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Sylvia ONGONO : Essila


Par La Rédaction | Le 5 Mars 2013 | Lu 773 fois


Sylvia ONGONO : Essila

Vous êtes ?

Je suis une jeune femme de 35 ans originaire de la Guadeloupe, mariée et maman de deux filles de 2 et 5 ans.
Passionnée de danse, de musique et de culture afro-caribéenne, je suis responsable au sein d’une association culturelle afro-antillaise depuis 8 ans. J’aime créer, organiser, imaginer… Je suis une « hyperactive », toujours sur plein de projets à la fois

Comment vous vous lancez dans l’entreprenariat ?
Le désir d’entreprendre était en moi depuis longtemps. Mes études en gestion d’entreprise et en marketing international m’ont vite donné l’envie de créer ma propre affaire. Il me fallait juste trouver le projet, l’idée…

Qui ou quoi vous a mis le pied à l’étrier ? 
Après un licenciement dit « économique », j’ai dû réfléchir à ma carrière professionnelle, penser à une nouvelle orientation. L’idée d’entreprendre s’est avérée être la solution. Je voulais surtout ne pas regretter de ne pas l’avoir fait.
En parallèle, un voyage au Cameroun m’a fait découvrir l’artisanat africain. J’étais abasourdie face à l’ingéniosité et aux merveilles réalisées avec des machines obsolètes des ateliers de fabrication. Un autre voyage en Afrique du Sud m’a définitivement poussé à prendre ma décision. Proposer à la femme afro-caribéenne des objets ; accessoires crées et fabriqués par des artisans africains. Ce serait un moyen pour moi de faire découvrir ce que j’avais découvert sur place, de dire haut et fort que l’Afrique est à la mode et que nous n’avons rien à envier des productions asiatiques ou européennes !

Est-ce qu’on peut réussir tout seul ?
Non, sûrement pas… Et je l’expérimente encore aujourd’hui ! Pendant mes études, on m’avait répété maintes et maintes fois que le réseau était important ! Et c’est vrai… Il ne fait pas le business mais il permet de gagner du temps et de contacter les bonnes personnes plus rapidement.
Ensuite, il faut être soutenu : par son ou sa conjoint (e), ses ami(e)s, sa famille, ses relations professionnelles ou personnelles. Et quand on a des enfants, c’est d’autant plus important d’être entouré puisqu’il faut quelques fois jongler avec des emplois du temps élastiques ! Par exemple,  une assistante maternelle compréhensive et flexible, ça n’a pas de prix dans mon cas ! Rires …
Et puis, plus administrativement, il faut s’entourer de personnes compétentes, prêtes à vous aider aussi : banquier, comptable, avocat, etc…
Enfin, il y a quelques organismes qui aident à la création d’entreprise et aussi en post-création. C’est important de pouvoir discuter de son business, de son projet avec des professionnels car quelques fois, on se sent seul face à une montagne de choses à faire et il est difficile de prendre du recul pour prendre les bonnes décisions.
Donc en conclusion, je dirai qu’il ne faut surtout pas être seul quand on veut se lancer. La réussite tient aussi du fait qu’on est entouré de personnes qui croient en nous, en notre projet !

Faut-il faire des sacrifices pour réussir entant que femme entrepreneur ?
Je dirai que normalement, nous ne devrions pas en faire… Malheureusement, notre société est ainsi faite : la Femme porte la Famille.
Du coup, quand elle veut réussir professionnellement, elle est parfois confrontée à faire des choix. Mais grâce à des associations comme les Mampreneurs, à des réseaux qui soutiennent de plus en plus les femmes qui ont le désir d’entreprendre, les sacrifices sont de moins en moins inéluctables.
Ensuite, les soirées et les week-ends sont peut-être plus « studieux » qu’ils ne devraient l’être, les moments de jeu avec les enfants peut-être moins fréquents… mais au final, avec un peu d’organisation, on parvient malgré tout à allier vie de famille et vie entrepreneuriale.

Pour vous, réussir est synonyme de ?
ACCOMPLISSEMENT DE SOI.

Comment percevez-vous votre entreprise dans 3 ans ?
Pour l’instant, je ne parviens pas à me projeter…
Je tente juste de faire en sorte que l’entreprise ESSILA soit connue et appréciée par les clientes. Je tente de satisfaire au mieux les clientes qui me font confiance et qui par la même occasion, encouragent l’entrepreneuriat féminin et soutiennent l’artisanat africain. Je pense qu’en ayant cette ligne de conduite, je parviendrai à la réussite.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer ?
Bien réfléchir à son projet avant de se lancer : réaliser soi-même une étude de marché, en parler avec son entourage, interroger ses amis, son réseau pour avoir des avis, des idées, des conseils.
Une fois le projet lancé, s’entourer de personnes compétentes, développer son réseau, ne surtout pas s’isoler. Puis, ne jamais lâcher, se battre, se remettre en question, analyser les critiques, accepter l’échec pour mieux repartir… Et enfin, s’accorder des moments de répit en famille, avec ses enfants, ses amis… Ces « bouffées d’oxygène » sont nécessaires pour surmonter les difficultés quotidiennes de la « femme chef d’entreprise ».
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Un dernier mot ?
Je reprendrai les mots de E.SY KENNENGA : " soyez décidées à vivre vos rêves et non à rêver vos vies ".

www.essila.com





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