Qui se cache derrière le jardin d'Anichi ?


Qui se cache derrière... | Par La Rédaction | Le 4 Juin 2016 | Lu 295 fois

La maîtresse des lieux nous a conté sa vie, le jardin à travers ses mots. Les photos du jardin d'Anachi font une promesse, celle du bien-être. GK a voulu en savoir davantage sur la créatrice de ce lieu nature. Allez, en route !


Qui se cache derrière le jardin d'Anichi ?
Mylène Richard est une femme active ; du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours aimé la nature. « Mon père est un féru de nature, il avait également un jardin magnifique. Je crois que j'ai ça dans le sang », dit-elle avec le sourire. Basse-Terrienne, elle a 43 ans (au moment d’écrire ces lignes), elle est afro-amérindienne (comme elle se décrit), élevée à la campagne. « Je passais le plus clair de mon temps chez mes grands-parents, c'est ma grand-mère qui m'a appris à planter des fleurs, élever des animaux : on avait des poules, des cabris, des cochons, des lapins, des canards... On jouait dehors, on ne connaissait pas ça, de rester scotchés devant la télé. On était libres une fois les tâches quotidiennes réalisées. Je jouais dans les arbres, à la dînette avec les fruits du jardin et les œufs d'anolis. »

LE TOURISME, ELLE S'Y CONNAÎT

Folle d’économie, Mylène a passé un Bac B : « J'adorais l'économie, mais pas les maths ». C'est dans le tourisme qu'elle fera ses armes : « J’ai commencé à travailler durant mes études de BTS Tourisme, option Conception Commercialisation. Grâce à ma prof de Marketing, j'ai pu me lancer en freelance dans une entreprise de transports. Examen en poche, j'ai intégré Air France, puis une agence de voyages pour devenir, à 23 ans, formatrice dans le domaine touristique. Quelques années après, j'ai créé en parallèle ma première boîte Caribbeann Spirit (spécialisée dans l'accueil des personnes à mobilité réduite), puis la crise aérienne est passée par là … J'ai quitté la Martinique où j'avais passé 7 ans et je suis rentrée au bercail, en Guadeloupe. J'ai eu du mal à digérer, et puis finalement, j'ai fait une rencontre, ce qui a permis la création d'une nouvelle entreprise, le Pécheur de Rêves : excursion en mer ou en mangrove dans une version traditionnelle et écologique. Puis les associés se sont séparés, fin de l’aventure. Entre-temps, il y a eu un grand moment de flottement ».

SA VIE A (RE)COMMENCE AVEC CE NOUVEAU PROJET

Cette femme speed et hyperactive, comme le disent ses amis, a découvert ce qui deviendra le jardin d'Anichi en sillonnant des routes inconnues lors de ses escapades. « C'était une fin d'après-midi, on a atterri dans un espace plein d'herbes folles, j'ai tout de suite aimé l'endroit. J'ai cherché à prendre contact avec le propriétaire, entrepris des démarches et j'ai pu commencer à construire un lieu en accord avec mes convictions profondes. Il me faut des arbres, de la fraîcheur, des montagnes. En fait, c'est l'endroit qui m'a choisi ». C'est en 2012 que le jardin d'Anichi voit le jour. Et si Mylène tient à quelque chose, c’est bien à ses racines : « Anichi, c'est un hommage à une partie de mes origines. Le mot vient de l'Arawak, ancien "Anichi" aujourd'hui "Anshi", qui signifie qui a du cœur, de la vitalité et du courage ». Ça tombe bien ! « Il y a un immense travail à faire et peu de moyens », mais cette férue de bricolage et de décoration aime créer avec ses mains. « Je suis ce qu'on appelle un "Michel Morin", je fais tout ce que je peux faire dans le jardin : débroussailleuse, tronçonneuse, élagueuse, broyeurs de végétaux et sabres sont mes outils de travail principaux. Je m'occupe des fleurs, du potager, du verger que je suis en train d'enrichir avec de nouvelles plantations pour un espace pépinière et de plantes médicinales. Et enfin la cuisine, j'y fais une cuisine vivante où se mixent amour du goût, de la tradition, de la santé et créativité ».

ELLE EST À FOND GAÏA

Elle se réveille à 5h00 du matin avec le chant des oiseaux : « Je crois en la vie présente partout, dans les Arbres, la Terre, les Eaux. Je crois aussi en la puissance de l'Amour, seule nécessité absolue pour moi. Je crois en Dieu », résume-t- elle. « Je dirais que l'homme moderne a oublié une chose fondamentale : il fait partie de la Nature. Pour moi, la Nature n'est pas un élément extérieur, l’Homme n'est pas né ex-nihilo. En nous détachant de la Nature, nous nous détachons d'une partie de nous-même et c'est la raison pour laquelle nous souffrons de tant de maux aujourd'hui. Et qu'on arrête de dire de sauver la planète, ce discours est faux et c'est pour ça que si peu se sentent concernés. La planète nous survivra quoi qu'il arrive, par contre nous, nous risquons de disparaître quand nous aurons tout saccagé ». Mylène a le profil idéal de l’écocitoyenne « J'abhorre les ennemis du Beau, ceux qui ont un besoin maladif de salir partout où ils passent. »

ELLE EST HÉTÉROCLITE

En plus de la Nature, qu'est-ce qui peut bien passionner Mylène ? « Je peux être speed, mais aussi prendre mon temps, cela dépend du moment, de ce que je fais et avec qui je le fais. D'une manière générale, pour moi, il y a des choses qu'on peut faire vite et d'autres qu'il faut savourer. Ce que j'aime ? La mer, j'ai mon permis bateau. Je suis également une lectrice boulimique, j’apprécie la poésie, j'aime l'art, en particulier la peinture et la sculpture. La musique aussi, du gwo-ka en passant par la soul. Les balades en forêt (faire un gommage à l'argile rose dans nos rivières et des bons bains, ça rend la peau douce). Les voyages en connexion avec les gens, mais plus particulièrement, la Guadeloupe : j'aime mon île, j'y suis viscéralement attachée, à chaque voyage que je fais, je me rappelle à quel point mon île est belle. »

Découvrez le jardin : site
Facebook




Facebook
Twitter
Google+
Téléchargez l'application Android
Mobile
YouTube Channel
Podcast







cookieassistant.com