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Laurence JOSEPH : "Je ne savais pas sourire quand j'étais petite, alors le jour où j'ai su, je n'ai pas pu m'arrêter"


Par La Rédaction | Le 1 Août 2011 | Lu 3590 fois

Après un mois dédié à la Beauté, nous changeons d'univers, le Rire, je suis sûre que vous avez déjà vu cette magnifique comédienne à la télé dans DOMINO ou sur scène dans le spectacle Cocktail Épicé. Laurence partage avec nous sa joie de vivre.


Laurence JOSEPH : "Je ne savais pas sourire quand j'étais petite, alors le jour où j'ai su, je n'ai pas pu m'arrêter"
Qui est Laurence JOSEPH?
LJ : Je suis une jeune fille de 27 Ans, 1m74, l’aînée d'une famille de 3 enfants, passionnée de théâtre qui aime beaucoup rire et faire rire depuis son plus jeune âge. Un peu un clown ambulant qui distribue du rire dès qu'il peut mais aussi une personne très altruiste qui aime les gens et qui ne manque pas de discuter (je voulais être assistante sociale ou psychologue). J'aime beaucoup (trop d'ailleurs) parler. « on pawol tèlman bon » (rires) et je suis quelqu'un de vrai, simple et entier mais je suis très sensible, je pleure vite (rires).

Quel est votre parcours professionnel ?
LJ : Mon parcours professionnel est aux antipodes de mon métier actuel, même si je suis toujours restée très proche du théâtre dans mes divers choix. J'ai une licence en science de l'éducation que j'ai obtenue à l'Université Paul Valéry de Montpellier et j'ai beaucoup travaillé avec les enfants en difficulté.
À l'époque, j'ai animé plusieurs ateliers de théâtre pour aider les enfants à s'exprimer. J'ai commencé le théâtre il y a très longtemps, depuis mon plus jeune âge, j'écrivais des saynètes. Ma 1ère pièce de théâtre, je l'ai écrite au collège en 4ème, et c'est grâce à mon professeur de Français qu'on a pu la mettre en scène.
Ensuite au lycée, j'ai continué avec l'option théâtre puis à la fac ou là, j'ai monté un atelier pour les étudiants.
Nous avons fait pas mal de spectacles de manière bénévole. C'est en revenant en Guadeloupe que j'ai voulu me professionnaliser, car je ne me voyais pas travailler dans un autre domaine que la scène, en tout cas le milieu artistique. Alors en 2007, j'ai commencé par intégrer la troupe Courtes Lignes (une troupe amateur) et j'y suis restée deux ans.
J'ai interprété Armandine dans le Dindon de Feydeau un vaudeville puis Vera Claythorne dans Devinez qui de Sébastien Azzopardi une comédie dramatique.
C'est en 2009 que j'ai commencé le projet Domino, série que j'ai co-écrit et que j'interprète.
Série qui est actuellement diffusée sur Guadeloupe 1ère et sur la plateforme Orange-world.
Cette année-là, j'ai aussi co-animé divers podiums donc celui de la fête patronale de Saint-François.
En 2010, j'ai coécrit et joué dans le spectacle de café théâtre Cocktail épicé qui est bientôt à sa 60ème représentation.
Et puis il y eu la présentation de la météo sur Guadeloupe 1ère et Martinique 1ère ou j'ai été « découverte ».
Par la suite, j'ai été mise en scène par José Jernidier pour incarner le rôle de la Kolpotèz, dans le cadre du village de la route du rhum (théâtre de rue).
C'était d'ailleurs une expérience inoubliable et aussi très intense, car j'ai fait 30 représentations en 15 jours (à raison de 2 représentations de 1h /jour). Et puis enfin j'ai coécrit et interprété le sourire du jour, un module humoristique en radio qui passait sur Guadeloupe 1ère.

