L’alcool, plus préjudiciable à la femme ?


Par La Rédaction | Le 15 Juillet 2017 | 0 commentaire(s)


Alcool, mais pas si cool quand il y a une consommation répétée et une difficulté à se réfréner. Et si on avait sous-estimé les conséquences de la consommation d’alcool chez la femme ?



© Monkey Business
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Certains alcools sont de plus en plus sucrés, aromatisés, et arborent un design « tendance » pour plaire à la femme. Que ce soit à la maison ou à l’extérieur, il n’est plus indécent pour une femme de consommer des bières, cocktails ou autres spiritueux pour s’amuser, se détendre, combattre le stress de la vie. Parce que l’alcool apporte une sensation de détente, d’euphorie, voire d’excitation ; il permet une désinhibition, un affranchissement de la timidité, une liberté de la parole et un lâcher-prise.

Depuis les années 70, la consommation d’alcool a diminué en France. Mais à l’inverse, elle a progressé chez la femme. Aujourd’hui, les femmes boivent autant que les hommes, de plus les statistiques font état d’une émergence de la consommation excessive d’alcool – surtout chez les femmes diplômées.

Que devient l’alcool dans le corps ? 

Malheureusement, les effets de l’éthanol sont plus préjudiciables à l’organisme de la femme (à âge et poids égal) qu’à celui de l’homme. Eh oui ! Encore une fois, la femme et l’homme ne sont pas égaux ! Face à la consommation de ce liquide non plus. Nous les femmes « trinquons » davantage : pour la même quantité d’alcool absorbée, le taux sera supérieur chez les représentantes du sexe féminin. Le cheminement de l’alcool dans l’organisme est précis : il est éliminé par la sueur, les urines et le foie, grâce à la présence d’enzymes spécifiques – qui elles sont moins efficaces chez la femme. Une consommation excessive ponctuelle, par exemple le « binge drinking » (boire de l’alcool ponctuellement, le plus rapidement possible et en grandes quantités) aurait pour conséquence des pics hormonaux. Résultat, chez la femme, l’alcool est moins bien éliminé, sans compter que ces effets néfastes durent plus longtemps et se manifestent plus rapidement.

Les conséquences

Sur le plan de la santé, les maladies qui en découlent sont dramatiques : cirrhose, polynévrites, complications neurologiques, cancers – dont ceux de la bouche, de la gorge, du foie et du sein – et certaines maladies cardiovasculaires. Côté psychologique, la honte, le dégoût au réveil, etc. Selon les statistiques, 92 % des femmes alcooliques boivent en cachette et 46 % refusent d’en parler. Même pendant la grossesse, 32 % des femmes enceintes continuent de boire de façon occasionnelle.

À quel moment doit-on s’inquiéter ?

La dépendance s’installe plus vite chez la femme. On devient alcoolodépendant, quand on est parasité, qu’on en a besoin, qu’on ne peut plus s’abstenir. Les quantités d’alcool absorbées et la fréquence d’absorption sont de plus en plus importantes. On finit par boire pour ne plus être en manque. Apparaissent alors certains symptômes physiques : tremblements, sueurs, crises de tachycardie, hypertension, nausées, vomissements.

Ce qu’on peut faire : avoir une consommation contrôlée. Il n’y existe pas de seuil clair de consommation, selon l’avis d’experts de Santé publique France et de l’Inca, il existe une valeur repère unique pour les deux sexes qui est de 10 verres par semaine et pas plus de 2 verres standards par jour (équivalent à une bière, un verre de whisky, un verre de vin, environ 10 grammes). Idéalement 1 verre par jour pour la femme. Si on est une buveuse excessive, il est recommandé de se faire aider par un psychothérapeute. La dépendance à l’alcool est une maladie, et comme toute maladie, elle se soigne avec une aide appropriée.

Bon à savoir : Il faut deux jours pour éliminer l’alcool dans son organisme. 
Plus d’infos : www.alcool-info-service.fr




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