Corps : surmonter un traumatisme


Par Sunny Lady | Le 18 Juin 2016 | 0 commentaire(s)




© rocketclips
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Être en accord avec son corps est un acte de chaque instant. On ne parle pas du « tant pis » murmuré avec un soupir coupable après avoir cédé à la tentation de son péché mignon calorique. Non plus du sentiment d’apaisement ou de fierté en observant un changement radical d’apparence obtenu par le sport ou le bistouri… Parce que c’est une histoire de choix et parfois, ça ne l’est pas, on n'a tout simplement plus le contrôle, soit à cause d’une grossesse, d’une maladie, d'un accident... Et ce corps peut se retrouver modifié à jamais.

Dans le cas d'un accident, oui, on aurait pu mourir... Vient la reconnaissance pour le simple fait d’être encore en vie... Il n'y a aucune blessure, lésion, les médecins et infirmières l'assurent, la famille qui nous aime est heureuse de nous avoir retrouvée. Physiquement, tout va bien ! Sauf qu'on ne se sent plus soi-même. Cette trace indélébile d’un moment douloureux de sa vie qu'on porte dans sa chair, certes, il ne nous a pas donné un handicap physique, mais peut rapidement devenir une obsession psychologique. Comme si tout son être se résumait à ce pourcentage « disparu ». Un esprit sain dans un corps sain est plus qu'une disposition, c'est un travail à faire sur soi, à l'intérieur de soi, pour soi. Voici un petit pense-bête pour les jours où le moral reste au plus bas et qu'on a l'impression que sa peine est illégitime... Ce qui peut empêcher de rebondir.

ACCEPTER DE SE SENTIR MAL
On a le droit de se sentir mal. C’est notre corps, personne ne peut se mettre à notre place. On accepte avec bienveillance l’émotion du moment qui peut aider à passer plus facilement à autre chose. Les larmes apaisent et ont un effet antalgique. On respire et on laisse s'exprimer ses émotions.

SE DONNER DE L'AIR
Le temps que nos capacités physiques reviennent, notre cerveau est toujours actif. La convalescence peut être l’occasion de faire des activités sédentaires, trouvées trop inconsistantes par notre entourage ou nous-même. On peut savourer des menues joies comme consulter des recettes et les tester dès que possible, apprendre une nouvelle langue, la lecture d'un roman et pourquoi pas en écrire un ou tout simplement tenir un journal intime ; regarder des vlogs de personnes qui ont vécu une expérience similaire que la nôtre ou encore marathoner ses séries préférées pour se déconnecter de la réalité... Oui, oui, ça peut être le bon moment, sans nous faire perdre en lucidité, nous fixer sur l'instant.

REGARDER DIFFÉREMMENT SON CORPS
Retrouver ses sensations avec ce nouveau corps ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Et de plus après avoir quitté l’hôpital, quand il y a des blessures physiques invisibles, et plus encore visibles, certains jours, se regarder peut paraître insupportable, mais cela peut justement permettre de se focaliser sur d’autres parties de son corps qu'on avait presque oubliées. Là encore, on peut se faire un bain de pieds, une manucure, ou un simple massage – le pouvoir du toucher – des tempes, de la nuque, des pieds... Ce qui peut rappeler que le corps est aussi vecteur de plaisir.

Être en accord avec son corps est un acte de chaque instant. L’effort en devient d’autant plus gratifiant quand il est conscient. Le tout est de reprendre confiance en soi et en son aptitude à la résilience.
Cette citation de Rosette Poletti et Barbara Dobbs, infirmières et auteurs de livres, prend tout son sens : « Personne n'est « cabossé » par la vie au point d'en être définitivement écrasé. »

 

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