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Endométriose : je veux me sentir mieux


Par La Rédaction | Le 17 Mars 2018 | Lu 153 fois

C’est fou la façon dont une alimentation adaptée et quelques trucs peuvent aider à mieux gérer cette maladie constante, invalidante et qui ne se guérit pas.


© Drobot Dean
© Drobot Dean

Kézako l’endométriose ?

C’est une maladie chronique, complexe, généralement récidivante qui touche 1 femme sur 10 en âge de procréer. Voici la définition d’EndoFrance : « L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose, des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu de l’endomètre qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire. »

Quels sont les symptômes les plus connus ?

Les règles douloureuses (parfois très douloureuses), les douleurs dans le bas-ventre, les rapports sexuels douloureux, les troubles du transit (constipation, diarrhée, douleurs et saignements dans les selles), les ballonnements, les troubles urinaires (brûlures et saignements dans les urines), la fatigue et l’infertilité.

TOUT COMMENCE AVEC L’ALIMENTATION

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la gestion de la maladie au quotidien. Donc, il faudra adopter une alimentation anti-inflammatoire et faire le nécessaire pour avoir une bonne flore (variée et équilibré). Il est important de réduire l’inflammation qui est un facteur aggravant de l’endométriose et met le système immunitaire à rude épreuve. D’ailleurs, les recherches ont démontré que les femmes atteintes d’endométriose souffraient plus souvent que les autres de différentes maladies auto-immunes, d’allergies et de candidose systémique.

On commence donc à manger les aliments aux propriétés anti-inflammatoires, comme le gingembre, des aliments riches en fibres, en fer, en vitamine B. Voire on suit le régime méditerranéen qui est un régime aux propriétés anti-inflammatoires. En parallèle, pour enrayer le processus inflammatoire, on élimine ou évite certains aliments :

Le gluten : les céréales contenant du gluten (le blé, l’orge, le seigle, le triticale, l’épeautre et le kamut) encouragent l’inflammation. Il faut savoir que le blé moderne n’a plus rien à voir avec le blé ancien. Notre système digestif, qui n’a tout simplement pas évolué au même rythme, ignore comment soutirer les éléments nutritifs essentiels de cette protéine quasi étrangère. 

Les sucres : le sucre sous toutes ses formes favorise l’inflammation et la douleur de l’endométriose. S’il fallait supprimer une seule chose dans l’alimentation, ce serait le sucre raffiné.

Les graisses saturées (viande rouge, beurre, margarine, fromage [à pâte dure]) encouragent la formation des prostaglandines pro-inflammatoires. De plus, la viande rouge contient souvent des hormones de croissance, dont l’œstrogène ; privilégier les produits issus d’un élevage biologique, qui n’ont pas reçu d’hormones. 

Les produits laitiers stimulent l’inflammation. 

La caféine et l’alcool augmentent les taux d’œstrogène en circulation. 

Le soya agit comme un œstrogène dans le corps. 

Tous les additifs chimiques et évidemment les plats préparés, bourrés d’additifs.

On sait que notre flore intestinale est aux commandes de notre organisme. Une flore qui va bien, c’est moins de constipation, de ballonnement, de ventre qui gonfle, de stockage et des toxines mieux gérés, donc on évite le chewing-gum, les boissons gazeuses qui provoquent des ballonnements. Comme cité plus haut, le pire ennemi du microbiote, c’est le sucre raffiné. On se lance dans une cure de prébiotiques et probiotiques. Pour modifier son microbiote en deux semaines, on va consommer des fibres qui constituent la nourriture des probiotiques : légumes crus ou al dente comme la betterave, les poireaux, les brocolis et en fruit, la banane. Par la suite, on privilégie des aliments fermentés riches en probiotiques naturels : kéfir, kombucha, choucroute, pickles, etc.

LE COUP DE POUCE

La détox jus
C’est une bonne manière de mettre au repos le système digestif. On se fait une journée de détox jus de fruits et légumes. Le top, pas besoin de bien mâcher, du boulot en moins pour le système digestif. De temps à autre, c’est bénéfique.

Les laxatifs naturels
Il est intéressant ponctuellement de s’aider et de se soulager rapidement, voici 6 remèdes (laxatif) naturels : du jus de radis noir, du chlorure de magnésium, du miel à la place du sucre, de l’huile d’olive, des pruneaux (jus), le charbon (aussi un bon nettoyeur).

La gestion des émotions
Le stress détraque la flore, alors pour limiter la casse, on prend conscience de son souffle, la respiration est la base de tout, donc que ce soit en position debout, allongée, assis sur les talons, on adopte quelques exercices quotidiens. On a besoin d’aide, on opte pour quelques séances de sophrologie. De plus, on se lance dans une activité comme le yoga pour profiter de tous ces bienfaits.

Le massage
Dénouer le ventre ? Chez un professionnel ou en automassage, c’est un réflexe qui a un pouvoir thérapeutique, une bonne manière de faire baisser les sécrétions d’hormones dues au stress, de soulager la douleur (symptôme de l’endométriose), de stimuler le système immunitaire.

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