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Rebecca Valentine Marival : « Je remercie Kassav pour son travail, il a fait avancer le zouk et le créole, et continue de le faire voyager »


Par | Le 19 Novembre 2016 | Lu 784 fois

Depuis sa plus tendre enfance, Rebecca Valentine Marival entretient une relation particulière avec le zouk. Un lien si fort que cette Guadeloupéenne a bâti la majeure partie de sa carrière à promouvoir ce genre musical si propre aux Antilles françaises. L’attachée de presse et responsable de promotion musicale accompagne les artistes au fil de leur carrière. Un métier et une passion qui l’ont rendue incontournable dans l’industrie musicale caribéenne. À l’approche des dernières dates de concert du légendaire Kassav, elle revient sur son expérience et partage son ressenti sur l’évolution de cette musique… encore (trop souvent) mal jugée.



Lecture optimisée sur vos ordis   12 min

Girlykréyòl : Vous êtes une experte en la matière, quelle est votre définition du zouk ?
Rebecca : Avant d’être un genre musical, le zouk est pour moi culturel et identitaire. C’est amusant parce que les gens qui me côtoient se moquent régulièrement de l’amour que j’ai pour le zouk. Nous savons quelle image il a encore auprès de l’opinion publique. Il reste perçu comme un style de musique assez festif. D’ailleurs, beaucoup estiment que ce n’est pas de la musique. Je pense avoir un rapport autre avec le zouk, un rapport très sentimental. Je suis d’origine guadeloupéenne par mes deux parents et j’ai grandi à Nanterre dans la banlieue du 92. Et mon père m’a toujours parlé en créole. Même si nous écoutons la musique française qui passe à la radio, chacun dans son foyer écoute la musique de chez soi. Chez nous, durant le week-end, quand ma mère faisait le ménage, c’était du Kassav, du Tabou Combo, etc. Le zouk reste pour moi très culturel, et c’est vrai que je suis assez déçue qu’il ne soit pas considéré à sa juste valeur.

Girlykréyòl : Trouvez-vous que le zouk a perdu de son essence ?
Rebecca :
C’est justement l’un des sujets sur lesquels j’évite de me prononcer, car il suscite toujours des haussements de voix. Souvent, lorsque j’entame un débat sur le zouk, que ce soit avec des personnes issues de l’industrie musicale ou bien des amis ou membres de ma famille, certains ont tendance à minimiser le zouk par rapport à d’autres genres. Aujourd’hui, je pense qu’il y a simplement une évolution plutôt normale. Au départ, on ne parlait que de Kassav, car ils ont été les premiers, mais il y a différents courants de zouk. D’autres artistes ont suivi. Concernant le débat sur « le zouk d’avant » et « le zouk d’aujourd’hui », ma réponse est très simple : dans toutes les musiques, il y a du bon et du mauvais.
Les premiers succès de Kassav ou encore Tanya Saint-Val qui sont de dignes représentants de ce que certains appellent le « zouk d’avant » ont eu lieu à une époque où le genre était en pleine création, où il y avait matière à innover. Aujourd’hui, 38 ans après Kassav, les représentants de la jeune génération sont des artistes qui ont reçu cet héritage. Certains ont grandi dans l’Hexagone, ont été influencés par d’autres courants musicaux qu’ils ont entendus à la radio. Je dirais que considérer que le « zouk d’avant » est meilleur est aussi une affaire de nostalgie. Dans ma playlist, on trouve des morceaux qui datent des années 80-90 et qui sont reliés à des histoires et passages de ma vie, mais j’écoute également des morceaux des années 2000 à nos jours. J’aime beaucoup les chanteuses Fanny J et Princess Lover, pour citer quelques interprètes. Leurs titres me parlent.
Et d’ailleurs dans le « zouk d’avant », il y a des chansons sur lesquelles nous adorons danser alors que les artistes de l’époque ne chantaient pas tous aussi juste qu’aujourd’hui. Et puis certains textes sont meilleurs que d’autres. J’aime écouter les paroles de Jocelyne Béroard qui sonnent comme de la poésie, mais aussi celles des plus jeunes… Le zouk, pour moi, sert à parler de sentiments comme le disent certains artistes.
 