Est-il difficile d'être une Femme dans votre milieu Professionnel, de travailler en Guadeloupe ?
LJ : Je dirai que oui c'est très difficile car il y a très peu, voir pas du tout de femme (en tout cas de mon âge) dans ce milieu fermé qui est le théâtre. Pour ce qui est de travailler en Guadeloupe s'est vraiment compliqué, car il faut être polyvalent si on veut vivre de son métier. En ce qui me concerne, j'essaie de toucher tous les corps de métiers liés au théâtre, le spectacle vivant, mais aussi la télévision en passant par la radio ou encore l'animation de manière à toujours être active.

Vous étiez Miss Météo sur Guadeloupe première, comédienne, mais la question que je me pose : comment faites-vous pour être toujours souriante, pour dégager cette joie de vivre ?
LJ : Ben en fait je ne sais pas trop, je ne le fait pas exprès. Mais petite anecdote, je ne savais pas sourire quand j'étais petite, alors le jour où j'ai su, je n'ai pas pu m'arrêter... (rires) Non plus sérieusement je suis une bonne vivante et je dirai que j'aime la vie!

Vous êtes une Femme Active, comment conciliez-vous la vie familiale et professionnelle ?
LJ : C'est assez facile pour le moment dans la mesure où je n'ai pas d'enfant donc très peu d'obligations familiales. Mon compagnon étant dans le même métier que moi (en plus de son métier), on arrive à bien se débrouiller, et à avoir encore des grasses matinées. Mais bon parfois je n'ai pas le temps de faire mon ménage comme je voudrais et comme on dit quand ma maison part en voyage j'essaie de faire un « lélé pou gaga voir » (rires). (je passe le balai, range vite fait).

Avez-vous déjà été confrontée à un dilemme de Femme Active ?
LJ : En ce moment même, j'y suis confrontée, car j'aimerais bien avoir un enfant, mais ce n'est pas forcément le moment et puis tomber enceinte en début de carrière comme ça surtout quand on vit de son image, il est préférable de bien réfléchir avant, car on peut louper des occasions en or. En fait, il faut calculer et vraiment trouver le bon moment. Mais je n'attendrai pas ad vitam æternam.

Elle vous fait rêver, Qui est votre Femme Active préférée ?
LJ : Je n'ai pas réellement de femmes actives préférées ou qui me fait rêver. Disons que j'admire toutes les femmes actives et surtout celles qui ont une vraie vie de famille en plus. Je dirai que ma mère, je l'admire beaucoup, car elle nous a élevés, nous 3 en travaillant en même temps et tout cela seule. Elle m'a vraiment appris à être indépendante. Mais si je devais donner un nom de femme active, ce serait : Mme Chantal Cusset que j'ai rencontré il y a 3 ans déjà qui à l'époque était principale adjointe au collège Edmond Bambuck.

On vous voit à la télévision, vous changez souvent de look, pourriez-vous décrire votre style ?
LJ : Je n'ai pas de style précis, mais c'est vrai que j'aime beaucoup les bijoux naturels avec des graines et des perles. J'ai d'ailleurs mon accessoiriste (KAZ A PERLES) qui me fait des bijoux sur-mesure pour pas chers. J'ai besoin d'être à l'aise dans mes vêtements, c'est pour cela que j'adore les robes, je trouve que c'est très féminin et surtout, c'est le vêtement que je porte le mieux. J'aime aussi tout ce qui fait penser à l'Afrique. Pour ce qui est de la coiffure je porte des locks et c'est un bonheur car on peut tout faire. Et surtout, c'est naturel. Je ne suis pas trop du style les strass et paillettes comme on dit chez nous « sousoun clérante » (rires). Je dirai que mon style est plus un style caribéen avec beaucoup de couleurs.

Si vous devriez partir sur une île avec un seul objet, quel serait cet objet ?
LJ : Si c'est une île déserte, je partirai avec un miroir comme ça, je pourrais être plusieurs personnes, je ne serais pas seule... (rires).

Quelle est la rubrique que vous pourriez lire d'un trait sur GirlyKréyol ?
LJ : C'est assez difficile à choisir, car toutes les rubriques sont intéressantes. Mais je pencherais plutôt sur la rubrique Love and Sex.

Un dernier mot ?
LJ : On est jamais servie que par soit même alô si ou pè pa pè !! On fanm sé on nasyon !







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