Girlykreyol - Webzine féminin des Antilles-Guyane
Girlykréyòl
Facebook
Twitter
Mobile
Téléchargez l'application Android
Girlykreyol - Webzine féminin des Antilles-Guyane

J’arrête de culpabiliser


Par La Rédaction | Le 17 Janvier 2018 | Lu 365 fois

Quand on n’arrive pas à gérer ce sentiment, qu’on se culpabilise, qu’on se sent responsable, coupable pour tout et rien, un peu trop vite... Cela peut avoir un impact négatif – voire ravageur – sur sa vie. Mais comment se libérer ? Voici quelques pistes ; à la clé, un peu d’apaisement.


© dima_sidelnikov
© dima_sidelnikov
Kézako la culpabilité ? C’est un sentiment nécessaire à la conscience humaine, car il permet de discerner le bien du mal, d’avoir de l’empathie et de favoriser l’entraide, l’altruisme. Ressentir de la culpabilité – saine – est un signe de bonne santé psychologique et morale ; elle est donc bénéfique, c’est notre baromètre. Cependant, ce sentiment peut empoisonner la vie et devenir malsain ; la culpabilité a des mécanismes assez complexes selon qu’elle s’appuie sur une réalité objective – actes coupables – ou totalement fantasmée – culpabilités infondées – avec la honte qui souvent l’accompagne. Celle-ci est déclenchée par la transgression d’une norme morale concernant autrui, on cherche à réparer le mal commis. Il y a une différence entre culpabilité et honte, la culpabilité est une émotion impliquant autrui, la honte est davantage centrée sur soi. 

LES CAUSES DE LA CULPABILITÉ

Nous vivons à une époque où l’on est plus conscient du contrôle à avoir sur ces satanées émotions qui gâchent la vie. Et la culpabilité en fait partie, on peut se dire pourquoi ne pas la laisser faire ? Parce que sans équilibre, elle empoisonne l’esprit, le corps, et même le cœur. Donc, quand on n’arrive pas à gérer, on fait quoi ? On procède au décodage de la culpabilité en l’accueillant, en la passant sous la loupe afin de la transformer. Dès la naissance, on apprend la langue émotionnelle ; par la suite, enfant, on sera orienté et filtré selon les attentes parentales, donc la culpabilité aura été développée au fil des explications que les parents auront données sur les conséquences de nos actes. Au final, le sentiment de culpabilité est influencé par l’attitude de l’entourage. En grandissant, d’autres aspects entreront en ligne de compte, par exemple la manipulation mentale, etc. Pour que cette émotion ne nous noie pas et pour s’épargner la crainte d’être jugé, la honte, la peur de l’exclusion, le dégoût de soi, la crispation et le repli sur soi, il est important d’apprendre à déculpabiliser. Ça fait juste du bien...

COMMENT DÉCULPABILISER ?

On se sent coupable… de ne pas avoir réussi comme on l’attendait de nous, d’être un poids pour les autres, d’avoir trop parlé, de n’avoir pas assez parlé, d’avoir dit ce qu’on pensait, de ne pas l’avoir dit, du repos qu’on s’accorde, de tout ce qu’on fait, de faire souffrir, de ne pas comprendre sa famille, etc.  Et à tous les coups, on culpabilise ! Je me sens coupable, mais suis-je vraiment coupable ?  Il faut savoir que les personnes qui ont un niveau élevé de culpabilité ont un plus fort sentiment de responsabilité vis-à-vis d’autrui et sont susceptibles de prêter attention aux problèmes d’autrui...

L’idéal est effectivement d’être dans un sentiment de culpabilité, mais juste ce qu’il faut, en un mot : doser. Si c’est une culpabilité vraie, on accepte, on lâche prise, on ne peut pas changer ce qui a été fait ; on se pardonne.  En revanche, dans le cas d’une culpabilité fausse, il faut s’en libérer, on laisse parler ce sentiment et on reprend ses esprits. Il n’y a pas de formule magique, on reste vigilante, on essaye ?
Résultat : on devient enfin libre de ses choix, de ses pensées créatrices, de ses actes… sur un plan tant émotionnel que psychologique ou spirituel.





Facebook
Twitter
Mobile