CLIP - Kassav : “Syé bwa ” 


Girlykréyòl : Nous en revenons à cette polémique récurrente : le zouk doit-il être chanté en créole ?
Rebecca :
Non, enfin oui… Attendez, je m’explique, car c’est assez hypocrite de ma part. Comme je disais précédemment, j’adore la plume de Jocelyne Béroard et ses textes en créole. Je la remercie d’ailleurs pour ses belles paroles dans lesquelles je me reconnais en tant que femme antillaise. Alors oui le zouk chanté en créole me parle davantage. Et puis je suis profondément guadeloupéenne, j’ai vécu pendant 12 ans sur mon île. Après c’est un débat que j’ai eu l’occasion d’expérimenter au cœur de mon métier. J’ai vu des artistes essayer d’imposer le créole, mais pour être signé par les grandes maisons de disques, il leur a été clairement demandé de ne pas chanter en créole. On leur a même fait des remarques sur leur accent, demandé de mieux articuler, de soigner leur prononciation, leur diction. Et ça ne concernait pas que le zouk… J’ai entendu des choses comme : « Écoute, ton titre il est sympa, mais ton patois qu’on ne comprend pas, tu l’enlèves. Chante plutôt en français ou en anglais, tu pourras être mieux exporté. » Car malheureusement dans l’industrie de la musique, et même dans la société française, il y a des gens qui ne reconnaissent toujours pas le créole comme une langue à part entière.
Après j’ai vécu les choses différemment avec certains artistes. Je pense par exemple à Marvin. Il n’est pas d’origine antillaise, mais il fait du zouk. Et il a choisi d’employer des mots issus du créole dans certaines de ses chansons, car pour lui, c’est une forme de respect de la « culture zouk ». C’est un artiste qui est également francophone et qui a pu exporter ses morceaux en Afrique et dans d’autres pays. C’est drôle, il n’y a pas longtemps avec Orlane, nous avons découvert que certains de ses titres sont joués en Azerbaïdjan.
Enfin malheureusement, même si nous voulions nous imposer, refuser de changer, il faut par moment trouver des parades pour pouvoir justement s’exporter et puis toucher un autre public. Par rapport à la polémique que vous avez soulevée, je pense que l’industrie musicale a permis aux membres du groupe Kassav d’être les premiers à chanter en créole, à s’imposer avec leur langue. Je remercie Kassav pour son travail, il a fait avancer le zouk et le créole, et continue de le faire voyager. Mais il y a beaucoup de groupes à qui l’on n’a pas donné cette chance. En outre, nous ne pouvons pas vraiment aller à l’encontre des jeunes chanteurs d’origine antillaise qui ont grandi à Paris, qui aiment le zouk parce que c’est la musique de leurs parents et grands-parents, mais qui ont simplement envie de créer autre chose ou qui ressentent les choses différemment et choisissent de ne pas chanter en créole.


“ Mais il y a encore un manque de visibilité à déplorer chez nous. Il faut parfois défendre les titres de nos artistes corps et âme auprès de certains médias, tandis que pour des artistes dont la visibilité internationale est déjà acquise, on n’a pas vraiment besoin d’attendre une réunion de programmation…” 
 

