Index glycémique : un esprit sain dans un corps sain


Manjé Kréyòl | Par | Le 13 Janvier 2018 | Lu 201 fois

Chaque jour, notre environnement nous rappelle de ne pas manger trop sucré, trop salé et trop gras. Sans compter le nombre de publicités qui nous invitent à préserver notre santé et adopter une bonne hygiène de vie. Toutefois, comment déterminer et choisir les bons aliments pour notre santé ?


Index glycémique : un esprit sain dans un corps sain
“Manger… Bouger !”, assènent les spots publicitaires. Pourtant, les nouvelles tendances de régime conseillent vigoureusement de veiller sur son alimentation. Si certains font le choix de suivre un rééquilibrage alimentaire, d’autres ont opté pour un moyen plus efficace : l’usage de l’index glycémique. Cette référence en matière de santé alimentaire a été créée en 1981 par David J. Jenkins, à l’Université de Toronto. Elle est notamment préconisée aux personnes souffrant de diabète et de maladies cardio-vasculaires. L’index glycémique est un classement des aliments riches en glucides en fonction de leur glycémie (c’est-à-dire leur taux de glucose dans le sang), deux heures après leur consommation, lors de la digestion. Chaque mesure (indice glycémique) est déterminée par rapport à un aliment de référence. Ce dernier est généralement le glucose pur ou le « pain blanc » avec un indice de 100. Ainsi, un mets qui dépasse l’indice 70 est considéré comme étant à éviter.

Le ping-pong sucre/insuline

Lorsque l’organisme absorbe un aliment dont l’indice est élevé, il entraîne une augmentation du taux de sucre, mais également une hausse de la sécrétion d’insuline (qui est en charge de faire baisser le taux de sucre). Dès lors, un cercle vicieux se met en place : l’aliment accroît le niveau de sucre que l’insuline cherche à réduire, ce qui par la suite conduit à une baisse de sucre, qui finit par susciter la faim. À l’inverse, un aliment à faible index glycémique rassasie l’organisme à sa juste mesure. Aux Antilles, notamment en Guadeloupe, 80% des aliments sont issus de l’importation. Les ultramarins consomment donc principalement des aliments à l’index glycémique élevé tels que les pommes de terre, le riz précuit, le pain blanc, sans oublier des sodas. Concernant l’alimentation locale, le sucre de canne possède un index glycémique fort. En outre, les modes de cuisson, de préparation et de consommation peuvent influer sur l’index glycémique d’un aliment.

Index glycémique des mets antillais

Si pommes de terre, madères ou encore citrouilles possèdent des index glycémiques forts, la patate douce, le pamplemousse ou encore les lentilles possèdent des index jugés faibles. Voici quelques exemples avec leur taux de glycémie :
- Pois pays 25 < 40
- Ignames 50
- Malanga 55
- Avocat 10
- Bananes 55

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Sélène Agapé
Jeune journaliste, ma curiosité maladive se marie plutôt bien avec ma passion de l’écriture. En savoir plus sur cet auteur

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