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Infidélité aux Antilles


Par | Le 10 Mai 2014 | 0 commentaire(s)




Comment faire un court article sur un si vaste sujet ? Il y'en a tant à dire... trop à dire !
Il suffit de feuilleter les magazines ou les moteurs de recherche pour comprendre que tout a déjà été dit et bien dit sur ce sujet. L'homme antillais, la femme antillaise face à l'infidélité. Un étalage de caricature, de vérité et contre vérité. Que rajouter ? Ma vision personnelle de l'infidélité aux Antilles peut-être ? Je m'appuierais sur ma propre vision et mes investigations personnelles. Je n'oblige personne à être en accord avec mes propos !

Naître du sexe masculin aux Antilles c'est devenir le chouchou de sa mère, la fierté de son père, le coq de la basse-cour et celui qui est mis sur un pied d'estale en ne faisant rien pour le mériter.

Un jour, tu seras un HOMME mon fils ! Toi, ma fille, tu seras... ce que tu pourras. Je t'apprendrais à faire le ménage, la cuisine, te faire belle et être bonne à marier ! Toi, mon fils, je t'apprendrais le sens de la vie et comment devenir le maître de ton univers ! Triste constat dans les cases antillaises. C'est ainsi depuis la nuit des temps, qu'importent le statut professionnel et la classe sociale des uns et des autres. Je n'en fais pas une généralité, mais il suffit juste de frapper aux portes de nombreuses cases créoles d'antan lontan aux plus modernes pour réaliser que la vérité est ainsi faite.

Les cartes ne sont pas distribuées de la même manière selon qu'on soit de sexe féminin ou masculin.
Les prémisses d'une vengeance légitime, une fois les chérubins devenus adultes ? Celui qui prendra le pouvoir n'est pas cela que l'on croit !

C'est ironique quand on y pense : la femme antillaise à cette image idéale de "poto-mitan" de son foyer. Elle gère tout, dirige tout d'une main de fer sans jamais faiblir. Son travail, l'éducation des enfants, le quotidien et les finances. Une seule ombre au tableau : son homme. La femme antillaise indépendante et courageuse, mais toujours terriblement dépendante et aveuglée par son concubin. Le résultat d'une éducation faussée la rendant trop docile à son mâle ?

Lui, n'est que le géniteur des enfants. Sont-ils tous de lui ? J'en doute. Je reviendrais sur ce détail plus tard. Il est celui qui ramène l'argent dans le foyer et... c'est tout. Triste réalité !

L'homme antillais travaille pour nourrir les siens et tout le reste c'est madame qui s'en charge. On comprend clairement qui porte la culotte et prend les décisions. L'homme antillais chercherait-il un peu de virilités là où il le peut ? C'est-à-dire entre les cuisses de ses nombreuses maîtresses ? Est-ce là le résultat d'une éducation enfantine où il était le roi parmi les rois, sans jamais lever le petit doigt ? Devenu homme, le voilà réduit au simple statut de portefeuille une fois maître en sa demeure, père d'une belle fratrie. Quelle désillusion ! On est loin du destin de maître de son univers tant revendiqué par ses parents.

Le voilà à la recherche de son statut de mâle dominant à jamais perdu. Se reproduire à outrance ne change pas la donne. Un cercle vicieux ! Toutes ses maîtresses finissent par n'être que les copies de sa femme officielle, des tyrans qui n'ont pas besoin de son avis, mais seulement de son argent pour élever la marmaille illégitime et les besoins futiles de ces dames. Des tas de maîtresses lui infligeant des scènes de jalousie à rallonge pour exiger d'être l'unique ! 
Le scénario classique, une fois passé les folles nuits de sexe où il se croit le roi d'un royaume illusoire, l'effet boomerang ramène à la réalité. Sa maîtresse, sa femme, c'est du pareil au même ! Il faut assumer financièrement les besoins de chacune ainsi que les chantages affectifs ou les crises d'hystérie féminines. Retour à la case départ et passons à la maîtresse suivante !

Le problème est-il ailleurs ? Les statistiques claironnent que huit Antillais sur dix ne sont pas fidèles. Cela fait beaucoup ! Quelle est l'excuse ? L'homme antillais est un chaud lapin. Tout est dit ! Sa pathétique excuse ? "Il y a des femmes qu'on aime une nuit et d'autres qu'on aime une vie." Le plus triste, c'est que la femme officielle, accepte ces propos et se console en se gargarisant d'un "Oui, il me trompe. Mais je suis la seule qu'il aime !"

Mon petit doigt me dit qu'il sort le même baratin à toutes les autres ! Il semblerait que forniquer ailleurs ouvertement n'est pas tromper si le conjoint en est informé. La loi n'autorise pas la polygamie sous nos latitudes, mais celle-ci existe bel et bien d'une manière plus mesquine, tel un nuage gris stagnant au-dessus des têtes des cocufiées.

Prenons un peu de hauteurs sur ces faits. L'infidélité n'est-elle pas un sport qui se pratique à deux ? Loin de moi l'idée de rejeter la faute uniquement sur nos chers hommes. Les femmes ont aussi le vice dans leurs veines ! Nombreuses sont celles qui s'enorgueillissent d'une victoire écrasante quand elles parviennent à "emprunter" le mari d'une autre.
Un homme marié a un sex-appeal bien supérieur à un homme célibataire, il semblerait. Mais ici, c'est un autre débat !

Je conclurais en disant que fort heureusement, l'infidélité prend enfin en compte l'égalité des sexes. Les femmes antillaises ayant acquis au fil des ans l'indépendance financière et ont appris à assumer leur sexualité n'ont plus besoin de se plier aux enfantillages de leur moitié. Les hommes cocufient sans remords ? Elles trompent aussi sans vergogne (1 petit clin d'œil aux enfants illégitimes. L'homme n'est plus certain que tous ces enfants sont bien les siens!). Il est fini le temps ou elles pleuraient sur leur sort en silence. Espérant garder ainsi leur principal revenu financier. D'ailleurs, il est statistiquement prouvé que plus une femme à un statut professionnel élevé et le compte en banque qui suit, plus elle vous cocufiera. Libération sexuelle pour tous !

La fidélité aux Antilles est-il devenue un luxe impossible à s'offrir ? Certaines femmes et inversement ont choisi de castrer leur moitié pour résoudre ce problème, d'autres vont prier dans les églises dans l'espoir de dompter l'infidèle ou encore d'asséner quelques sortilèges et quimbois pour punir le (la) fautif (ve). Chacun(e) ses méthodes !
Je garde l'espoir, qu'un jour, chacun finira par agir en adulte responsable et comprendre que l'amour, le sexe n'en font qu'un et que la fidélité va de pair. On peut être heureux à deux, si on apprend à se respecter l'un et l'autre.

Autant espérer gagner au loto, sans jamais y jouer !


Marie-catherine IDEL
Je suis auteure de romans, nouvelles et livres jeunesse. J’utilise ma plume en tant que... En savoir plus sur cet auteur


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