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C'est quoi les perturbateurs endocriniens ?


Par La Rédaction | Le 15 Avril 2017 | 0 commentaire(s)


Vous avez sûrement déjà entendu ce terme. Mais connaissez-vous les conséquences de ces poisons modernes du quotidien ? Décryptage. 



© Anastasiia Kazakova
© Anastasiia Kazakova
Cancers (sein, utérus, prostate), infertilité, malformations génitales, obésité, thyroïde, hyperactivité (enfant)... Ce sont les risques de maladies/troubles associés à ces substances (chimiques) appelées « perturbateurs endocriniens » qui altèrent le système hormonal, les organes de reproduction et sont présents dans l'environnement. Où ? Certains perturbateurs endocriniens (PE) sont naturels (hormones et phytoestrogènes) mais d'autres se trouvent dans l'alimentation (additifs alimentaires ou contaminants – comme l'eau), les produits industriels (emballages), domestiques (produits d'entretien), cosmétiques, produits pharmaceutiques...

QU'EST-CE QUE C'EST AU JUSTE UN PERTURBATEUR ENDOCRINIEN ?
Selon la définition de l'OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) : « Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous-) populations ».

POURQUOI SONT-ILS NÉFASTES ?
Le boom des différents problèmes de santé de nombreux individus (femme, homme, enfant) montrent que ce sont les effets d'une plus grande exposition à ceux-là. « La santé dépend du bon fonctionnement du système endocrinien, qui régule la sécrétion d’hormones essentielles, par exemple au métabolisme, à la croissance, au développement, au sommeil et à l’humeur. Certaines substances, connues sous le nom de perturbateurs endocriniens, peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système endocrinien et ainsi accroître le risque de survenue de problèmes de santé. »

COMMENT S'EN PRÉSERVER ?
Vous ne pouvez pas les éviter. Ils n'ont pas d'odeur, pas de couleur, et les sources d'exposition sont multiples : on les ingère dans la nourriture, la poussière, l'eau. Ou bien en inhalant des gaz et des particules présents dans l’air, ainsi que par contact cutané. Toutefois, certaines recommandations peuvent diminuer l'exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques.
On fait attention aux :
1/ Produits industriels ou domestiques comme : les phtalates (gants, produits d’entretien parfumés) ou le bisphénol A utilisé dans les plastiques (jouets pour enfants, boîtes de conserve, canettes en aluminium. Même s'il est interdit depuis 2015, tous les vieux contenants en possèdent). Par exemple, on ne réchauffe pas un plat aux micro-ondes dans un contenant en plastique, il est souhaitable de le tranverser dans un contenant en verre.
2/ Parabènes, conservateurs utilisés dans les cosmétiques.
3/ Pesticides dans l'alimentation, on privilégie des fruits et légumes frais – si possible bio – le moins traité. Pour la maison, on tente les produits le plus naturel possible, éco-labéllisés... À esquiver les insecticides. 
En plus : les organochlorés (DDT, chlordécone…) utilisés dans les phytosanitaires. L'étain et ses dérivés utilisés dans les solvants.

C'est un cocktail dangereux à long terme, on les consomme, on les respire, on les porte à notre insu, le mieux est de rester vigilant. Toutes ces recommandations sont encore plus importantes pour les femmes enceintes et les personnes vulnérables (personnes âgées et enfants).




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