Je choisis de partager


Un R de réussite | Le 2 Septembre 2017 | Lu 225 fois

Bienvenue à bord, « Un R de réussite » la chronique qui vous fait voyager en vous. Le premier samedi de chaque mois, j’exposerai une anecdote problématique de mon quotidien ou du vôtre. Grâce à nos outils, nous verrons comment transformer la situation en réussite.



 Je choisis de partager

Que faire de ce que j’ai en trop ?

Un dîner en amoureux, en plein cœur de Paris, en été. Nous avons choisi un restaurant indien. Le cadre est romantique et l’accueil est charmant. Dès l’arrivée du premier plat sur notre table, je note que les portions sont très copieuses. À la fin de notre assiette d’entrée, je n’ai déjà plus faim. Je picore le plat principal. Je regarde toute cette nourriture dans nos assiettes. Une triste pensée traverse mon esprit... C’est du gâchis, tous ces restes iront à la poubelle

. ... Je choisis de partager.

Ressources : heureusement que nous avons nos outils.

Et si nous emportions ces restes ? Encore attablée dans ce restaurant indien, je pense à notre programme du lendemain. À notre réveil dans cet hôtel parisien où nous séjournons, nous nous dirigerons vers l’espace réservé au petit déjeuner. Le buffet du repas matinal promet d’être gargantuesque dans un sublime décor des mille et une nuits. Ensuite, mon conjoint et moi, nous irons dans une gare afin de traverser la France en train. Nous sommes en plein été, quand nous arriverons à destination ces mets seront avariés. Emporter ces restes de nourriture semble donc hors sujet.
Ceux d’entre vous qui me connaissent au-delà de mes écrits savent que je m’implique dans la lutte contre le gaspillage... ou du moins, que je m’implique dans la construction d’un monde de partage et d’amour.
L’idée de jeter cette nourriture si savoureuse m’attriste particulièrement à cet instant. J’appuie sur mon bouton à sourire. Ce sourire accompagne ma réflexion. Je suis ravie de mon escapade parisienne en amoureux. Je ressens chaque moment comme un cadeau somptueux. Face à toute cette abondance de joie et d’amour, j’ai un grand besoin de vivre en congruence. La congruence c’est le fait que les pensées et les actes soient en accord. Quand la joie est très grande, parfois nous oublions nos principes de vie. Je n’ai pas l’habitude de gaspiller de la nourriture. Je ne veux pas être dans cette démarche en me disant que ce n’est pas grave. Je pourrais, mais je ne veux pas penser que seul mon bonheur m’importe à cet instant. Je ne veux pas céder à la facilité et vivre en désaccord avec mes principes de vie. Selon moi, vivre de façon consciente nécessite de maintenir son attention pour que les bonnes résolutions ne se transforment pas en vœux pieux vite balayés par oubli ou par inattention. Dans mes moments habituels de réflexion, je pense à la personne que je veux être. Je pense à tous ces efforts que j’ai encore à faire. Je pense à tout ce travail sur moi-même qui est indispensable afin « d’être le changement que je veux voir dans le monde » (paraphrase d’une citation de Gandhi). Si nous voulons que le monde change, ce changement doit commencer par nous voire en nous. C’est l’une des plus belles leçons que la vie m’a apprise.
Au-delà de cette nourriture que je ne veux pas gaspiller, je crois que ce qui est important pour moi, c’est de rester fidèle à mes principes de vie, ceux que j’ai choisis au quotidien. Je souhaite rester fidèle à moi même aussi souvent que possible. Je ne veux pas oublier qui je veux être parce que je vis un moment de pur bonheur durant ces vacances. Je veux conserver mon attitude de « consom’acteur » en dehors de mon cadre de vie habituel. Je suis la même personne où que je sois.
Cette anecdote est un prétexte afin que chacun puisse se demander quel type de consommateur il est. Je vous propose ici de vous demander ce que vous faites de ce que vous avez en trop. Assise dans ce restaurant, d’un seul coup, une idée me traverse l’esprit : nous allons faire emballer les restes afin de les offrir à un « Sans Domicile Fixe ». Mon conjoint me rappelle qu’il a aperçu un homme dormant dans la rue non loin de notre hôtel. Je propose d’ajouter une boisson que nous payons au moment de l’addition. Cette nourriture indienne est très épicée et je me dis que celui qui recevra ce plat risque d’avoir très soif ensuite. Nous quittons donc le restaurant à pied en direction de notre hôtel, prêts à offrir un plat et une boisson à une personne qui aurait faim et soif. Le « SDF » n’est pas à l’endroit prévu. Nous nous retrouvons donc sous le porche de notre hôtel, munis de ce repas complet qui risque plus que jamais d’atterrir à la poubelle.

Réussite

Il est très tard, nous ne voulons pas déambuler dans les rues, à la recherche d’un receveur. Nous décidons de rentrer dans notre chambre, conscients que nous avons fait de notre mieux. Juste avant de pénétrer le hall de l’hôtel, je jette un dernier coup d’œil dans la rue et j’aperçois comme sortie de nulle part une femme poussant un caddie. J’en informe mon amoureux. Nous nous dirigeons vers elle. Mon conjoint lui demande si elle a déjà dîné. Avec un grand sourire, elle lui répond « Pas encore ». Elle se tourne vers moi, me regarde et me dit « Bonsoir Madame. Merci »... Cette femme noire est sûrement âgée d’au moins 70 ans. Son regard est doux. Ses gestes sont lents et calmes. Sa voix est apaisée et apaisante. Je ne la connais pas. Pourtant elle me semble familière. Par ailleurs, il y a quelque chose en elle de parfaitement irréel. Cette rencontre est émouvante. Toute sa personne dégage des ondes d’amour et de bienveillance. Ce que nous recevons à ce moment précis est indescriptible.
Nous ne pensions pas recevoir autant quand nous avons décidé d’offrir ce repas à une personne qui en aurait besoin. Elle accepte volontiers le plat, mais refuse la boisson. Elle fait demi-tour tout en continuant de pousser son caddie et disparaît comme elle est venue, comme par magie.
Un peu plus tard dans la nuit, nous éclatons de rire quand, assoiffés, nous décidons de partager la boisson qu’elle avait refusée. En fait, c’est comme si nous avions acheté cette boisson pour nous sans même le savoir. Ou mieux, c’est comme si la dame au caddie nous l’avait offerte. Cette soirée a été très riche en synchronicités. Gratitude infinie.

Quels sont vos principes de vie ? Pensez-vous à les mettre en pratique au quotidien ? Que pensez-vous des synchronicités ? Que faites-vous de ce que vous avez en trop ? Avez-vous déjà vécu une situation similaire ? Comment avez-vous réagi ? Vous pouvez partager en commentaire votre histoire similaire qui s’est terminée d’une agréable façon, ainsi que vos outils !

Merci de votre présence à bord, à bientôt pour notre prochain voyage. Magic life !

Vous souhaitez

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– connaître mon regard sur une situation que vous souhaiteriez transformer en réussite ? Envoyez-moi un mail à rdereussite@girlykreyol.fr, vous serez peut-être publié(e).
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