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Vivre au naturel (No poo, No déo, No épilation)


Par | Le 23 Août 2014 | 0 commentaire(s)




“Chasser le naturel, il revient au galop”, dixit Destouches en 1732.
Nous sommes toutes bourrées de complexes et petites manies. Enfin… il faut avouer qu’il existe un petit attirail pour masquer quelques unes de nos imperfections aux yeux des autres. SOINS, BEAUTÉ, MAQUILLAGE nous aident chaque jour à faire la guerre aux fâcheux diktats de l’esthétique. Aujourd’hui, certaines de nos camarades ont décidé de ne plus jouer le jeu. Pas en tournant en ridicule le superficiel à l’image des savoureuses #makeuptransformation. Mais en disant STOP aux produits chimiques qui infestent notre beauté naturelle et qui ne produisent pas toujours les effets escomptés.
 
Toutefois, cette révolution esthétique est-elle réelle ou juste une nouvelle vague tendance qui épate les copines ? Girlykréyol a mené sa petite enquête et passe à la loupe trois concepts 100 % Natural pris d’assaut par nos congénères.

© WavebreakmediaMicro - Fotolia.com
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“No déo” : Laissez respirer vos aisselles

Il met en émoi toute la beautysphère. Celui est censé réduire et éliminer les odeurs corporelles serait cancérigène. À l’origine de la polémique, deux éléments : l’alcool et les sels d’aluminium.
No déodorant, c’est le nouveau crédo chez les Natural cosmétiques. Pourtant, depuis notre enfance, notre maman nous a enseigné à passer deux coups de pschit sous nos bras pour éviter les affreuses auréoles. Mais depuis quelques années, le paysage du déodorant est en pleine mutation et prône le sans alcool, sans sels d’aluminium et sans parabène. Pourquoi ? Car certaines études accusent le déodorant d’être responsable du cancer du sein ou encore de déclencher la maladie d’Alzheimer. Des accusations fondées ou des fabulations ? Les experts n’ont pas encore totalement tranché.
En attendant chacun y met de sa petite cuisine interne. Les célébrités écolo – comme Cameron Diaz – assument et les bloggeuses vantent les mérites de produits tel que le bicarbonate de soude et l’huile de coco.
En première ligne sur le banc des remplaçants trône sagement la pierre d’alun. Antiseptique et antibactérienne, elle limite la sudation. Mais à l’instar du déodorant, elle n’est pas blanche comme neige. L’alun est sel potentiellement dangereux comme le sel d’aluminium. Un peu comme l’amiante, dira-t-on, le naturel n’est pas forcément inoffensif.
 
La vraie vague natural pourrait presque noyer la grande question : Et la transpiration dans tout ça ?
Si certaines ont heureusement la chance de souffrir peu de transpiration. D’autres de nos compatriotes sont rapidement assaillies de mauvaises odeurs dans la journée. L’utilisation du déodorant devient dans ce cas difficile à proscrire. Néanmoins, tâchez de vous limiter à un pschit pschit par jour, en attendant de nouvelles conclusions médicales.

“No poo” : Bannissez le shampoing

L’histoire du “No poo” commence en 2002 avec la sortie du livre "Curly Girl". Dans cette petite bible capillaire adressée aux filles avec des cheveux bouclés, frisés et crépus, la coiffeuse américaine Lorraine Massey dévoile sa méthode de soin sans shampoing. No poo = no shampoo. Plus de sulfates, silicones et autres nutriments agressifs sur sa chevelure ! C’est simple, Lorraine se lave les cheveux avec un APRÈS-SHAMPOING spécifique car :
- Primo : un après-shampoing contient assez de détergent pour nettoyer en douceur le cuir chevelu et idéal pour les boucles.
- Secondo : certains ingrédients chimiques comme la silicone et le sodium laureth sulfate étouffent et décapent les cheveux.
- Tertio : Lorraine préconise de purifier de temps à autre sa chevelure avec du bicarbonate ou de la cassonade.
Sans plus attendre, les titulaires de chevelures bouclées se sont essayés à cette méthode et ont même tenté leurs propres petites expériences. Plus de shampoings, plus d’économies MAIS le “no poo” est loin d’être parole d’évangile.
 
S’il fonctionne pour Julie, il peut détruire inexorablement abîmer les cheveux de Marie ! Le retour au naturel peut s’accompagner d’effets secondaires tels que :
- une allergie subite à certaines huiles essentielles ;
- une décoloration du cheveu ;
- ou encore un assèchement brutal de la tige capillaire.
Certaines adeptes se sont rangées derrière sa mutation : le “low poo” : espacer progressivement les shampoings et opter pour des produits les plus naturels possibles.
 
Au final, il existe depuis des décennies de bons produits capillaires, testées et approuvées. Et d’une tête à l’autre, leurs effets sont appréciés différemment.

© WavebreakmediaMicro - Fotolia.com
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“No épilation” : Au revoir Mademoiselle l’esthéticienne !

Nous le savons, les Américains ne font jamais rien comme tout le monde. Le mois dernier, une enseignante de l’Université d’État d’Arizona a fait la Une avec une expérience insolite instaurée auprès de ses élèves : ne plus se raser pour avoir une meilleur note. Et tandis qu’elle étudie les femmes et le genre, penchons-nous sur la tendance “No épilation”.
La défense du poil n’est pas un combat tout jeune. Veet et son minou tout doux peuvent en témoigner.
Depuis un bout de temps, le poil fait débat chez les sociologues, dermatologues et esthéticiennes. Si s’épiler semble constituer une forme d’hygiène. Pour d’autres, c’est un rituel presque contre nature - surtout l’épilation pubienne -.
Avant d’évoquer le prix des épilations et les douleurs de la cire, rappelons à quoi servent les poils ?
Les poils sont une production filiforme de l’Homme qui protègent du frottement et des bactéries. Une épilation perturbe donc ce rempart et ouvre la porte quelques réjouissances comme le staphylocoque. Avec l’apparition d’épilation laser ou encore à la lumière pulsée, de plus en plus de spécialistes tirent la sonnette d’alarme.
Cependant, une femme velue n’a pas vraiment la côte en 2014 et le poil, c’est « juste dégoûtant ».
Le “No épilation” représente plus un choix personnel qu’une lutte contre les aléas du chimique.
 
Pour conclure, la révolution esthétique n’est pas encore en marche. Oui, de nombreuses femmes disent adieu chaque jour à des produits chimiques. Il est vrai que certains cosmétiques sont plus dangereux qu’ils n’y paraissent. Mais Mesdames, a-t-on plus confiance en le “tu sais ce que j’ai lu dans le dernier…” qu’en la parole de professionnels du milieu ?


Sélène Agapé
Jeune journaliste, ma curiosité maladive se marie plutôt bien avec ma passion de l’écriture. En savoir plus sur cet auteur


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