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Séparation : Je soigne mon cœur brisé


Par La Rédaction | Le 26 Novembre 2016 | 0 commentaire(s)


« Ça fait mal de vivre sans toi », la rupture est équivalence de souffrance, on croit que notre cœur sera marqué au fer rouge et à tout jamais... Mais peut-être que cette souffrance est une opportunité pour progresser, grandir. Explications !



© olly
© olly
On espère vivre cette émotion suprême, on est conditionnée à vouloir l'amour dans notre vie, mais parfois, on doit s'y (re)prendre à plusieurs fois. Quand on perd ce qu'on croyait être l'amour avec un grand A, on se sent perdue, le chagrin nous submerge. A ce moment apparaissent incompréhension, ressentiments... Mais si au contraire, on regardait cette rupture avec bienveillance, comme une occasion favorable d'aller de l'avant ?!

Du jour au lendemain, celui qui partageait notre quotidien n'est plus dans notre intimité. On se sent amputée d'une partie de soi, un flot d'émotions (colère, amertume, honte, regrets ...) prend place. On voit la séparation comme un acte manqué, un échec personnel. Et là commencent les ruminations... Que ce soit avant ou après la rupture, on a du mal à encaisser, le cerveau se met à s'embrouiller. Comment a-t-on pu en arriver là avec cet être qu'on croyait spécial (à nos yeux) ? Sans omettre que si c'est lui le fauteur de troubles, on se noie dans l'affront qu'on a subi.

On stoppe net, ce dérapage d'émotions n'a aucune utilité pour son équilibre psychique. Une rupture, ça fait plus ou moins mal selon qu'on est l'initiatrice ou celle qui subit. Au fond, ce qu'on doit se demander : Pourquoi j'ai mal ? Pourquoi je suis blessée ? On fait une rétrospection sur son passé, qu'on le veuille ou non, on fonctionne toujours par rapport à son histoire. Donc, on essaye de comprendre ce qui en ressort, on fait son examen de conscience. Très souvent, au préalable, on a des indices qui permettent de voir qu'il n'était pas forcément le « bon », mais on trouve des alibis, on fait la sourde d'oreille... Est-ce cela notre part de responsabilité ? S'apitoyer sur son sort n'apporte rien de bon, on laisse tomber le schéma bourreau/victime. Il est souhaitable de faire le point, se questionner sans être dans un rôle de victimisation. En clair, on est toujours à la recherche d'une personne qui comblerait nos fissures émotionnelles, notre besoin de dépendance affective. 

Alors pour s'en remettre, on (se) PARDONNE. D'où l'intérêt de s'occuper un temps de soi (se chouchouter certes physiquement, mais plus particulièrement émotionnellement), d'avoir des activités (toniques, relaxantes) ou bien encore prévoir des soirées, des loisirs entre famille et amis pour évacuer cette douleur et mieux rompre le lien – l'attachement à l'autre. Moins on donnera de la matière inutile – pensées parasitaires, débordement de l'imagination, des émotions – plus la rupture sera facile à supporter.

Dans son livre « Se séparer sans se détester » 5 étapes pour se quitter SANS (trop) SOUFFRIR... Et en sortir meilleur(e), la psychologue Katherine Woodward Thomas explique comment « apprendre à se quitter dans la bienveillance, sans détruire l’autre, ni se démolir, sans détester l’autre, ni se haïr ». La rupture bienveillante permet de se reconstruire, de mettre de l’ordre dans son psychisme « en introduisant certains discernements salutaires : distinguer le passé du présent, le dehors du dedans, la réalité des images, le besoin du désir, et notamment l’enfant intérieur de la personne adulte ». 

En effet, on se recentre sur son intériorité (qu'on a peut-être longtemps laissé de côté). Par la suite, on arrive à se reconnecter à sa bonté profonde pour une meilleure estime de soi. Katherine Woodward ajoute qu'il faut « s’armer de patience, puisque l’exigence que « tout soit terminé rapidement » risque de multiplier les complications et de retarder le dénouement ! ». Elle accompagne ses explications de témoignages, d'exercices pratiques comme le rituel d'un dîner de rupture...

Maintenant, on est prête à associer le mot bienveillance à cet événement pour moins souffrir et continuer à vivre plus sereinement. Adhérer à cette conception, c'est une aubaine pour mieux se connaître « avec la promesse de devenir soi, intérieurement libre, confiant dans ses capacités, mais conscient de ses limites ».  Heureusement, un jour, on passe à autre chose, ça ne fait plus mal, le deuil (si l'on a bien fait) et le temps y contribuent. Eh oui, ce qui ne tue pas rend plus forte.




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