C'est cool la lenteur ?


Par La Rédaction | Le 20 Août 2016 | 0 commentaire(s)


C'est fou ce que le temps passe vite ! Nous sommes nombreux à le crier et pour boucler les journées, on accélère le mouvement, on s'épuise... Et si on résistait, en privilégiant la lenteur, tout en réussissant sa vie ?



Tic. Tac. Tic. Tac « Tu es lent comme un escargot ! » Oh ! Que c'est facile de faire ce reproche à quelqu'un... Mais finalement, est-ce que ces gens qu'on affuble ainsi n'auraient pas déjà tout compris ? Aller toujours plus vite pour finalement ne pas avoir (franchement) la sensation d'en faire plus.

SE DONNER DU TEMPS
On est au pas de course toutes les semaines, avec ce sentiment que le temps s'est accéléré et donc, il faut effectuer plus d'activités, faire plusieurs choses en même temps, tout faire en un temps record pour être performant, etc.  Est-ce une illusion ou la société nous a vraiment mis la barre haut, très haut ? Du coup, notre quotidien s'est aussi emballé, sans oublier qu'on pensait être des chanceux avec toutes ces nouvelles technologies qui devaient (normalement) nous faire gagner encore plus de temps... Eh ben non ! À l'inverse, on multiplie les activités, les échanges, sans forcement prendre le temps. Et si on se libérait de toutes ces heures à courir, en s'accordant un tempo plus lent :
1/ On évite de faire plusieurs choses à la fois. 2/ On n’a pas peur de prendre son temps pour effectuer des tâches, un temps pour chaque chose. 3/ On prend le temps de discuter face à face (à la cool) sans avoir le nez qui pointe vers le smartphone ou scotché à l'oreille. 4/ On est slow même dans la cuisine pour se concocter des plats frais, variés, au plus proche de leur état naturel, qu'on dégustera tranquillement (on mâche, mâche) à table (il a besoin de temps notre ventre pour digérer). 5/ On préfère faire très peu de choses et on privilégie la qualité sur la quantité.

ADOPTER LE FARNIENTE
Farniente, selon la définition du Larousse : « Douce oisiveté ». Du coup, honte à nous de se laisser aller à cet état parce qu'il faut être actif, que c'est dur de se l'octroyer, mais le dire l'est encore plus. 
Voici 2 étapes pour l'intégrer dans sa vie : 
1/ On accepte de s'accorder une pause (on éteint l'ordi, le portable). 2/ À midi, on se relaxe même en fermant les yeux, en un mot : sieste. Qui soit dit en passant, selon une étude scientifique (Clinical Endocrinology & Metabolism), serait bonne pour le système immunitaire même si ce n'est qu'une sieste de 30 minutes. Donc on ne panique plus d'être en mode farniente.

DÉCOMPRESSER
Parce qu'on s'est accordé une pause, combien de fois on se retrouve à rouspéter : « Zut, je n'ai pas fait ceci, cela, je n'aurai pas dû ». Mais non, qu'on arrête de culpabiliser ! On se pénalise davantage en créant encore plus de frustration et en générant du stress inutile. C'est essentiel le slow dans la vie pour retrouver son potentiel à 100%. On remarque souvent que quand on est en forme, une action peut nous prendre quelques minutes avec un maximum de satisfaction, et à contrario une petite forme et la même action, on y passera des heures avec un résultat médiocre. Plus on se speed, on se met une pression de diligence – précipitation, plus on devient contre-productif (on voit le délire, mais on ne dit pas que la vivacité n'a pas ses bons côtés), comme quoi la lenteur aussi a du bon.
 

Par conséquent, voici la prescription du docteur GK, il suffit de se reprogrammer, d'intégrer le slow dans sa vie pour se sentir à nouveau cool avec le luxe de calmer le cerveau qui tourne non-stop, de diminuer la fatigue, le stress... Attention ! Facilement, les vieux schémas ont la vie dure, selon une étude anglaise, il faut plus de 2 mois pour installer une nouvelle habitude.

D'ici là, en commentaire, dites-nous si vous avez passé le cap des 2 mois et que finalement, la lenteur vous fait du bien.




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