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Alizé Utteryn d'AlizéLavie


Par La Rédaction | Le 28 Septembre 2013 | Lu 1618 fois

Cette belle Guyanaise a relevé le défi de croire en ses rêves en les réalisant.
Elle nous prouve que si l'on croit en eux, sans écouter les objections des uns et des autres, que l'on peut réussir. Ne nous limitons pas, mais surpassons-nous !


Photographe : Gene Austin
Photographe : Gene Austin
Alizé, racontez-nous votre parcours ?

Titulaire d'un Master ressources humaines (RH). Avant d'atterrir aux USA, j'étais responsable RH/Paie en France et en République tchèque, en continuant une carrière de danseuse. J'ai pu concilier mes activités artistiques et professionnelles. J'ai adoré l'image paradoxale, le jour endosser l'image de la femme d'affaires occupant un poste à responsabilité " les ressources humaines dans une entreprise, une tâche pas facile " et dans le même temps se retrouver durant la nuit sur scène.

Vous avez un parcours inhabituel, comment passe-t-on danseuse professionnelle à la tête d'un magazine multiculturel bilingue à New-York ?

Je dirais, c'est plutôt le destin. Si l'on m'avait prédit un jour que je serais à la tête d'un magazine multiculturel bilingue à New-York, rédactrice de surcroît, je vous aurais dit impossible.
Car bien que j'aie fait des études littéraires, je n'ai jamais aimé écrire et maintenant, j'adore ce que je fais.
Parfois, je me demande comment c’est possible ?
Mon expérience personnelle m'a prouvé qu'il est vraiment important de rester fidèle à soi-même. Ne pas renoncer à ce qu'on aime, l'un n’empêche pas l'autre. D'ailleurs, mon parcours aux États-Unis le prouve. J’ai tout recommencé à zéro, reprenant les études (business management). Je me suis fait remarquer par un directeur d'agence de modèle, le commencement d’une carrière à l'âge de 33 ans.
Au fur et à mesure, j'ai gravi les échelons, de modèle, je suis passée manager d'une agence de modèle et événementiel, puis coordinatrice d’événement dans le domaine de la mode, chargée des Relations Publiques, journaliste internationale et rédactrice. Tout cela en moins de cinq ans, ce qui m'a amené à créer mon entreprise et mon propre magazine.

Magazine Alizé LaVie
Magazine Alizé LaVie
Comment vous vient l’idée de créer votre magazine AlizéLavie ?

L'idée de lancer mon magazine m'est venue à la suite d'un échec professionnel et une déception. Mon ancien employeur profitait davantage de mes idées et ne me donnait pas vraiment de crédit. J’ai claqué la porte et rebondi sur cette idée. Tant qu'à faire, si je devais travailler dure autant le faire pour moi. Je pense que j'étais arrivée à un tournant de ma vie où je désirais monter ma propre société et ne plus dépendre d'un patron
J’ai eu le courage de me lancer sans savoir ce que l'avenir me réservait et sans expérience dans le métier. 
C’était un pari fou, la première édition de mon magazine fut un réel succès, réalisée en deux mois. J'ai écrit en français, en anglais et traduit plus de 280 pages. 
Aujourd'hui, nous en sommes à quatre éditions. Cela représente toute ma fierté.

Comment faites-vous pour tous concilier, fondatrice d'AlizéLavie corporate, le magazine AlizéLavie, ambassadrice du réseau Outre-Mer à NYC ?

Pour vous dire la vérité, c'est très difficile. Je gère beaucoup de choses sur New-York voir l'ensemble des États-Unis (marketing, promotion, administration, interview, production, networking ...). Ce qui représente un travail colossal pour une seule personne.  Sans compter, la gestion du personnel dans différents pays. Je n'ai pas encore d'assistante et d'équipe en place, j'espère avoir le budget pour embaucher. Il m'est donc difficile de déléguer, mais les choses commencent à aller mieux. Je m'organise avec mon équipe de production basée à Paris qui me soutient énormément.

Je suis une battante donc le travail même s'il est lourd ne me fait pas peur. Et je suis convaincue que les choses vont s'améliorer très rapidement. Cela ne fait que huit mois d'activités et je trouve qu'on s'en sort pas mal pour des débutants.
 

Créer à New-York, est-ce que c'était un rêve, le rêve américain ?

Oui, depuis très jeune, c'était un rêve. Pas forcément de créer, mais de venir m'installer et vivre aux USA. Je me rappelle quand j'avais environ sept ans, je regardais la télévision émerveillée par les États-Unis en particulier New-York. J'ai toujours pensé que NYC était une ville magique et unique.
Et je me disais " un jour, je viendrais à New-York " pour accomplir mon rêve d'enfant, en grandissant, c'était plus qu'une évidence.

Êtes-vous une femme qui prouve qu'on peut tous réaliser ? 

Sans hésitation et en toute humilité, je dirais oui à 100 %. Avec de la volonté, persévérance, détermination et surtout de l'ambition rien n'est impossible dans la vie. Il suffit de croire en soi, il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Ayez le courage de faire ce qu'il vous plait et non pas ce que les autres voudraient que vous fassiez.
Prenez des risques, parce que si j'avais écouté tout le monde, je ne serais jamais parvenue au niveau où je suis et réalisé mes rêves. Restez toujours fidèle à vos convictions !

Quels sont vos futurs projets ?

Que mon entreprise AlizeLaVie Corporate dont mon magazine devienne la plus grande plateforme internationale de Médias et Évènementiel. Offrir des possibilités d'évolutions et d'embauches à des jeunes de l'Outre-mer. Avoir une chaine de télévision internationale ou un show télévisé. Enfin écrire un livre autobiographique relatant ma vie personnelle et mon parcours depuis mon arrivée aux USA.
Des projets très ambitieux, mais pas impossibles, car la motivation est là et les efforts seront mis en œuvre pour les atteindre.
Ma devise ne jamais se satisfaire et se limiter de peu. Placez la barre toujours haute. Surpassez-vous !

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui souhaitent vivre à New-York ?

Malgré mon parcours atypique réussi, il est important d'avoir un projet en tête. Ne tentez pas l'aventure, si vous n'avez rien de structurer, surtout sans papier, au risque d'être en situation illégale. S'il est vrai que les États-Unis font rêver d'ailleurs référer comme " le rêve américain " il peut se transformer en cauchemar.
Être étranger aux États-Unis n'est pas facile. Si vous rencontrez les mauvaises personnes et vivez sans-papier dans ce pays, c'est comme être dans une prison dorée.
Votre vie peut devenir misérable et vouée à la perdition, à mon avis, ça ne vaut pas le coup. 

Un dernier mot ?

Ne vous contentez pas de rêver, vivez vos rêves, vivez votre vie pleinement, on a qu'une vie ! " Live your life ".






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