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La candidose systémique : quand rien ne va plus (1e partie)


Par Gisèle Frenette | Le 6 Septembre 2014 | 0 commentaire(s)




Fanny, âgée de 31 ans, adjointe administrative et mère de 2 jeunes enfants, se sent tellement fatiguée, anxieuse et vidée d’énergie, que son moral commence à en souffrir. Depuis plus d’un an, rien ne va plus; céphalée, maux de gorge, sinusite, côlon irritable, douleur articulaire, règles irrégulières, difficulté à se concentrer, le tout accompagné d’une sensation d’épuisement. Même si son bilan de santé ne détecte rien d’anormal, ses symptômes sont bien réels et les périodes d’accalmie de plus en plus rares. Pourrait-elle souffrir de candidose systémique?

© mimagephotos - Fotolia.com
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La levure Candida albicans
Cette levure saprophyte commune à tous les êtres humains vit en harmonie avec une variété d’autres microorganismes dans votre corps. On la retrouve sur les muqueuses des organes digestifs (de la bouche jusqu’au rectum), du vagin, de la vessie et sur la peau. Les problèmes apparaissent lorsque l’équilibre de la flore intestinale est déstabilisé.
 
Plusieurs facteurs favorisent la prolifération anarchique de cette levure dans l’organisme tels que la prise d’antibiotiques, une diète riche en sucre et en amidon, l’alcool, le stress, la pilule anovulante, les stéroïdes, les changements hormonaux et la chimiothérapie.
 
Les symptômes associés à la candidose systémique
Les troubles de santé se manifestent lorsque la levure passe à sa forme mycélienne; elle devient alors très résistante et développe de longs filaments qui causent de minuscules brèches dans la paroi intestinale (intestin poreux). Ainsi, elle pénètre la circulation sanguine et dissémine plus de 70 toxines dans le sang. Plusieurs de celles-ci sont des immunodépresseurs qui affaiblissent vos défenses naturelles, vous laissant la proie de maladies plus graves. À ce point, si rien n’est fait, la candidose devient systémique et continuera à déverser ses déchets toxiques dans le réseau sanguin affectant tous les systèmes du corps, tant cutané, respiratoire, cardiaque, reproducteur que nerveux. Le premier système à être affecté est souvent le système gastro-intestinal, mais la fatigue chronique reste le symptôme le plus courant. Les douleurs musculaires et articulaires sont également très fréquentes.
 
Système digestif : mauvaise haleine, aigreur d’estomac, reflux gastroœsophagien, intolérances ou allergies alimentaires, envie de manger sucré, ballonnement, flatulence, diarrhée, constipation, côlon irritable, présence de mucus dans les selles, démangeaison ou fissure anale. La candidose pourrait être un facteur sous-jacent des maladies inflammatoires de l’intestin.
 
Système nerveux : fatigue chronique, nervosité, anxiété, agressivité, crise de panique, sensation d’avoir la tête dans les nuages (brainfog), trouble de la concentration et de la mémoire, maux de tête, trouble du sommeil, dépression, engourdissement, tremblements, fibromyalgie, sclérose en plaques.
 
Système respiratoire : congestion, écoulement nasal persistant, infections à répétition (rhume, sinusite, grippe, otite), asthme, hypersensibilité aux produits volatils (fumée, parfum, moisissures, peintures).
 
Système reproducteur : déséquilibre hormonal, syndrome prémenstruel, troubles menstruels, cystite, infection vaginale à répétition, infertilité, endométriose.
 
Système cutané : acné, eczéma, psoriasis, urticaire, muguet, pied d’athlète (mycose des ongles).

Comment savoir si on souffre de candidose?
La candidose systémique implique toute une panoplie de symptômes qui rendent le diagnostic compliqué. Très souvent, les examens sanguins sont normaux et la personne se retrouve seule à se demander ce qu’elle peut faire de plus. Vous trouverez sur Internet un questionnaire qui sert de guide aux thérapeutes. Les deux examens maison suivants peuvent, malgré leur simplicité, vous mettre sur la piste de la candidose.
 
· Le premier est un examen de la langue. Vérifiez dans le miroir; si elle semble recouverte d’un revêtement plus ou moins épais, blanchâtre ou jaunâtre, il est fort possible que cela indique une colonisation par la levure Candida albicans. La langue reflète l’état du reste du tube digestif.
 
· Dès le réveil, crachez de la salive dans un verre d’eau posé sur votre table de chevet au coucher. Observez immédiatement, à nouveau dans 2 ou 3 minutes, puis dans 15 minutes. La salive saine devrait flotter sur l’eau avant de se dissoudre dans l’eau. En présence de levures, des filaments descendent rapidement vers le fond du verre. Plus il y a de filaments et de nuages, et plus ils sont épais, plus on peut suspecter la présence d’une candidose buccale et du tractus digestif.
 
 
Références :
Gisèle Frenette, Tout sur la santé de l’intestin, Québec-Livres, 2012.
Philippe-Gaston Besson, Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi…!, Jouvence Santé, 2011.

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