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Je transforme ma colère en énergie positive


Par La Rédaction | Le 29 Juillet 2017 | 0 commentaire(s)


Vivre, c’est éprouver des émotions, notamment la colère – l’animal qui sommeille en soi. Qu’on soit colérique ou non-colérique, l’expression d’une colère peut être bienfaisante et salutaire. Elle fait peur, mais on peut apprendre à exprimer cette émotion – capitale, universelle – en respectant l’autre et en se respectant.



© Scott Griessel
© Scott Griessel

Imaginez la situation suivante…

Vous êtes furieuse contre votre compagnon, vous vous répandez en reproches au fur et à mesure que votre colère gronde, et vous éclatez violemment, à en perdre le contrôle. Ou à l’inverse, vous ravalez votre colère, mais l’accumulez à l’intérieur de vous-même, au point que les jours suivants, vous êtes malade. Qu’importe la manière dont vous réagissez, il est essentiel d’entamer une réconciliation avec votre colère. Comment ? En apprenant à vous servir de son énergie sans succomber à la violence ni vous rendre malade.

Le colérique doit apprendre à gérer ses bouffées d’émotions, à ne pas exploser de manière incontrôlée ni perdre son sang-froid pour le regretter aussitôt. Le non-colérique ou celui qui a des difficultés à exprimer ses colères doit plutôt apprendre à ne pas nier sa colère, à ne pas se suradapter à son environnement, à oser faire l’expérience des conflits ouverts plutôt que de se réfugier dans la fuite ou dans un comportement de victime.

La colère est avant tout une source d’énergie pour changer et faire changer. Elle signale l’existence d’un problème réel et donne l’occasion d’agir pour le résoudre. Elle permet d’exprimer ses peurs : fatigue, stress, culpabilité ; son sentiment de n’être pas reconnu ou accepté, le refus de l’invasion de son territoire (jalousie, envie)... Elle permet également de se faire respecter... Si la colère existe, c’est qu’elle est utile, même si certaines de ses manifestations sont néfastes. Plus on peut l’exprimer sainement, plus on sera apte à écouter celle des autres sans violence et plus on sera capable de vivre plus épanoui, en sachant désamorcer les multiples contrariétés qui émaillent le quotidien et affronter tous les agacements inutiles qui peuvent miner nos journées.

Qu’elle soit chronique (colère-habitude, colère morale, haine), masquée (refoulée, sournoise, paranoïaque) ou explosive (soupe au lait, colère née de la honte, colère délibérée, colère drogue), voici quelques pistes :

1/ Pour faire bon usage de la colère, on apprend à l’écouter et à l’identifier, à la décrypter. Comment s’est-on mis en colère ? Comment s’est-elle manifestée ?
2/ « Pour quoi » ? Que veut-on exprimer à travers notre fureur ? Par exemple, qu’on a besoin de contrôle ou peur de changer, ou bien encore la fixation à des traumatismes passés, etc. Que veut-on exprimer quand on n’ose pas se mettre en colère ? Par exemple, on veut éviter les situations conflictuelles par peur d’avoir à poser ses limites, de déplaire, etc. Il faut tout d’abord comprendre et reconnaître sa colère, pour la libérer et s’en libérer.
3/ Utiliser des thérapies pour gérer ses émotions, seules ou avec un accompagnement comme la sophrologie, la PNL, etc.

La relation aux autres n’est pas si évidente bien qu’elle soit essentielle pour notre développement social, professionnel et personnel. Gérer nos émotions, personne ne nous l’enseigne, pas même l’Éducation nationale. Gérer ses émotions s’apprend, ce n’est pas inné. Cette émotion mal-aimée permet – quand elle est comprise et maîtrisée – une relation saine avec les autres. « Oups ! J’ai encore perdu les pédales ! » Eh oui, on peut se mettre en colère sainement ! Yves-Alexandre Thalmann, le soulignait : « Rien ni personne ne peut vous énerver, si ce n’est vous-même ! » 




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