Girlykréyòl : Quel regard portez-vous sur l’évolution du zouk ?
Rebecca :
Tous ceux qui me connaissent le savent, j’aime et je me bats pour le zouk. S’il y a une soirée zouk, je suis de la partie. La musique antillaise est riche, et d’ailleurs, ces dernières années il y a eu un véritable essor de la musique urbaine. Bon, dans mon iPhone, c’est vrai que je n’écoute quasiment que du zouk, mais bizarrement depuis un an, je me suis beaucoup tournée vers le kompa1 . Peut-être que, comme je vieillis un peu (rires), j’écoute des morceaux qui me correspondent plus musicalement. J’adore les chansons rythmées, le groove, la musique qui me fait vibrer… Je dirais que dans ce qui se fait actuellement dans le zouk, il me manque l’instrumentalité. J’adore la basse et les cuivres. Je trouve dommage que dans le zouk, il y ait de moins en moins de musiciens.
Nous avons de bons interprètes, de bons compositeurs… Parfois, tu peux adorer une chanson à la radio et lorsqu’elle est jouée en live, tu es déçu. Je trouve aussi qu’un artiste qui sait jouer d’un instrument de musique a par moment une approche plus différente quand il réalise un morceau, il saura quoi demander au compositeur. Je prends l’exemple de Marvin, car je travaille avec lui en ce moment. Il est pianiste et cela se ressent même s’il enregistre en studio sur ordinateur comme tout un chacun. Autre exemple, lors du concert de Yoan que l’on a organisé en mars dernier, il était entouré de super musiciens comme le batteur Grégory Louis ou encore le bassiste Mike Clinton. Et j’ai redécouvert les titres de Yoan de manière… waouh !
 

Girlykréyòl : Et en termes de promotion, en votre qualité d’attachée de presse ?
Rebecca :
En termes de promotion, ça reste compliqué. D’abord, parce que le zouk est encore mal considéré. Mais il y a des artistes qui ont eu la chance de signer dans de grandes maisons de disques. Et puis quoi qu’on en dise, les Antilles font partie de l’histoire de la France.
De plus, il n’y a pas que les Antillais qui apprécient le zouk. Il y a des Brésiliens, des Cap-verdiens, des Portugais qui écoutent du zouk. Hier encore, j’ai découvert un artiste du Surinam dont les rythmiques m’ont assez plu ! Alors aujourd’hui, la promotion d’un artiste ne doit pas seulement être adressée à un public antillais et aux médias antillais. Nous arrivons à ouvrir notre musique à d’autres sphères. Je pense au projet « Dis l’heure 2 Zouk » du rappeur d’origine congolaise Passi. Je l’avais interviewé pour comprendre d’où lui était venue cette idée. Il m’avait raconté qu’il avait grandi en banlieue à Sarcelles, avec des Antillais et que dans les soirées à la cité, le zouk c’était la session slow. La donne a aussi un peu changé grâce à Internet et aux réseaux sociaux. « Mais il y a encore un manque de visibilité à déplorer chez nous. Il faut parfois défendre les titres de nos artistes corps et âme auprès de certains médias, tandis que pour des artistes dont la visibilité internationale est déjà acquise, on n’a pas vraiment besoin d’attendre une réunion de programmation... » J’ai envie de dire qu’avec l’essor de YouTube, ce ne sont plus vraiment les programmateurs qui décident des prochaines tendances et des futurs tubes.
Il y a des morceaux qui deviennent des succès à la radio parce qu’ils l’ont été sur Internet. Et comme bon nombre de personnes, je sais que dans ma consommation personnelle, on retrouve des morceaux qui ne sont pas forcément médiatisés, mais qui ont déjà été repérés par les internautes.
Je pense que ce « nouveau système de diffusion » peut aider les artistes qui cherchent à se faire une place, parce que si tu n’es même pas diffusé chez toi, pourquoi est-ce que je m’intéresserais à ce que tu fais ? Selon moi, les médias ont un rôle important à jouer. Je regrette encore que des personnes me disent « Rebecca, il n’y a plus de bons zouks aujourd’hui » alors qu’ils n’écoutent pas les albums en entier, mais juste un titre qui passe en boucle à la radio. Je pense à l’album Intemporelle d’Orlane (pour ne citer que celui-ci parmi mes préférés), beaucoup de gens ne connaissent que la chanson Chokola alors qu’il y a plus de 12 titres…
 
  CLIP – Dis L’Heure 2 zouk « Laisse parler les gens »


