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Malika Tirolien, I'm not the one


Par La Rédaction | Le 15 Mai 2012 | Lu 1090 fois


Malika, pouvez-vous vous définir en deux mots ?

Pour me décrire en 2 mots, je dirais : volonté et énergie.
Malika Tirolien, I'm not the one

Vous avez étudié à l'université de Montréal en chant Jazz, donnez-nous plus de détails ?

J'ai effectivement étudié en chant jazz à l'université de Montréal. J'ai obtenu mon diplôme en 2005. Ce fut une merveilleuse expérience que je suis fière d'avoir vécue. Étudier en jazz m'a permis d'acquérir des connaissances musicales qui me permettent d'être indépendante, car je peux composer moi-même mes mélodies, mes harmonies vocales, mes accords, mes rythmes et je peux aussi les écrire sur partitions. Cela facilite le travail personnel, mais aussi le travail en groupe avec des musiciens que je rencontre pour la première fois par exemple.

Qu'est-ce qui à changé pour vous d'intégrer le groupe Groundfood ?

Intégrer le groupe Groundfood me fait grandir chaque jour, car j'ai la chance de côtoyer des musiciens incroyables qui ont déjà une expérience monstre ! Par exemple, le bassiste du groupe, Mark Haynes a déjà travaillé avec Janet Jackson, Patti Labelle, Mint Condition et j'en passe!! L'université de Montréal a intégré dans son programme, l'étude harmonique d'un album entièrement conçu par le guitariste Jordan Peters ! Et le batteur, Jahsun, est le créateur d'un concept d'improvisation organique en groupe appelé KALMUNITY VIBE COLLECTIVE. Ce concept brillant, permet de rencontrer les artistes les plus talentueux de la ville qu'ils soient danseurs, chanteurs, poètes, rappeurs, musiciens ou peintres et de collaborer avec eux le temps d'une vie, d'un album, d'une soirée ou d'une chanson ! Parker Shper est un pianiste de très haut niveau qui est un parfait exemple de symbiose totale entre le jazz le hip-hop, la soul et le rock. C'est un véritable honneur de travailler eux.

Vous avez joué avec des Artistes renommés, quel a été votre ressenti ?

Travailler avec Lara Fabian, Coral Egan, Nate James, etc. C'est comme aller à l'école. C'est ouvrir son esprit à un déluge d'informations, d'expériences vécues et de moments de partage. Mais c'est aussi se rendre compte que la célébrité ne change pas tout le monde et qu'il est possible de demeurer sain, humble et au top de son art malgré les nombreux pièges de l'industrie. Voilà ce que ces personnes m'ont inspiré.

Vous vivez au Canada, c'est un tremplin pour votre carrière ?

Oui et non. Je vis à Montréal qui est une grande ville cosmopolite. Qui dit grande ville, dit grand marché et qui dit grand marché dit grand nombre d'artistes. Être chaque jour confronté à ces artistes de toutes sortes ouvre l'esprit et force à se dépasser sans cesse. Cependant, le créneau dans lequel je suis, à savoir la musique soul jazz r&B à saveur antillaise, demeure très underground.

Quelle est l'histoire de votre rencontre avec Leedyah Barlagne et Meemee Nelzy ?

Leedyah Barlagne, je la connais depuis de nombreuses années, car elle a fait partie pendant un moment du Groupe Tri-o-ka dont mes parents étaient les créateurs. Cependant, j'ai travaillé avec elle pour la 1re fois en 2010 lors de ma première petite tournée en Guadeloupe. C'est d'ailleurs à cette même occasion que j'ai travaillé avec Meemee Nelzy (que j'avais eu la joie de la rencontrer dans le studio d'Exxos quelque temps auparavant) car Leedyah m'avait fortement conseillé de lui demander si elle voulait-elle aussi être choriste pour moi pour les spectacles au Bik Kreyol, au Casino du Gosier, Chez Henri à Marie-Galante et à Lakaza. Cette première collaboration artistique a tapé dans l'œil de Michel Mado qui a par la suite donné vie au projet "Fanm Karaib" en première partie de Ruben Bladès dont faisaient toute 3 parties avec Stevy Mahy.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la tournée de Gwadeloup Kréyol Soul ?

Après cela, c'est le Cedac qui nous a proposés à toutes les 3 de faire cette tournée de 13 dates à travers la Guadeloupe cette année et qui a été autant une belle aventure qu'un franc succès ! Tous les gens présents aux différents concerts (le public, les médias, les organisateurs de soirée, les artistes locaux) nous ont tous posé la même question : à quand l'album ? Du coup, nous méditons sur cette question et qui sait, nous pourrons y apporter une réponse très bientôt...

Un dernier mot pour les fans de Girlykréyol ?

Comme dernier mot aux fans de Girlykréyol : merci de soutenir ce magazine qui soutient lui-même les artistes locaux ! Sans vous, nous ne sommes rien !






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