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4 défis pour une femme entrepreneure aux Antilles-Guyane


Par La Rédaction | Le 3 Mars 2018 | Lu 186 fois

La réalité n’est pas simple pour la femme entrepreneure surtout dans les DOM. Souvent, elle bute contre un plafond de verre. Alors, quoi faire ? Pas d’alternative, aidons-nous nous-mêmes.


4 défis pour une femme entrepreneure aux Antilles-Guyane

Le seul fait d’être femme est un premier obstacle sans compter les autres : le sexisme, la misogynie... Heureusement, les inégalités face à l’entrepreneuriat se réduisent, selon une étude d’Insee Martinique. Les Martiniquaises sont les plus entreprenantes par rapport aux autres DOM (quatre points) et à la France hexagonale (huit points). 37 % d’entre elles sont chefs d’entreprise. Mais pas de quoi se réjouir pour autant. Nombreuses sont les entrepreneures qui n’auront pas l’occasion de faire progresser leur entreprise et ne créeront jamais d’emplois. Bien sûr, l’ambition première est de gagner sa vie et ensuite avoir la reconnaissance de la réussite. Que doit-on changer pour voir plus de grandes réussites, mis à part avoir un capital conséquent ?

LE MENTORING

Ça consiste à avoir un soutien, l’expertise d’un ou d’une mentor – conseillère avisée et expérimentée pour prodiguer des conseils, répondre à des problématiques, présenter aux bonnes personnes, ouvrir son carnet d’adresses... Naturellement, ce sera une personne qui nous inspire, qu’on admire et qui a les mêmes valeurs que nous. Notons qu’il y a une différence entre mentoring et coaching, le coach concentrera ses efforts sur la performance, le développement des compétences, a contrario, le mentor travaillera sur des problématiques à plus long terme, avec le recul nécessaire, dans le but de favoriser le développement d’une autre – la mentorée – pour sa réussite, en la tirant vers le haut.  Le mentoring ne s’adresse pas à toutes parce que certaines personnalités sont « SOLO », résultat : elles prendront plus de temps que les autres pour faire avancer leur business (euh, pas besoin de changer sa nature, même si sortir de sa zone de confort est souvent profitable).

LE RÉSEAU PROFESSIONNEL

Mis à part les rencontres pour le créer – par exemple le networking, on en parle après –, le plus souvent, certaines n’ont qu’à entretenir leur réseau intime pour faire grandir le réseau professionnel. Toute la question est de savoir comment s’y prendre. Peut-être qu’on le fait déjà :
 
la famille, d’autant plus s’il y a une bonne entente. On n’a pas peur de demander aux parents, frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, cousines, de nous présenter quelqu’un de bénéfique pour notre business ;
des copines de classe, on s’entraide comme au bon vieux temps. 

Si on se trouve dans le cas où notre réseau intime est limité pour diverses raisons et qu’on n’est pas « solo », on peut envisager d’intégrer un réseau féminin dans son département, il en existe de plus en plus, si on ne trouve pas celui qui est adapté à nos besoins, on le crée tout bonnement, YEP ! L’élément clé pour la réussite de son réseau, c’est avant tout de donner (sans se perdre) avant de recevoir.

LE NETWORKING 

Certaines pourront rester derrière leur bureau et voir leur entreprise croître (selon le domaine d’activité) et d’autres devront aller au charbon. Dans les deux cas, pour avoir accès aux infos qui ne font l’objet d’aucune communication, le Réseau est, et reste, le moyen le plus efficace. Cependant, en fonction de l’enfance, de la famille, de la personnalité (introvertie, individualiste...), des écoles fréquentées..., le réseau peut être limité ou inexistant donc il faut aller à la rencontre des autres entrepreneures... Les femmes ont une facilité à créer des liens amicaux, mais dans le domaine professionnel, c’est une autre histoire ; les hommes, grâce à leur éducation, savent mieux se vendre. Souvent, on ne tentera pas par manque de confiance, peur de se mettre en avant, par scrupules, la femme étant plus intuitive, la peur du contact à l’autre...

Bref, si l’on veut se lancer, ça ne s’improvise pas, il y a des codes :
1/se demander quel est l’objectif avant d’aller aborder... ;
2/aller à la rencontre de l’autre en prenant en compte les affinités ;
3/apprendre à se présenter sans trop de chichi... ;
4/garder toujours un équilibre entre l’écoute et le parler.

Oh, c’est l’occasion de retenir cette date, le 27 avril 2018, aura lieu le 1er événement exceptionnel dédié à l’entrepreneuriat féminin en Guadeloupe, l'entrepreneure Day. Une journée riche qui se déroulera selon trois grands axes : les panels, l’entreprise, le leadership. Des témoignages de femmes aux parcours passionnants, des master classes avec des experts, et des rencontres étonnantes.

LE PITCH

Parler, toujours parler de son business, n’est-ce pas l’objectif ? Ce qui est à mettre en avant, ce n’est pas soi, c’est le business. Effectivement, c’est mieux. Mais prendre la parole n’importe où, n’importe quand, en présence de (presque) n’importe qui, on en rêve toutes. Facilité et prise de parole avec brio pour quelques-unes, galère pour les autres. Mais savez-vous que ça demande avant tout de la pratique ? Toutes les occasions sont bonnes pour prendre la parole, il suffit de s’exercer au quotidien : en famille, avec les amis, dans son lit, devant son miroir, s’entraîner en s’amusant le plus sérieusement du monde. Le but est que ça devienne un plaisir ludique et non un moment d’appréhension. Et si on a le trac, on gère ! Voici 3 trucs anti-trac :
1/apprendre à gérer son souffle ;
2/pratiquer la méthode Coué ;
3/ne pas appréhender le jugement des autres.

Les femmes entrepreneures sont capables de grandes choses et « demain sera féminin ». Même si les obstacles sont réels, on ne doit pas pour autant refouler notre ambition, stop au syndrome de l’imposteur – cette petite voix qui laisse croire qu’on n’est pas crédible. Pour finir sur une phrase optimiste, l’entrepreneure a fait beaucoup de chemin, même si elle n’a pas forcément la place qui lui est due dans l’univers de l’entreprise, voire de la société.





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