, les prétentions d'évolution professionnelle presque nulles, les appartements plus petits vu leur prix, moins de possibilité d'accession à la propriété, les "nouvelles dépenses" à la hausse à destination des enfants (jeux électroniques, tablettes, ordinateurs, loisirs, études…), la délinquance semble être générale à toute société, la retraite vécue comme une échéance complexe, les individus semblent de plus en plus jeunes être atteints de maladies graves (entraînant parfois une mort "précoce"), la société "dehors" peut faire peur, les grands-parents ne sont plus toujours à proximité et encore moins à demeure etc.
 
Beaucoup souhaitent "embrasser" leur célibat avec plénitude : Choix réel de vie : c'est tout à leur honneur ! La société a tout autant besoin d'eux !
 
ALLLLLLEZ, LÂCHEZ DONC PRISE !!! : chacun(e) doit pouvoir faire ce que bon lui semble. Halte-là les intrusions dans la vie des autres… Sè kouto sèl… ! J'ai envie de conclure en disant : À la volonté de Dieu ! Et pour ceux qui voudraient approfondir ce questionnement : "les choses arrivent toujours pour une raison", "on a la vie que l'on mérite", "on est chacun (e) en mission" sur cette terre !…



Une passionnée de la presse avec une expérience à l’International ! En savoir plus sur cet auteur


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