Infertilité féminine, le mal du siècle ?


Par La Rédaction | Le 14 Octobre 2017 | 0 commentaire(s)


« Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à être enceinte ? Suis-je infertile ? »



© Paolese
© Paolese
Il arrive que la nature ne suive pas ; près de 10 couples sur 100 seront concernés par un problème d’infertilité à un moment de leur vie. Il existe différents obstacles à la fertilité, on ne parle de troubles de la fertilité de manière générale – et ce malgré le caractère unique de chaque couple – qu’après six à douze mois (en fonction de l’âge) de rapports sexuels réguliers sans contraception.

Quelles peuvent être les causes de l’infertilité ?

La fertilité féminine diminue indéniablement avec l’âge et certains facteurs n’arrangent pas cette capacité biologique à concevoir (la fertilité féminine) :
 
on en parle davantage en 2017 : l’endométriose qui est due à des présences anormales de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine (ovaires, trompes, cavité péritonéale) provoque dans l’organisme la sécrétion de substances défavorables à la fécondation et au développement de l’embryon, ce qui peut être responsable d’une infertilité.

le facteur le plus fréquent, ce sont les anomalies de l’ovulation. Si l’ovulation est totalement absente, on parle d’anovulation ; si elle est de mauvaise qualité, on parlera alors de dysovulation. Ces deux anomalies sont dues à un dysfonctionnement des ovaires ou des structures cérébrales qui contrôlent leur activité.

des anomalies des trompes : obturées ou altérées, ces dernières empêchent alors la rencontre de l’ovocyte et des spermatozoïdes, bien souvent à cause d’infections génitales. Ce qui peut également provoquer des grossesses extra-utérines.

d’origine cervicale, la glaire cervicale est sécrétée de façon inadéquate (quantité, qualité, pH) lorsqu’on est en présence d’infections, de dysfonctionnements des glandes endocervicales ou lorsqu’on suit un traitement des lésions du col de l’utérus.

Dans tous les cas, l’impact sanitaire des modifications de notre environnement ou des comportements peut influer sur la fertilité et voir celle-ci baisser. Par exemple, les milliards de tonnes de pesticides déversées sur la planète qui cheminent dans la terre et passent dans les légumes, les fruits et les céréales. Tous ces pesticides ont des effets néfastes sur l’alimentation et par là même altèrent considérablement la capacité de reproduction. Pour mettre toutes les chances de son côté, le premier impératif pour une fécondité optimum, c’est une alimentation aussi saine et équilibrée que possible.

JE VEUX UN BÉBÉ

Selon les statistiques, une femme voulant avoir un enfant vers 30 ans a 75 % de chances d’y parvenir en 12 mois, 66 % de chances si elle commencé à 35 ans et 44 % si elle commence à 40 ans. Pour être sûre du diagnostic d’infertilité féminine, des examens doivent être pratiqués comme une échographie pelvienne, l’examen de la glaire ou mucus cervical, la recherche d’une infection, le bilan génétique... Mais il faut aussi vérifier qu’il n’existe pas une infertilité (masculine) chez son partenaire (article prochainement).

Le désir d’enfant est légitime, mais avant de penser à la PMA (procréation médicalement assistée), appelée aussi AMP (assistance médicale à la procréation), on pense aux micronutriments et compléments alimentaires pour stimuler la fertilité ; à voir un psychothérapeute ; aux traitements comme l’induction d’ovulation, le traitement de l’hyperprolactinemie ; aux traitements chirurgicaux dans le cas d’endométriose. Selon ses convictions, on songe aussi aux approches alternatives comme l’ayurveda, l’hypnose, la méditation, le chamanisme… 

Et quand malgré tout, la grossesse se fait attendre...

La PMA (l’insémination artificielle, la fécondation in vitro) peut augmenter les chances d’avoir un enfant, même si ce n’est pas une technique miraculeuse. Ce qu’on ne dit pas, c’est que la procréation médicalement assistée est une véritable épreuve pour le couple, entre procédures médicales lourdes, remise en question personnelle, espoir et désespoir. Et qu’il ne faut surtout pas traîner au-delà de la barre des 35 ans. Après 38 ans, le stock de follicules commence à s’épuiser et les ovocytes sont de moins bonne qualité.
Une nouveauté, depuis le 12 septembre 2017, le gouvernement a annoncé que la PMA serait accessible dorénavant aux femmes célibataires et aux couples lesbiens.

Bon à savoir

La fertilité est la capacité biologique à concevoir, tandis que la fécondité, notion démographique, est le nombre d’enfants mis au monde.




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