Girlykréyòl : C’est (normalement) le dernier show du groupe Kassav, est-ce que ça vous rend nostalgique ?
Rebecca :
Oh, je suis nostalgique depuis longtemps ! J’ai une histoire particulière avec Kassav, ce groupe que mes parents écoutaient sur des cassettes audio quand j’étais petite. Il a marqué mon enfance, surtout avec l’album An ba chen’n la. J’ai grandi avec la musique de Kassav et je me retrouve grâce à mon métier à côtoyer ses membres dont certains sont même devenus des amis. (…) Kassav a annoncé sa dernière tournée, mais ça fait près de 5 ans que je me demande qui sera la relève. Kassav a 38 ans de carrière, il faut bien se dire que la fin peut être proche. Quel groupe live va faire le tour du monde, mettre notre culture en avant et faire le show comme eux ? Ils vont me manquer.
Je n’ai pas envie d’entendre des gens dire que le zouk mourra avec Kassav. Quel groupe aura cette vitalité ? Cette force ? En Afrique, Kassav ce sont des dieux de la musique. Et quand on parle de Kassav à des personnalités africaines, les réactions sont extraordinaires. Dire que tu connais Kassav fait de toi quelqu’un de chanceux (rires). Kassav me rappelle aussi des souvenirs avec ma mère, comme un concert au Stade des Abymes qui s’est transformé en un vrai moment de folie, le public était en transe. Grâce à mon travail de journaliste, j’ai eu accès au backstage. J’ai même passé un 31 décembre avec eux à Saint-Martin. Mon dieu… que de souvenirs ! Je me sens vraiment chanceuse et nostalgique. Oui, j’aimerais égoïstement qu’ils continuent. J’ai peur que la transmission ne se fasse plus. Je le vois avec mon fils de 17 ans. Si je n’étais pas sa maman, je ne suis pas sûre qu’il se serait intéressé à Kassav (rires). Les jeunes de maintenant sont davantage sensibilisés par ce qui passe à la radio ou ce qui crée du buzz sur le net et davantage par la musique américaine.
En tout cas, je suis très très fière de Kassav. Merci à Pierre-Édouard Décimus. Cet homme a fait beaucoup pour notre musique, on peut parler des Vikings, de Tanya Saint-Val à qui il a donné sa première chance. Je ne sais pas si c’est le fait d’approcher des 40 ans, mais ce qui me manque avec la nouvelle génération, c’est la transmission. J’adore écouter les histoires des copains sur la création et l’histoire de telle ou telle chanson, les anecdotes de concert, leurs souvenirs…


“J’espère que la génération à venir sera respectueuse de ce que Kassav nous a apporté. ”
 

Girlykréyòl : Et pouvez-vous imaginer le zouk sans Kassav ?
Rebecca :
Je ne sais pas comment répondre à cette question… Mais je dirais non pour tout ce que Kassav représente. Malheureusement, la vie doit suivre son cours, on perd des gens, mais il faut continuer à vivre. C’est une continuité, il y a eu un travail et il doit se poursuivre. Mais je me questionne souvent, me disant : « Qu’est-ce qu’on fera quand les membres de Kassav nous diront qu’ils n’ont plus la force de prendre l’avion, de voyager, de composer ». De plus, aujourd’hui de nombreux artistes comme Tanya ou Tony (Chasseur) expriment l’envie de se consacrer à des projets plus personnels, tournés vers des styles qui leur plaisent beaucoup. Je prends aussi en exemple Jocelyne Béroard et sa chanson Lapli Pé Tonbé sur la compilation Créole Pop de Joël Jaccoulet.
Non, je n’imagine pas le zouk sans Kassav. J’écoute toujours autant l’album An ba chen’n la et l’album Tékit izi me rappelle une période de ma vie. Le dernier album en date Sonjé, même s’il a été décrié par ceux qui estiment que ce n’était pas comme le « Kassav d’avant » m’a beaucoup plu. J’adore la chanson Tinayis ! Donc après Kassav, le zouk continuera d’exister et d’évoluer, comme la pop l’a fait après Michael Jackson. J’espère surtout que la génération à venir sera respectueuse de ce que Kassav nous a apporté. Ainsi que d’autres artistes, comme la chanteuse Édith Lefel, qui a d’ailleurs travaillé et chanté avec Kassav.

