Argent : dis-moi quelle est ton attitude, je te dirai si tu as un rapport pathologique !


Par La Rédaction | Le 29 Octobre 2016 | 0 commentaire(s)


Qu'il serve à assurer la sécurité du foyer, à profiter des plaisirs de la vie, à rendre libre... La relation avec l'argent est un langage qui parle symbolique de soi. Décodage !



© mariesacha
© mariesacha
Notre lien à l'argent est assez complexe. C'est un fait, qu'on soit une femme ou un homme, notre façon de dépenser notre tune n'a à vrai dire, rien à voir avec nos revenus. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est en rapport avec notre enfance. Quel rapport avaient nos parents (le modèle qu'on a eu, papa et/ou maman) avec leur argent ? Parce que ça a son importance ! Le constat est que si on a eu un ou des modèles qui n'avaient aucune gêne, un rapport normal à l'argent, on aura une attitude saine avec le flouze. Au contraire, s'ils ont vécu dans une relation de conflits avec l'argent (difficultés pour finir les fins de mois, dettes, pénurie, etc.) ou de prodigalité (générosité excessive), on aura tendance à imiter ou à rejeter fortement cette influence. La psychanalyste Marie-Claude François-Laugier en parle dans son livre " Comment régler ses comptes avec l'argent ” ; alors qu'on nous affuble d'être fourmi ou cigale, dans cet article, GK parlera des cinq profils qui montrent un rapport pathologique avec l'argent.

L'ACHETEUR COMPULSIF
Tant qu'il peut acheter, il achète parce qu'il en a besoin pour se sentir mieux, remédier à un manque, par exemple une dépression... Au fond, ce n'est pas l'achat de l'objet en lui-même qui le satisfait, mais bien la sensation forte. Cela lui permet de prendre du plaisir, ce qui explique qu'il perd le contrôle même s'il n'en a pas les moyens.

L'ANOREXIQUE FINANCIER
Voilà un ankylosé de l'argent. Au point que ça l'est que ce soit pour le gagner ou le dépenser. La preuve, il n'arrive pas à bien se vendre lors d'un entretien d'embauche et à réclamer un salaire, explique la psychologue.

L'AVARE
C'est simple, il reconnaît l'argent comme une partie intégrante de sa personne, puisqu'il représente sa force, sa puissance, son sang... Sa devise, plus l'argent fructifie, plus son " moi " prend du pouvoir. Donc, c'est un sacrilège de le mettre en circulation, de l’échanger avec les autres en particulier.

LE DÉBITEUR CHRONIQUE
C'est la prise de risque, la mise en danger qui est le moteur. Alors, il pourra par exemple, continuellement faire des emprunts pour assouvir ce besoin – cette forme de jouissance. Pire, il peut même se risquer à la faillite et cela se vérifie chez les joueurs invétérés.

LE PRODIGUE
Un vrai panier percé, il succombe aux dépenses qui dépassent la mesure même en dilapidant ce qui lui appartient ou pas. Il est dans l'excès, trop n'est jamais assez, mais pas que pour lui, c'est aussi le cas pour les autres, il aime donner (c'est plus qu'être généreux), il ne fait pas de distinction entre l'objet et lui. Le fait est que ça lui permet d'être apprécié, il associe ces actes d'achat comme une manière d'aimer et de l'être en retour.

Qu'on en ait beaucoup ou très peu, il n'est pas toujours facile de régler ses propres comptes avec le blé. Ainsi pour essayer de saisir ses rapports à l'argent, il faut rembobiner ses souvenirs (enfance, éducation). Mais là encore, attention aux généralités, il peut être nécessaire de prendre en compte d'autres éléments pour analyser nos attitudes vis-à-vis de l'argent.




Mieux-être