Connectez-vous S'inscrire

Bien vivre avec son enfant intérieur malgré les 5 blessures originelles


Par Nina Buval | Le 11 Mars 2017 | 0 commentaire(s)




Bien vivre avec son enfant intérieur malgré les 5 blessures originelles

Mais qui est l’enfant intérieur ?
Il nous habite et se loge à la base de notre personnalité. Il est l’enfant que l’on a été, avec ses expériences, ses ressentis. Il se manifeste souvent lors de situations vécues anxiogènes, rencontrées au gré de son vécu intra et extrapersonnel et de son cheminement.

Mais qu’est-ce que c’est, les « blessures originelles » ?
Présentes à la naissance, elles sont cinq : l’abandon, le rejet, la trahison, l’injustice, l’humiliation. Beau programme…, à déprogrammer maintenant ! Le psychiatre américain John Pierrakos a été le premier à les identifier, les répertorier et faire le lien très important entre les blessures intérieures et l’apparence extérieure de l’humain (physique). Ses travaux ont été repris par Lise Bourbeau, qui en a fait un livre : Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même.
Ces deux aspects de l’être humain sont étroitement liés, car l’adulte d’aujourd’hui, dans sa totalité, est la résonnance dans son comportement actuel de son vécu depuis l’enfance. Tout au long de notre vie, nos blessures nous accompagnent, influençant grandement notre météo intérieure et ses répercussions sur l’extérieur. Puissent ces quelques modestes lignes vous aider à transcender ces colères et frustrations et à les transformer en énergie positive, ici et maintenant.
Les marques des blessures profondes, léguées inconsciemment par nos parents, eux-mêmes blessés, nous appartiennent. Elles ont pavé notre histoire personnelle dès notre plus tendre enfance. Elles se sont perpétuées à l’adolescence et sont toujours présentes à l’âge adulte. Elles jouent un rôle majeur dans notre vie en conditionnant nos rapports aux autres, nos comportements, nos pensées et nos émotions. La souffrance engendrée par leur vivance en nous, face à des effets miroirs dans nos échanges avec les autres, engendre une réaction de défense de l’individu qui, malgré sa volonté, reste bloqué dans les mêmes réflexes autodestructeurs. Sans prise de conscience, suivie d’un travail personnel et bienveillant envers soi-même, il est difficile de s’extraire de cette mécanique. Il est important de savoir que nous souffrons tous d’au moins trois de ces blessures, l’une d’elles étant plus ancrée que les autres.
Pour éviter de souffrir, la personne blessée se cache derrière un « masque de souffrance », de manière inconsciente. Son développement physique est également directement impacté. Analyser la somme de ces informations permettra à chacun de s’identifier pour découvrir le masque qu’il utilise mécaniquement. Un premier travail de « pansage » sur la souffrance en cause pourra alors être entamé.

LE MASQUE DU FUYANT/LE REJET
Il accompagne souvent l’enfant non désiré et rejeté par un parent. L’enfant ne se sent pas accepté ni accueilli par le parent du même sexe. Le fuyant est sensible aux remarques du parent du même sexe, parle peu, n’ose pas donner son opinion, car il se sent rejeté. Il a tendance à fuir les situations où il pourrait ressentir ce rejet. Il sabote ses relations (pour avoir raison dans sa posture inconsciemment) et ne s’attache ni aux biens matériels ni à l’argent. Bien qu’il recherche constamment la validation d’autrui, il s’isole et s’interdit l’échec.
Physiquement, le fuyant développera un corps étroit et contracté, des problèmes de peau, de santé (arythmie cardiaque, difficulté respiratoire, diarrhée).
Pour se libérer de ces entraves, il devra se pardonner et pardonner aux autres ; prendre conscience de sa blessure et l’accepter ; cesser de fuir chaque situation et affronter ses peurs en osant s’affirmer en tant qu’individu.

LE MASQUE DU DÉPENDANT/L’ABANDON
Il naît du fait que le parent du sexe opposé est effacé et laisse toute la place à l’autre parent, engendrant un manque de nourriture affective de la part de ce parent effacé, qui communique très peu. Le dépendant cherche constamment le soutien et l’approbation des autres. Il se positionne facilement en « victime ». Il cherche à attirer l’attention et dramatise beaucoup. Il a du mal à accepter le « non ». Il quémande des conseils et se laisse guider. Il recherche la présence des autres, car sa peur principale est la solitude.
Physiquement, son corps manque de tonus. Son système musculaire est sous-développé. Ses yeux sont grands et tristes et il a une voix enfantine. Enfant, il était souvent malade, chétif ou faible. Il est sujet à l’asthme, la myopie, l’hystérie.
Pour se guérir et se libérer, il lui faut prendre conscience de sa blessure et l’accepter ; se pardonner et pardonner aux autres ; apprendre à apprécier la solitude ; arrêter de rechercher l’attention des autres et apprendre à se faire confiance.

