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Olivia Montauban, à fond les pédales


Portraits | Par | Le 2 Août 2014 | Lu 1370 fois


Avant 2007, Olivia Montauban n'était jamais montée sur un vélo. Et pourtant, à 22 ans, cet enfant des îles semble être désormais, la nouvelle coqueluche bleu-blanc-rouge du cyclisme sur piste.
 
On est en août 2006, le tour de la Guadeloupe bat son plein et la jeune fille remarque une petite annonce qui parle de cyclisme sur piste. " Comme chaque année, je vivais à fond le tour de la Guadeloupe et je me rappelle que durant l'événement, il y avait une petite annonce, qui incitait les jeunes à venir découvrir la piste. Je ne connaissais absolument pas cette discipline à l'époque."
Sa vie de cycliste commence donc peu de temps après, en janvier 2007, quand elle prend sa première licence au club de l'Excelsior. "Personnellement, je ne faisais pas de vélo, sauf, pour aller faire des courses pour ma mamie (rires). Je faisais de l'athlétisme. En rentrant en 2nd scientifique, mon objectif était de me consacrer entièrement à mes études; j'ai donc décidé d'arrêter l'athlétisme auquel je consacrais beaucoup de temps, et, pour maintenir la forme et avoir une activité sportive, je me suis inscrite au cyclisme sur piste."
C'est ainsi que quelques mois plus tard, la jeune Guadeloupéenne devient à la grande surprise de tous, championne de France du 500 mètres Juniors.

Le coup de fil inattendu
 
Quelques jours après son premier titre, elle reçoit un coup de fil de Florian Rousseau, entraîneur piste sprint de l'INSEP de l'époque, qui l'encourage à rejoindre le centre de formation. "J'étais seule quand j'ai reçu le coup de fil de Florian. Il me faisait une très belle offre, mais je n'étais pas vraiment prête à quitter mon île, mes amis et surtout ma famille. Ma première réaction a été : Me..., je vais devoir vivre en France." Mais Florian Rousseau insiste. "Après réflexion, je décide néanmoins d'accepter son offre, sans attendre le retour de ma mère, ni même son autorisation, car j'étais toujours mineur à l'époque (rires)."
Elle intègre donc très rapidement la structure et son programme d'entraînement.
"Les choses se sont rapidement enchaînées entre : ma victoire au championnat de France, mon retour en Guadeloupe et mon départ définitif pour m'installer en métropole."

Dès l'instant, l'histoire est en marche; du moins celle d'Olivia Montauban. Des Abymes où elle a grandi, au pôle de l'INSEP où elle réside depuis son arrivée en Métropole la jeune fille en a parcouru du chemin.
 
En plus de son titre de champion de France du 500 mètres, cette même année, elle décroche l'or par équipes en vitesse aux championnats du monde avec Magali Baudacci. Elle conserve ses titres l'année d'après et y ajoute celui de championne d'Europe de la vitesse par équipes avec Laurie Berthon. L'athlète surplombe la discipline, jusqu'en 2010 : passage à la catégorie supérieure. " En élite, j'ai été de suite confrontée à des filles de 25 ou 28 ans ; je n'étais qu'une gamine à côté ! En plus des blessures, je passais mon BAC et le permis de conduire donc en gros, cette année-là, je n'ai pas pu franchir le palier supérieur."

Dès la saison 2011, Olivia Montauban fait rapidement son retour sur les plus hautes marches du podium et enchaîne de nouveau les récompenses avec notamment : l'argent de la vitesse et du Keirin espoirs en 2011 aux championnats d'Europe; le bronze du 500 mètres espoirs en 2012 avant de retrouver son titre de championne de France de vitesse la même année...
 

Olivia Montauban, à fond les pédales
Aujourd'hui, Olivia s'est familiarisée avec son nouvel environnement, cependant, elle ne manque pas l'occasion de retourner "chez elle" dès qu'elle le peut. "Je n'aime toujours pas les entraînements dans le froid... ou je crois que c'est le froid tout simplement ! Mais on va dire que je m'y fais et puis je n'ai pas vraiment le choix. En ce qui concerne mon île, j'y retourne constamment. À chaque fois, c'est l'occasion pour moi de me ressourcer en retrouvant mes amis, ma famille..."

Reine de beauté
 
Pour échapper à ce monde qui tourne en rond, l'athlète s'adonne à son passe-temps préféré : le shopping. Très élégante, la Guadeloupéenne qui dit " assumer sa féminité jusqu'au bout des ongles " est devenue l'icône de beauté par excellence au sein de ce sport dit masculin. Une image que cette dernière prend soin d'entretenir et de développer notamment grâce à son partenariat avec la marque Frédéric M. "Je connaissais déjà cette marque, car ma mère en utilise les produits.

Quand Serge Munoz, qui est fan de cyclisme m'a proposé cette collaboration, j'y ai vu une très belle opportunité. Être en partenariat avec cette marque me plait d'autant plus qu'elle propose de très bons produits et ça, partout dans le monde, des Antilles en passant par la Métropole et l'océan Indien... "

 
Et qu'il y a-t-il dans le sac d'une cycliste très féminine ?

Un gloss de chez Frédéric M "Il hydrate et parfume parfaitement mes lèvres" ;
Un mascara de chez L'Oréal " Le violet, car il est nickel pour avoir du volume" ;
Une crème pour les mains de chez Frédéric M "Le produit indispensable" ;
Un portable " L'objet indispensable pour me joindre, donc je l'ai toujours avec moi" ;
La carte bleue " L'objet indispensable pour le shopping, donc je l'ai également toujours avec moi" ;
Des lunettes " Pour le soleil forcément" ;
Des clés " Comme monsieur et madame tout le monde".

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Nancy Lafine
Passionnée par l'écriture... En savoir plus sur cet auteur


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