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Endométriose : le déclic, ça a été mon désir d'enfant


Par La Rédaction | Le 5 Mars 2016 | 0 commentaire(s)




© Piotr Marcinski
© Piotr Marcinski

TÉMOIGNAGE 
 
Mes premières règles, j'ai les ai eu à 10 ans et demi ; ce fût un choc, je trouve que c'est tôt. Elles étaient douloureuses et il m'était difficile d'aller à l'école lors de mes menstruations. Très tôt, il m'a donc fallu prendre des médicaments, comme le Surgam (un anti-inflammatoire) pour m’éviter de souffrir. Par la suite, pour continuer de lutter contre ces douleurs, j'ai commencé à prendre la pilule. Cependant mes règles étaient toujours handicapantes : fatigue extrême, douleurs au point de rester au lit, etc.

Le déclic qui a aidé à la compréhension de ce problème, ça a été mon désir d'enfant.

Nous essayions, avec mon compagnon de l'époque d’avoir un enfant, mais les douleurs étaient de plus en plus intenses et je ne n’arrivais pas à tomber enceinte. Finalement, on s'est tournés vers le corps médical, nous en avons parlé avec une gynécologue et celle-ci nous a fait passer une batterie d'examens. Et là, la vérité est tombée : j’étais atteinte d'endométriose.
Malgré ma curiosité pour le domaine médical, je ne me souviens plus si je connaissais déjà ou non l’endométriose avant le diagnostic, tombé en 2008.
Ma gynécologue m'a bien suivie et m'a envoyée vers des spécialistes. L’un d’entre eux a eu une phrase déplacée, lâchée de but en blanc : il m’a expliqué qu’étant donné qu'il n’y avait presque rien sur l’IRM, je ne devais pas avoir tant de problèmes que ça. Après réflexion, je pense que ce spécialiste ne prenait en charge que les lésions (l’une des conséquences de l’endométriose). Et il est vrai qu’excepté des douleurs croissantes assorties d’envies de m'ouvrir le ventre chaque mois, il n'y avait pas de soucis physiques et médicaux lourds.
Pendant cette période, j'ai refusé les traitements médicamenteux, contre l'avis du médecin. Mon corps me parlait, je sentais que la médication n'était plus faîte pour moi.
En revanche, et ça été inévitable, j'ai dû être opérée deux fois en moins de six mois ; la première fois en urgence pour cause de grossesse extra-utérine (on m’a retiré une trompe de Fallope) et la seconde fois pour enlever l’endomètre de mon bas de mon ventre (suite à la résection d'un nodule), sans toucher à celui de l'utérus.
Entre-temps, beaucoup de choses se sont passées dans ma vie, notamment une séparation amoureuse qui a mis sur pause mon projet de bébé.
Dès la rencontre avec mon nouvel amoureux, je l'ai mis au courant de ma maladie, il l’a accepté et m'a soutenue. La vie est parfois bizarre, après avoir refait des examens pour commencer la PMA (Procréation Médicalement Assistée), le jour où l’on devait s'inscrire, j’apprends que je suis enceinte !
Aujourd’hui, j'ai la chance d'être maman et j'espère en faire un deuxième.
Malgré cette grossesse, je souffre toujours lors de mes règles, j'ai dû recommencer à prendre des analgésiques (Bi-Profenid LD), qui a une action assez longue et contient l’irradiation de la douleur.

Finalement, ma plus grande fierté

est d'en avoir parlé autour de moi, ce qui a permis à une amie d'être diagnostiquée et prise en charge. Parlons de la maladie, partageons nos expériences et faisons bouger les choses.

Guadeloupe, association Karukera Endométriose Facebook

Vous serez intéressée

par le dossier spécial endométriose




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