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Les bonnes questions à se poser pour choisir sa contraception


Par La Rédaction | Le 29 Juillet 2017 | 0 commentaire(s)




© Samuel Borges
© Samuel Borges
Oui, oui, à chaque femme sa contraception ! Et nous avons l’embarras du choix. Mais comment choisir la contraception qui me convient ? En se posant les bonnes questions. Quelle est ma situation (mode et rythme de vie, vie amoureuse, situation médicale...) ? Est-ce que j’oublie souvent ma pilule ? Est-ce que ma libido est en berne avec ma contraception actuelle ? Cela vous permettra de choisir, en connaissance de cause, celle qui sera la plus adaptée à votre vie.

Pourquoi la pilule est-elle remise en cause ?

Selon l’Ined, en 2010, 44 % des femmes étaient d’accord sur le fait que la pilule permettait d’avoir une vie sexuelle plus épanouie, malheureusement, le scandale des pilules de 3e et 4e génération a changé la donne, de plus en plus de femmes lâchent petit à petit la pilule. Et en 2014, 42,8 % des femmes qui ont abandonné la pilule pour un autre moyen de contraception reconnaissent avoir une sexualité plus épanouie.

Voici une liste qui vous permettra de comparer :

L’anneau vaginal : s’insère comme un tampon au fond du vagin pendant trois semaines. Au retrait, les règles surviennent (normalement, on est toujours protégée) et on remet, au bout d’une semaine, un anneau neuf. Efficacité à 92 %. Inconvénients :
1. provoque les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée (nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, etc.)
2. ne peut pas être utilisé par les femmes à qui la pilule combinée est contre-indiquée.
3. pas remboursé.
4. parfois gênant pendant les rapports sexuels.

Le diaphragme (en latex ou en silicone) : se glisse dans le vagin, au contact du col de l’utérus, pour empêcher le passage des spermatozoïdes vers l’intérieur de l’utérus. Il se pose au moment du rapport ou deux heures avant et doit être conservé en place huit heures après le rapport. Associé à des spermicides, le diaphragme est plus efficace.  Il peut être réutilisé plusieurs fois. Efficacité à 94 %. Inconvénients : sa manipulation.

La cape cervicale (en silicone) : ressemble au diaphragme, et a le même principe. Associée à des spermicides, la cape cervicale est plus efficace. Elle peut être réutilisée plusieurs fois. Efficacité à 84 %. Inconvénients :
1. à exclure si on souffre d’infections urinaires à répétition ou si on a subi un prolapsus (descente d’organes).
2. gênant si on est mal à l’aise avec le fait de mettre les doigts à l’intérieur du vagin
3. vigilance si on a eu plusieurs enfants, car les modifications physiques liées aux grossesses peuvent réduire l’efficacité.

L’implant : un petit bâtonnet (type allumette) qu’un professionnel vous implante dans le bras. Il contient les mêmes hormones que les pilules progestatives. Une fois mis en place, l’hormone qu’il contient se diffuse directement dans le sang et supprime l’ovulation. Efficace trois ans à 99,9 %. Inconvénients :
1. fait prendre du poids.
2. peut provoquer de l’acné.
3. influe sur le flux des règles.

La pilule : célèbre petit comprimé à avaler 21 jours sur 28, ou parfois en continu, elle peut être œstroprogestative (pilule combinée) ou microprogestative (sans œstrogène). Efficacité à 91 %. Inconvénients :
1. oublis (plus ou moins graves selon le type de pilule).
2. effets indésirables (nausées, diarrhées) qui conduisent à l’arrêter et interactions avec certains médicaments. 

Les progestatifs injectables : une petite piqûre intramusculaire d’un progestatif à renouveler tous les trois mois. Efficacité à 99,7 %. Inconvénients :
1. irrégularité du cycle, peut-être un arrêt des règles ou des règles irrégulières et très fréquentes.
2. mêmes effets indésirables que l’implant (notamment la prise de poids et les troubles des règles) et une fois injectés, il n’est plus possible de les retirer, il faut attendre que leurs effets cessent.

Le patch : un timbre que l’on colle sur la peau et qui libère des hormones. Efficacité à 91 %. Inconvénients :
1. effets indésirables comme la pilule : nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, migraines...
2. pas remboursé.
3. peut se décoller sans que l’on s’en rende compte. Le préservatif masculin : se déroule sur le pénis en érection et empêche les spermatozoïdes de s’échapper dans le vagin. Efficacité à 85 %. Pas d’inconvénients et aujourd’hui reste une des seules protections contre les IST.

Le préservatif féminin : comme le préservatif masculin, il empêche les spermatozoïdes de pénétrer dans le vagin. Il ressemble à une gaine dotée de deux anneaux à ses extrémités. Un placé au fond du vagin, l’autre à l’entrée. Il peut être posé plusieurs heures avant le rapport sexuel. Efficacité à 79 %. Pas d’inconvénients. Aujourd’hui reste une des seules protections contre les IST.

Les spermicides : détruisent ou rendent inactifs les spermatozoïdes. Sous forme de gel ou d’ovule, ils s’insèrent au fond du vagin. Il est recommandé de les utiliser avec un préservatif (féminin ou masculin) ou bien une cape ou un diaphragme pour plus de sûreté. Efficacité à 71 %. Inconvénients :
1. coûteux : 7 à 19 € environ, pour plusieurs doses, non remboursés par l’Assurance-maladie.
2. pas toujours faciles à utiliser.
3. peu efficaces, surtout si on les utilise tout seuls.

Le stérilet hormonal : appelé aussi DIU hormonal (dispositif intra-utérin), il s’insère dans l’utérus. Il contient une hormone progestative et est efficace généralement cinq ans à 99,8 %. Inconvénients : peut provoquer les mêmes effets secondaires que les contraceptifs contenant des progestatifs : petits saignements répétés ou au contraire disparition des règles (ce qui est sans gravité). prise de poids et/ou poussée d’acné.

Le stérilet en cuivre : appelé aussi DIU en cuivre, il est inséré dans l’utérus et rend les spermatozoïdes inactifs. Il ne contient pas d’hormones. Efficacité à 99,2 %. Inconvénients : peut allonger la durée des règles.

La stérilisation féminine : une opération à visée contraceptive (ligature des trompes), considérée comme définitive. Efficacité à 99,5 %. Inconvénients : s’il est possible de faire des réparations chirurgicales, le plus souvent, celles-ci ne rétablissent pas complètement la fécondité, et entraînent parfois des complications (grossesses extra-utérines, en particulier). Par exemple la ligature tubaire (dispositif ESSURE).

Plus d’infos sur : ma contraception.fr, crée par l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)




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