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Elle m’énerve... Elle m’énerve...


Un R de réussite | Le 1 Octobre 2016 | Lu 3583 fois

Bienvenue à bord, « Un R de réussite » la chronique qui vous fait voyager en vous.
Le premier samedi de chaque mois, j’exposerai une anecdote problématique de mon quotidien ou du vôtre. Grâce à nos outils, nous verrons comment transformer la situation en réussite.



Elle m’énerve... Elle m’énerve...

Elle m’énerve... Elle m’énerve !

Elle, cette personne, je la rencontre tantôt dans un contexte professionnel, tantôt dans un contexte de loisirs. Elle sait être charmante et drôle. Mais elle sait également m’agacer au plus haut point. Cela en devient quasi épidermique... Oui sans aucun doute : elle m’énerve. Plus j’y pense, plus je trouve cela irrationnel. Voici comment se déroulent nos entrevues. Au début, tout va bien. Nous échangeons sans animosité. Puis très vite, une de nous pose la première petite remarque qui va envenimer la situation. Ensuite, comme lors d’un match de tennis chacune de nous a le petit mot malheureux qui transforme au fil du temps notre relation en joute verbale. Très souvent, je me sens tendue dès que je la vois. L’habitude fait que je m’attends à cette tension qui arrive inévitablement. Grrr... Cette situation me dépasse. Mes outils habituels (bouton à sourire, gratitude...) ne suffisent pas. Que faire ?

Et si je la considérais comme un partenaire de réussite...

Ressources : heureusement que nous avons nos outils. Mes outils habituels ne suffisent pas. Cependant, retrouver mon calme, appuyer sur mon bouton à sourire et me sentir par avance remplie de gratitude sont des outils précieux. Dans cette relation, nous sommes deux. J’ai donc ma part de responsabilité. Non, elle ne m’énerve pas, je choisis d’accepter d’être énervée par elle. Nous avons toujours le choix de faire ou de ne pas faire, d’être ou de ne pas être. Après, nous avons à en assumer les conséquences. Mon premier outil est donc de me considérer coresponsable de la situation. Si je suis coresponsable, cela signifie que je peux intervenir pour que notre relation se déroule mieux. Notre relation conflictuelle n’est donc pas une fatalité.
J’ai donc le pouvoir d’agir. C’est un bon début. Je me mets désormais dans la posture de celle qui a une solution à trouver afin de se sentir mieux dans cette relation. Considérer ma part de responsabilité ne suffit pas. Puisque je ne parviens pas seule à imaginer la démarche qui va transformer cette situation en réussite, je sais qu’un partenaire de réussite m’aidera. Quelques semaines après notre dernière rencontre, j’écoute une interview sur le Net et j’entends le conférencier expliquer ceci : « Quand une personne ou une situation vous rend triste, c’est que vous avez déjà de la tristesse en vous. Au lieu de réagir contre cette situation ou contre cette personne, vous devriez la remercier »... Puis il continue en disant : « La remercier, car grâce à elle, vous savez que vous avez de la tristesse en vous... Elle n’est qu’un révélateur ». Dans un premier temps, je me sens dubitative. Je réécoute alors le passage où il en parle. Je constate que j’ai bien entendu... C’est alors que je pense à « elle » qui m’énerve tant. Serait-ce possible qu’elle révèle un agacement qui est déjà en moi ? Je décide alors de repenser à nos rencontres. Je m’aperçois que ce qu’elle dit m’agace, car cela fait écho à une situation passée. En fait, elle réveille chaque fois une douleur du passé. Wahouuuuu ! Quel outil précieux ! Je vais même plus loin dans mon raisonnement. Cette personne qui m’agace tant pourrait-elle devenir, elle aussi, mon partenaire de réussite ?  

Réussite : Voilà comment se déroulent désormais nos rencontres. Quand je la vois, je me dis d’emblée « Tiens, voici mon partenaire de réussite » plutôt que « grrr ! Voici celle qui m’énerve tant ». Vous voyez comme cela change tout. Cet autre angle de vue me met dans des dispositions qui favorisent plus la paix que la guerre. J’évite de lancer la première remarque désagréable. J’utilise ainsi l’outil de la coresponsabilité. J’ai le pouvoir de faire et de ne pas faire. Quand elle dit un petit mot qui habituellement m’aurait agacée, je respire et je m’interroge : « ai-je de l’agacement en moi en ce moment ? » J’éclate alors de rire en silence et je ne rétorque rien. J’actionne simplement mon bouton à sourire. Il y a ces moments où j’ai de l’agacement en moi. Que ce soit elle ou moi qui initie le conflit, je l’envisage comme un partenaire de réussite et j’accueille cet agacement. Sortir du cercle vicieux du conflit pour rentrer dans le cercle vertueux de la « relation saine » est un exercice qui nécessite de la ténacité. Je ne considère pas les fois où je me laisse entraîner dans l’agacement comme des échecs. Par ailleurs, quand la relation est très conflictuelle, j’ai à décider de choisir de m’éloigner de cette personne ou pas. 

Ai-je un peu de l’autre en moi ? Sommes-nous tous liés les uns aux autres ? Avez-vous déjà vécu une situation similaire ? Comment avez-vous réagi ? Notre attitude fait la différence, des outils peuvent y aider. Vous pouvez partager en commentaire votre histoire similaire qui s’est terminée d’une agréable façon, ainsi que vos outils !

Merci de votre présence à bord, à bientôt pour notre prochain voyage. Je vous souhaite un beau aujourd’hui. Magic life !

Vous souhaitez

– partager dans cette chronique, une problématique que vous avez transformée en réussite ?
– connaître mon regard sur une situation que vous souhaiteriez transformer en réussite ? Envoyez-moi un mail à rdereussite@girlykreyol.fr, vous serez peut-être publié(e).

 – vous offrir des outils pour créer votre projet de vie sur mesure : UNE VIE QUI VOUS RESSEMBLE. Achetez mon ouvrage " Réussir sa Vie au quotidien " ? A la librairie Antillaise, Chez l'éditeur Edilivre, sur tous les sites libraires et chez votre libraire préféré en lui demandant de le commander pour vous s'il ne l'a pas déjà fait.
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