Comment nos peurs et nos croyances nous limitent-elles ?


Par Nina BUVAL | Le 6 Mai 2017 | 0 commentaire(s)




© Kues / Freepik
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Nos peurs proviennent de notre mental qui nous sert à penser, analyser et mémoriser. Une de ses fonctions est de garder en mémoire un incident qui l’a effrayé. Ensuite, l’homme a conservé cette peur, en croyant en elle, et de ce fait, en lui attribuant de la place et du pouvoir sur ses actions. La peur émerge en nous lorsque nous nous référons à la mémoire d’un événement vécu ou entendu, touché, senti, vu ou encore goûté. Une peur est donc une croyance créée par soi-même, à un moment où l’on en a eu besoin pour se départir d’une situation anxiogène. La croyance est une des différentes personnalités que l’on porte en soi et qui continuera de vivre si elle est alimentée. Lorsque l’on prend conscience que cette peur ou croyance est inutile et inintelligente pour soi, on peut choisir de l’éliminer ou de la transformer. La croyance inculquée à un enfant, du style « tu n’es pas doué pour les études ! » lui donnera un sentiment de nullité, d’impuissance, car il fera sienne votre croyance, telle une vérité immuable, indiscutable (la vôtre), et il en fera la musique sur laquelle il dansera ; sa vibration. Peurs et croyances sont intimement liées, l’une entraînant l’autre.

L’élémental

C’est la contraction des mots « élément » et « mental ».  C’est donc une forme de pensée créée par le mental. L’élémental est une énergie qui pour subsister doit être nourrie et plus elle sera alimentée, plus elle sera gourmande. Tous les éléments seront attirés à l’élémental, pour l’amplifier. La pensée-réponse, pensée créatrice, l’effet boomerang en somme !

Pour bien comprendre

Je m’achète une grosse doudoune, car je pars dans un pays froid. Quand je reviens sur mon île, je n’en ai plus besoin, mais je la conserve dans mon armoire. Je ne repars plus. Et au fil du temps, je trouve qu’elle prend tout de même beaucoup de place. La donner, la jeter ou bien la transformer en récupérant ses plumes par exemple, pour me faire un joli coussin, finalement ce choix m’appartient. En réalité, la peur créée par soi ne peut être détruite que par son concepteur, même si elle a été influencée par un tiers. Elle peut être réelle dans une situation de danger imminent (Ex. : un chien qui me montre les crocs et me saute dessus). Mais elle peut être aussi basée sur un a priori (je n’aime pas les chiens, ils attaquent).

Comment détruire sa peur ?

Pour la détruire, il faut d’abord identifier cette peur. On peut se poser la question suivante « quel est le pire qui pourrait m’arriver si... » Est-il raisonnable de penser que parce que l’on s’est trouvé, un jour, une fois, coincé dans un ascenseur cela signifie qu’ils sont tout défectueux ? Le risque zéro n’existe pas, mais en entretenant la pensée négative, il est très probable que selon le principe de la loi de l’attraction, la formulation de notre peur se manifeste à soi. Une fois cette peur démasquée, on sera en droit de se demander si elle a encore une raison d’être, si elle est intelligente pour soi au présent. Cela même si mettre le doigt dessus peut redéfinir notre zone de confort. En effet, une meilleure compréhension de soi entraîne des attitudes, des besoins différents, parfois loin de notre terrain borné.

DÉCULPABILISER... Il faut s’accorder le droit d’y avoir cru, sans sévérité, en admettant qu’à un moment donné, elle ait dû être bénéfique pour soi et que l’on a tout simplement pensé bien faire ! Il est important d’accepter que cette peur ait été créée par notre mental et comme elle n’existe que sous cette forme, il est bien naturel pour elle d’avoir envie de vivre et de se débattre. Pour l’amadouer (au sens noble du terme), soyez honnête avec elle, interrogez-la sur son désir caché, parlez-lui de vos besoins actuels afin qu’elle reprenne sa place en tant que mémoire. Car au fond d’elle, épuisée, elle désire s’apaiser et moins se battre pour exister. Alors, plus calme, enfin accueillie, elle reprendra sa place initiale.

SE RASSURER... Pour regagner de la confiance en soi, il faudra entreprendre des actions contraires à cette peur, en confiance, parfois sans savoir où ces actions nous conduiront. Gardez l’objectif du résultat escompté sans vous acharner à tout contrôler. Après tout, il est très probable qu’au final, vous obtiendrez beaucoup mieux que ce auquel vous aviez pensé. Chaque expérience est bénéfique puisque nouvelle, avec de nouveaux aspects à considérer. Notre moi profond, notre Dieu interne, est bien présent, puissant et miséricordieux, sans jugement. Il se nourrit, lui, d’expériences, bien conscient que l’Être humain a besoin de vivre une multitude d’expériences pour évoluer.

LA BOÎTE À OUTILS
Il faut du courage pour dépasser ses peurs et changer ses croyances profondes. Votre intuition est votre meilleur atout. Pour vous aider, vous pouvez pratiquer la méditation ou la sophrologie, car ce sont des méthodes qui vous permettront de vous poser et de vous recentrer dans vos ressentis et vos émotions. Vous seul connaissez et reconnaîtrez votre histoire et la ferez évoluer. Vous pourrez ensuite vous sentir plus léger, comme affranchi d’un poids finalement inutile.
 
Alors, on se penche dessus ? 

Nina Buval, sophrologue. Martinique, rendez-vous au : 0696 046 674 Facebook




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