Girlykréyòl : Si vous deviez présenter le groupe Kassav à quelqu’un qui ne les connaît pas, que diriez-vous ?
Rebecca :
Premièrement, je ne dirais pas uniquement que c’est le groupe qui chante Zouk la sé sel médikaman nou ni, même si ça reste un hymne et que je suis toujours très bluffée par la manière dont les gens deviennent fous sur cette chanson. En fait, j’ai une tendance à ne pas écouter les titres que tout le monde aime et que les médias choisissent de diffuser, Tony Chasseur vous dirait que je suis fatigante. (Rires) Alors, mon discours serait plutôt : Kassav c’est le plus grand groupe français d’origine antillaise. C’est le premier groupe français à avoir fait le Stade de France. C’est un groupe qui a fait énormément de shows et de plateaux TV. C’est le premier groupe français noir à avoir joué en U.R.S.S. C’est le groupe qui a créé le zouk. C’est aussi le groupe dont j’attends impatiemment la biographie.
Récemment, je regardais un documentaire sur Joe Dassin et dans lequel on découvre de nombreuses informations inédites le concernant. J’aimerais que Kassav ait droit aussi à son documentaire, avec ses anecdotes et pas des clichés sur le zouk.
Il y a quelqu’un dont j’ai apprécié dernièrement le discours sur le zouk, c’est Alex Catherine. J’ai aimé qu’il prône l’importance de valoriser le zouk parce que c’est notre culture, notre identité. Il explique pourquoi c’est important de chanter en créole. Il vient d’une famille où c’est la langue que l’on parlait à la maison. Lors de son dernier concert à Paris, il a fait un discours empreint d’unité et de partage. Il disait entre autres qu’il ne comprenait pas que lorsque l’on fait une soirée aux Antilles, pour chasser les gens on passe du zouk… et le pire c’est que ça fonctionne.

Girlykréyòl : Donc, aujourd’hui, comment concrètement valoriser concrètement le zouk (la musique de chez nous) ?
Rebecca : 
Je n’en démords pas : les médias. Il faut que certaines arrêtent de donner une mauvaise image du zouk. Je regrette que certaines interviews de nos artistes ne soient pas plus poussées. J’aimerais que l’histoire de nos artistes soit plus connue, que l’on ne se focalise pas seulement sur le dernier single qui passe en boucle, mais qu’on s’intéresse à l’album entier, aux textes, à la carrière… Regardez Victor O, il parle d’amour dans ses chansons, mais pas seulement. Victor O, c’est un mélange de rythmiques, de cultures, de langues… Et il a dû faire un Vini Dou pour être diffusé sur certaines radios populaires.
Il y a des artistes qui, pour ne pas être cantonnés dans des catégories et être minimisés, disent faire de la musique créole alors que certaines des sonorités qu’ils choisissent sont profondément zouk. Je me souviens qu’en 2008, j’étais allée en Jamaïque pour la Fashion Week et ma copine styliste avait choisi Akio et Soleil de Kassav, pour son défilé. Une styliste trinidadienne est accourue vers nous pour nous demander quelles étaient ces chansons parce que ça sonnait comme la musique traditionnelle de chez elle.
Aujourd’hui, il faut que l’on mette en avant les talents de chez nous. Il faut que les médias jouent leur rôle de transmission d’informations. Victor O, ce n’est pas que Vini Dou. Orlane, ce n’est pas que Chokola. Ce ne sont pas ces seules chansons qui les définissent. Il y a des artistes et des musiciens qui passent des nuits entières à ne pas dormir pour réaliser un album, il ne faut pas l’oublier. Enfin, ce sont des débats interminables, parce qu’il y a du bon et du mauvais dans toute musique. Et j’ai l’impression que concernant le zouk, on ne montre que le mauvais… Il est temps d’arrêter.
1 Genre musical originaire d’Haïti

CLIP – Kassav « Filé Zétwal »


Rendez-vous sur Facebook pour voir le top 3 Kassav' de Rebecca Valentine Marival, en cliquant sur le lien http://bit.ly/2g8vUbC



Sélène Agapé
Jeune journaliste, ma curiosité maladive se marie plutôt bien avec ma passion de l’écriture. En savoir plus sur cet auteur


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