LE MASQUE DU MASOCHISTE/L’HUMILIATION
L’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui, ou se sent humilié. Souvent vécue avec la mère, l’humiliation naît lorsque l’enfant se sent critiqué, rabaissé et comparé. Ce profil éprouve de la satisfaction et du plaisir à souffrir. Il recherche ces situations. Il se montre performant, prend beaucoup de responsabilités et aime prendre soin des autres. Il a du mal à exprimer ses vrais besoins. Il vit une relation fusionnelle avec sa mère. C’est un être très sensible, qui se dévalorise beaucoup. Sa principale peur est la liberté, car il a peur d’abuser de celle-ci, s’il n’a pas de limites fixées.
Physiquement, il est souvent gros, rondelet et il en a honte. Ce corps physique prend beaucoup de place entraînant des maux de dos, de gorge, des problèmes respiratoires, cardiaques. Son rapport à l’alimentation est désordonné.
Pour avancer, il lui faudra identifier sa blessure et l’accepter ; reconnaître qu’il a eu honte de lui-même ; se pardonner et pardonner aux autres ; reconnaître ses besoins avant d’aider les autres et moins charger ses épaules.

LE MASQUE DU CONTRÔLANT/LA TRAHISON
Ce masque se développe lorsque le parent du sexe opposé dévalorise ou maltraite le parent du même sexe. L’enfant se sent trahi de ne pas recevoir l’attention tant désirée du parent du sexe opposé. Résultat : chaque fois qu’une promesse n’est pas tenue ou que sa confiance est trompée, le contrôlant se sent trahi. Il aime attirer l’attention et mise sur son apparence. Très exigeant avec lui-même, il ne supporte pas la lâcheté chez les autres. De forte personnalité, il veut toujours rallier les autres à son opinion. Il fait preuve d’impatience envers les gens plus lents que lui. Il cogite beaucoup désirant avoir le contrôle sur tout. Le contrôlant se confie peu et se met facilement en colère. De tendance lunatique, il est terrorisé par la dissociation.
Physiquement, il développera un corps qui démontre force et pouvoir (l’homme aura des épaules larges et la poitrine bombée, la femme sera plus large du bas que des épaules). Le regard sera intense et séducteur. Il sera sujet aux maux d’articulation et aux inflammations.
Pour se guérir et se libérer, il devra prendre conscience de sa blessure ; se pardonner et pardonner aux autres ; apprendre à ne plus se mettre en colère lorsque les choses ne se déroulent pas comme il l’entend ; réussir à lâcher-prise et à ne plus vouloir tout contrôler ; accepter de ne plus être le centre de l’attention et permettre aux autres de prendre leur place.

LE MASQUE DU RIGIDE/L’INJUSTICE
Cette blessure se creuse lorsque l’enfant vit sous le règne de parents froids, sévères et autoritaires. L’enfant trouve injuste le fait de ne pas pouvoir s’affirmer et s’exprimer. Surtout vis-à-vis du parent du même sexe. Il a des difficultés à s’exprimer et à être lui-même, fait barrage à ses émotions en faisant croire aux autres que rien ne peut l’atteindre. Il est en quête de justice. Perfectionniste, il se sent apprécié pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est. D’apparence optimiste, il craint l’autorité et préfère se débrouiller seul ayant du mal à demander de l’aide. La notion de bien et de mal (justice) est au cœur de son existence. Il se montre exigeant envers lui-même et se poste constamment dans l’action, pensant « mériter » tout ce qui lui arrive. C’est difficile pour lui de reconnaître ses limites. Il redoute la froideur. Physiquement, un corps droit, équilibré, bien proportionné. Épaules droites de la même largeur que les hanches (H). Il évite la prise de poids et manque de souplesse. Son regard est brillant, sa mâchoire serrée. Son cou est raide et son corps tendu, même au repos. Sujet aux inflammations, au burn-out et aux insomnies. Il a tendance à être constipé et sa peau, sèche, manque de souplesse.
Comme pour les autres blessures, pour se guérir, il devra prendre conscience de sa blessure, se la pardonner et pardonner aux autres ce qu’il leur reproche. Il devra aussi s’accorder le droit à l’erreur, être moins perfectionniste et ne pas se sentir affaibli s’il affiche sa sensibilité et ses émotions.

COMMENT PRENDRE SOIN DE SON ENFANT INTÉRIEUR ?

Pour en prendre soin, il faut d’abord reconnaître et ressentir sa présence en nous. La ressentir au point de ressentir ses souffrances, par exemple devant une situation nous mettant mal à l’aise, se poser des questions sur l’origine de cette réaction nocive, sa source, ce qu’elle nous rappelle. Il faut aussi accepter ces émotions blessantes pour pouvoir les transformer avec bienveillance ; saluer son enfant intérieur, chaque jour, lui parler, l’écouter et en cas de manifestation vive, lui demander son âge (indice sur la naissance et la place actuelle occupée par la blessure). Devenir le parent de notre enfant intérieur et le traiter comme jadis nous aurions aimé l’être. Rassurer cet enfant en le prenant dans nos bras pour lui dire que nous serons toujours présents pour lui et que désormais, il n’a plus rien à craindre, que nous veillons sur lui. Lui dire avec sincérité : « désormais, tu seras toujours protégé ; tu ne seras plus jamais abandonné ; tu ne seras plus jamais trahi, ni rejeté, ni humilié et tu ne seras plus jamais jugé. »
En résumé : l’adulte agit en parent aimant et bienveillant envers son enfant intérieur en intégrant les besoins de ce dernier.

Nina Buval, sophrologue. Martinique, rendez-vous au : 0696 046 674 Facebook




Développement personnel


Retrouvez votre webzine
sur l'APPLI Google Play
Téléchargez le Hors Série
Magazine PDF