Protections intimes : que choisir ?


Par La Rédaction | Le 28 Octobre 2017 | 0 commentaire(s)


Une femme jettera entre 10 000 et 17 000 protections hygiéniques jusqu’à sa ménopause. Il existe aussi des alternatives écologiques. On fait le point.



© Fotos 593
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LA SERVIETTE LAVABLE

Naturelle à 90 % avec des matières comme le coton, le chanvre… certifié AB si on l’achète. Or, on a la possibilité de les fabriquer soi-même. À chacune sa préférence !

Avantages : écologique, durée de vie 5 à 10 ans.
Inconvénients : Pas aussi pratiques que les serviettes hygiéniques. Obligation de passer à chaque fois à la machine à basse température ou de laver à la main. Mieux vaut vérifier les compositions de sa lessive. Dilemme !

LES SERVIETTES HYGIÉNIQUES

Elles sont connues de toutes, à la différence de la serviette en tissu lavable, c’est une mince couche de matière auto-adhésive qui absorbe le liquide menstruel. Elles sont composées de matériaux non-tissés en polypropylène ou mélange de polypropylène/polyéthylène/polyester/viscose, fibres de bois, pâte de cellulose, mélange de différents polymères et résines synthétiques, parfum, encre... La liste est longue.

Avantages : les différentes tailles, l’absorption en fonction du flux, la neutralisation des odeurs, la facilité au quotidien.
Inconvénients : certaines substances toxiques contenues dans les serviettes peuvent passer dans l’organisme de la femme par la peau. Mais les études indiquent que la présence de résidus est en dessous des seuils fixés par la réglementation française. Si on a la fibre écolo, ce n’est pas très écologique, mais pour l’instant, la serviette idéale n’existe donc pas.

LA CULOTTE THINX

En coton bio – composée de quatre bits de technologie qui la rend antimicrobienne et avec une application d’argent pour les peaux sensibles. Elle absorbe l’humidité, tout liquide dans la couche mince, résiste aux fuites, lutte contre les bactéries. Selon le modèle – du string au shorty – choisi, elle peut contenir jusqu’à 2 fois (10 ml) la valeur de liquide régulière d’un tampon hygiénique. Elle est réutilisable, il suffit de la rincer immédiatement après utilisation, puis la mettre au lavage à froid et de la suspendre pour le séchage. Exit l’eau de Javel ou l’assouplissant.

Avantages : écologique, on réduit la quantité de protections jetées.
Inconvénients : si on a un flux abondant, il est nécessaire d’avoir une autre culotte pour se changer et/ou un autre mode de protection. Cette culotte remplace pour de bon les protège-slips, mais doit être utilisée conjointement avec les tampons ou les coupes menstruelles, en sachant que la plupart des femmes utilisent plus de 3 serviettes par jour. Mais ça reste une révolution !

LE FLUX INSTINCTIF

C’est la méthode 100 % nature pour vivre ses écoulements en pleine conscience, on apprend à contrôler ses règles et à ne plus utiliser les protections dites classiques. Comment ? On gère de la même manière qu’une envie d’aller faire pipi. On apprend à contracter le périnée pour retenir le flux à l’intérieur et par la suite « se vider ». Au fur et à mesure qu’on écoute son corps, on a plus de facilité à savoir quand aller « se vider ». Et pendant le sommeil ? Normalement, le vagin se contracte en position couchée et met en repos le flux.

Avantages : presque zéro utilisation de protections. 
Inconvénients : la plupart du temps, on sent quelque chose au moment où le sang sort du vagin. Donc, non seulement il faudra plusieurs cycles pour « contrôler » son flux, mais aussi gérer les accidents. Impossible de se passer de protège-slip. Ce n’est pas de tout repos surtout quand on travaille à l’extérieur.

LES TAMPONS

À base de coton purifié, polyester, rayonne, etc. Ils garantissent de garder les règles secrètes parce que c’est une protection invisible avec n’importe quelle tenue, et même lors des baignades.

Avantages : la liberté, très discret, permet de faire du sport sans soucis.
Inconvénients : la médiatisation sur le Syndrome du choc toxique lié aux tampons met à mal ce geste banal de la plupart des femmes lors de leurs menstruations. Mais qu’est-ce que c’est, le syndrome du choc toxique (SCT) ? C’est une affection rare, grave, causée par une bactérie, le staphylocoque doré qui est naturellement présent chez 30 à 40 % des individus. Ce n’est pas la composition du tampon qui est la cause, mais la stagnation du sang menstruel avec certaines protections qui entraîne chez les femmes la multiplication de cette bactérie. 

LA CUP

C’est une petite capsule en silicone ou en latex en forme de cloche renversée avec une petite tige facilitant le retrait. Elle s’introduit avec les doigts dans le vagin. Elle doit être vidée et rincée à l’eau claire plusieurs fois par jour.

Avantages : réutilisable une dizaine d’années selon les fabricants.
Inconvénients : la manipulation peut être compliquée en fonction des femmes. Des tests ont montré que comme les tampons, la cup est également concernée par le SCT (Syndrome du choc toxique), mais cela n’a rien à voir avec sa composition. Sur le site Internet Santemagazine.fr, la docteure Élisabeth Paganell explique que « Quand un tampon est plein, il déborde. Avec une coupe, le sang risque de refluer. Or, l’endométriose est une maladie liée à un reflux sanguin », du coup la cup est aussi déconseillée après un accouchement ou une IVG par aspiration. 

BON À SAVOIR 

Les symptômes du SCT (Syndrome du choc toxique) débutent comme une grippe, avec une fièvre forte, une fatigue extrême, des troubles de la conscience, un rash (éruption) maculaire (coup de soleil), une myalgie (douleurs musculaires), de la diarrhée et des vomissements... Quand on a un de ces signes – entre trois et cinq jours après l’infection – on consulte rapidement son gynécologue ou on va directement à l’hôpital.

Il est important, lors de l’utilisation de ces deux protections périodiques (tampon et cup, en général) de : 1/respecter les règles d’hygiène comme se laver les mains avant et après manipulation,
2/utiliser un modèle adapté en fonction de son flux,
3/ne pas garder ces deux protections plus de 4 heures environ,
4/les enlever la nuit pour limiter le risque.
Il est souhaitable au cours de sa période d’alterner tampons et serviettes hygiéniques. Et de veiller à ne jamais oublier de retirer le tampon.




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